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 Un intru au bal du roi

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Le roi de coeur
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MessageSujet: Un intru au bal du roi   Sam 3 Sep - 0:33

"Ahhh... Quelle belle fête…"

J’étais confortablement assis, en retrait, regardant la scène de loin, non pas, comme à l’habitude, en tant qu’acteur, mais bien en tant que spectateur. En effet, bien que l’un des fameux bals de mon château se passait juste devant mes yeux, je me contentais d’observer le tout de loin. La raison était simple : je n’étais pas ici pour m’amuser, mais bien pour travailler. Voilà cela quelque jour, j'avais commencer à rechercher de quatre gardes du corps, quatre vaillants guerriers pouvant servir le château de Carte. Ayant réalisé, depuis quelque temps, la situation dans laquelle je me situais, je m’étais rendu compte de la vulnérabilité du château, mais aussi de ma propre personne. Le monde se développait et, nous, on ne faisait que s’amuser. Je cherchais donc quatre autres fidèles serviteurs à ajouter aux quatre valets, qui se nommeraient les quatre as, et la tâche était loin d’être facile. J’avais réfléchi, durant deux longues journées, à un moyen de m’y prendre pour les trouver, sans résultat. Il faut être conscient de ma situation pour bien comprendre. Durant les cinq dernières années, j’étais passé d’un simple adolescent révolté à un roi influant, passant de zéro à milles sujets. J’avais donc dû rester dans ce bâtiment durant toutes ces années, trop occupé pour réellement m’ouvrir à ce qui se passait à Uneni. En même temps, même en restant au château, je n’avais eu l’opportunité de réellement connaître tout les habitants de celui-ci. La grande majorité ne datant que des deux dernières années, mes préoccupations ne me laissait pas autant de temps que j’aurais voulu pour socialiser. De plus, à ce que j’avais pu voir de ceux que je connaissais, aucuns puissants personnages dévoués au château ne semblaient coucher sous le toit de mon domaine. Alors, que pouvais-je faire? Comment pourrais-je trouver le diamant tant recherché dans cette marre de verre brisé?

J’étais donc venu à la seule conclusion valable : surement pas en restant cloitré dans ma chambre. C’est après deux jours de résonnement infructueux que j’avais recommencé à participer aux fameuses fêtes de Carte. L’idée était tout de même intéressante : s’asseoir et profiter de la musique tout en scrutant si quelques candidats potentiels se déhanchaient sur le plancher de dance. Bien entendu, j’avais peut d’espoir que cela fonctionne. Cependant, cela me donnait l’impression d’avancer, de quitter l’état de stagnation dans lequel je m’étais plongé et en plus… c’était agréable.

J’étais donc assis en retrais, une simple chemise et des pantalons en toiles sur le dos, quelque chose de confortable et de commun, pour me permettre de ne pas attirer l’attention malgré mon statut et d’observer facilement le tout de loin.

Cette soirée, en revanche, la musique eue raison de moi. Tout en voulant rester concentré, je m’étais laissé emporter par la musique, contemplant ainsi, non pas les gens, mais bien l’art qui les entouraient. C’est donc au son d’une valse que je commençai mon observation par le sol, magnifique damier de dalle. Palcon avait fait un travail formidable. Bien que seules les dalles noires fussent originales, elles semblaient aussi neuves que les blanches qui complétaient le tableau, lustrées, impeccables. Le noir et le blanc mettait intelligemment en valeur n’importe quoi. Que ce soi les musicien dirigés par Charles, tout proche du mur de droite, le buffet et les goinfres qui si empiffraient, sur le mur opposé, les danseurs se tenant juste au milieu ou encore les bavards, en répits, confortablement assis aux tables alignées sur le mur d’enceinte, devant l’un desquels j’étais assis, tous ressortaient magnifiquement bien.

Ensuite, je contemplais les murs, eux aussi œuvres d’art à part entière. Une gigantesque tapisserie occupait sur les quatre murs de la pièce qui, je le précise, est aussi haute que cinq étages. Sur celle-ci, on y retrouvait les représentations de divers objets, rappelant divers arts, sur fond rouge. Ainsi, on pouvait u retrouver, par exemple, un violon, une flûte, un pinceau, une toile, un gâteau ou encore une plume et de l’encre. C’était beau, c’était majestueux et sa représentait merveilleusement bien les valeurs du château de Carte.

Déjà en pleine contemplation, mon état d’extase atteignît son coïte lorsque mes yeux se posèrent sur le gigantesque lustre de diamant, contenant je ne sais combien de chandelles. Le souffle coupé, je regardais le luminaire empli de fierté et ce même si je le voyais pour la centième fois. La musique, l’ambiance, mon état d’esprit et la beauté de la salle se mélangeait avait une harmonie en m’en faire perdre la tête.
Puis, la « visite » terminée, je retombai brutalement à la réalité : je n’étais pas là pour admirer les alentours, mais bien pour les analyser. À la limite, je pouvais admirer les danseurs, mais regarder les murs était une complète perte de temps et le temps… j’en avais grandement de besoin. À mon sens, j’avais déjà une longueur de retard sur le monde entier. Ainsi, un tel écart de conduite avait de quoi était condamnable. J’aimais m’amuser, j’étais né pour ça, mais si je ne faisais pas ce pourquoi j’avais pris place ici, je pourrais bientôt dire à dieu à cette vie de rêve.

Je repris donc mes « recherches », quelque peu las, espérant, intérieurement, que quelque chose d’intéressant arrive, qui me permette de faire n’importe quoi de réellement utile. Au point où j’en étais, je ne voulais me l’avouer, mais je me foutais pas mal de trouver ou non un des as durant la soirée : je voulais juste avancer dans la résolution d’un des nombreux problèmes avec lesquels je jonglais ces dernières semaines, peu importe lequel.

Mais ils étaient tous, sans exceptions, des défis de taille.

[11+4 -1(foule(figurant)) -1(salle de bal(description)) -1(valse(description)) =12]


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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 4 Sep - 11:49

    Sakura arriva avec toute la compagnie Sang de Loup au chateau de Carte dans la matinée, dans l’après midi de la même journée, la troupe donneraient un spectacle près du chateau. Ils obtinrent un grand succès et pour une fois pas mal d’argent.

    La demoiselle après avoir effectué son numéro alla voir grand-mère, celle-ci avait besoin de quelqu'un pour porter les paquets dans lesquels se trouvaient les chapeaux qu'elle avait confectionné pour une dame travaillant au château. Elles y allèrent donc et le reste de l'après midi passa à une vitesse folle. La dame les informa que le soir même il y aurait un bal oragnisé au château comme tous les soirs d'ailleurs. Sakura assise dans un fauteuil, reposa sa tasse de thé. Un bal? Elle n'avait pas rêvée ce mot et pour s'en assurer, elle demanda à l'employée de lui redire ce qu'elle venait de dire et non, la jeune femme n'avait pas rêvé. Il y aurait bien un bal donné au château. Elle aimerait tellement y aller et pourquoi pas? Après tout, la compagnie ne devait repartir que le surlendemain. Elle redonnerait un spectacle au chateau le lendemain car avec la soirée, nombreux invités resteraient surement sur place et ils gagneraient d'avantage d'argent. C'était donc décidé, elle reviendrait au chateau pour le bal.

    Le soir venu, elle partit sur la pointe des pieds, laissant derrière elle le char mécanique et ses habitants. Elle était décidée à participer à son tout premier bal, elle allait donc tout doucement vers le château avec sa robe sur elle. Elle était sublime, ses longs cheveux noirs étaient détachés, sa robe flottait au vent et elle avançaient doucement dans la nuit noire.

    Elle passa sans trop de problème la grande porte et finit par arrivée dans la salle de bal, c’était un endroit splendide, de grandes lumières au plafond, une tapisserie qui recouvrait les quatre murs.

    La jeune femme parcourait la salle à la recherche d’un compagnon de danse, mais … personne. Elle se décida donc à danser toute seule pour le moment.


[ce à quoi elle ressemble dans sa robe: ]
Spoiler:
 

[51+ 4 - 2(information mineure : spectacle) - 2 (information mineure : argent collecté) -2 (personnage semi-figurant) = 49]
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Le roi de coeur
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Lun 5 Sep - 16:22

Je ne la remarquai même pas lorsqu’elle entra. Bien qu’elle fût magnifique et que le rouge de sa robe avait de quoi attirer l’œil, peu de gens accorda une réelle attention à son entrée. Elle pouvait bien être une simple danseuse ayant voulu prendre l’air quelque instant. Si la théorie, qui était fort probable, s’avérait vrai, il n’y avait aucune raison de détourner la tête vers elle. Donc, peu remarqua son entrée. Mais elle ne resta pas inaperçue longtemps.

C’est en voyant lentement quelques têtes se tournées que je la remarquai moi même. En effet, parmi tous les danseurs, c’était elle qui semblait attirer soudainement particulièrement l’attention. Par sa grâce, son aise, elle ressortait magnifiquement de tous les autres danseurs. Cela me prit un moment pour reconnaître la danseuse en question. Dans cette magnifique robe, avec cette apparence soignée, elle semblait en effet être une toute autre personne. Je la reconnu cependant. C’était l’un des membres de la fameuse troupe qui s’était arrêté tout prêt du château. Leur représentation avait été chaudement reçu et je dois dire que j’avais moi même trouvé cet élan de fraicheur artistique particulièrement agréable. La femme en question était la danseuse du groupe. Ce qui expliquait d’ailleurs son talent.

Et qui voulait dire qu’elle ne faisait pas partie des habitants du château.

Le sourire en coin, je la regardai danser seule un bon moment tout en savourant l’ironie de la situation. Mon vœu avait été exaucé, on me donnait une occasion de progresser dans l’un des problèmes du château. Ce problème, je l’avais réalisé à peu prêt en même temps que j’avais réalisé l’absence de discipline de mes propres sujets. En effet, sans jamais l’avoir vu de mes yeux, je m’étais rendu compte de la brèche dans le système du château. Celui-ci n’utilisait pas d’argent, et était une espèce d’échange de services entre les sujets. Ainsi, tout le monde faisait son travail et profitait de celui des autres. En même temps, cela n’empêchait pas à des intrus de profiter des services sans pour autant fournir eu même de l’aide au château. Si un sujet pouvait venir profiter du buffet et de la musique du bal sans payer un sous, pourquoi un parfais inconnu ne le pourrais pas? Pour la première fois, j’avais une preuve de cette théorie.

Je me décidai donc à avancer vers elle, dans une démarche déterminé, mais non brusque. Je ne pouvais effacer le sourire en coin découlant de la satisfaction de progresser dans la résolution de ce problème. En revanche, devant le sérieux de la problématique, et l’affront que représentait l’action de la danseuse, mes yeux et le reste de mon expression faciale trahissait un certain professionnalisme, tel un espion n’étant pas la pour s’amuser, mais bien pour travailler. Cependant, avec la contradiction de mes deux émotions, mon expression faciale pourtant si franche était bien dure à interpréter. Ajouter à ça le brin de galanterie qui était d’office lorsqu’on demandait à une partenaire de nous joindre à elle, le fond de ma pensée était définitivement presque indéchiffrable.

J’étais donc rendu devant la dame et, attendant le moment propice, je lui dis, sur un ton reflétant mon habitude à une telle chose :

"Puis-je avoir l’honneur de me joindre à vous?"

La main tendue pour confirmer la proposition, j’attendais poliment d’avoir la réponse à ma demande. Si elle acceptait, je devais faire mon possible pour la suivre, tout en ne faisant rien de bien éclatant dans mes pas de danse. Le maximum pour ne pas me faire rejeter mais aussi le minimum pour ne pas me faire remarquer. Rien d’extraordinaire dans la danse, mais assez pour être digne de partager ces pas avec cette talentueuse femme.

Pour l’instant d’ailleurs, mon accoutrement semblait attirer les autres fêtards sur une fausse piste. Je ne sentais sur moi aucun regard me reconnaissant. Je ne savais pas pour combien de temps cela durerait, mais pour l’instant j’en étais bien satisfait.

[12 +4 -1(réaction des fêtards (figurant)) -15]
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Mer 7 Sep - 13:26

-Comment-ça je ne peux pas voir le roi de cœur?

-Comme je vous le dis, sa majesté est occupée et a expressément ordonné de ne le déranger sous aucun prétexte.

Voilà qui était ennuyeux pour Noctus, tant que le garde ne le laissait pas entrer, il ne pourrait pas voir le roi et l’entretenir de son problème, car si la méthode utopique de ce royaume de faire du commerce fonctionnait dans les frontières, il était vraiment certain que ce serait risible pour les échanges internationaux, la preuve, il était le premier marchand venu d’Uneno et il avait déjà à apporter des améliorations au système du roi. Quoique son âme d’artiste et de penseur approuvait complétement ce partage des richesses.

Pensez-vous, avec ça, égalité et justice se tenaient main dans la main, en échange d’un service, tu en reçois un autre. Mais ce système était de par trop précoce, il faudrait attendre une évolution des mentalités. Que chacun éprouve le désir de travailler pour son prochain et non pour lui-même uniquement. Ça et une généralisation de cet état d’esprit, parce que, utopie ou pas, ce ne sera pas ce troc qui lui permettra de survivre à Uneno
.

-….a va?

-Je vous demande pardon?

-Je vous demandais si vous étiez sûr que ça va.

-Euh oui, bien sûr. Je me prends à rêver de temps en temps.

-Voilà qui me rassure.

De la musique résonnait dans le couloir. Plutôt nuancée, un brin envolée, vivace et cascadante, une mélodie entraînante. Noctus secoua sa tête, il avait une mission que diable! Le soldat semblait lui aussi intéressé par cette musique.

-Dîtes-moi mon brave, quel est donc cet air entraînant.

-Oh ça! Ce n’est qu’un bal.

La déception se sentait dans ses paroles.

-Une soirée privée?

-Oh non! Tous ses sujets peuvent y aller…

-Alors pourquoi ne vous amusez vous pas avec les autres?

-Il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour garder le château! Et puis c’est pas mon truc, moi, la danse, vous savez!

-Je me rappelle d’une fois, quand je n’étais pas encore adulte, je devais me rendre à un bal, rien de ce genre, bien sûr, mais j’avais eu moi aussi peur du ridicule, mais au final c,est un moment que je ne regrette pas.

-Écoutez que je veuille ou non, ne changera rien, il n’y a personne pour prendre ma place, donc je suis coincé ici!

-Ben peut-être que… Non, oubliez ça! C’est stupide de toute façon!

-Quoi?

-Non, non, vous allez vous moquer de moi! C’est vraiment stupide!

-Mais non, allez dis-le!

-Promis, juré?

-Promis juré craché maintenant dis-moi!

-JAITOUJOURSRÉVÉDETREUNSOLDATETSIVOUSVOULEZALLERAUBALJEPEUXPRENDREVOTREPLACE!

-Quoi?

-Je… Je peux vous remplacer… si… si vous voulez?

-Non mais ça ne va pas non!

Noctus détourna le dos et traîna les pieds en direction de la musique.

-Je... Je comprends, excusez-moi de vous avoir ennuyé durant votre service.

‘3,2,1…’

-Attends!
***
Noctus errait dans le palais, cela faisait un long moment qu’il tournait en rond maintenant.

-Je suis sûr d’être déjà passé devant.

En tout cas, il n’avait vu nulle trace de roi dans tout l’étage. Et on osait appeler ça l’aile du roi. L’aile des trous et des courants d’air oui! Il comprenait maintenant pourquoi il fallait une invitation pour entrer dans cette aile. Parce que cet endroit était miteux comparée à l’étage du bas, il y avait même des pièces où murs et plafonds manquaient!

-Je pense que je n’ai plus qu’à l’attendre dans sa chambre.

Seulement, il n’était pas assez patient pour ça.

-Changement de plan, allons vor ce bal.

Il suivit l’écho de la musique pour déboucher sur un balcon. Celui-ci avait lui aussi était décoré en damier, mais en plus, le garde-fou était en marbre incrusté de pierres précieuses.

-Je crois bien que je me suis perdu là!

Il arrivait à peine à entendre sa voix avec la musique qui parvenait d’en dessous. Néanmoins, il pût voir que le sol qui à première vue était fait d’un damier noir et blanc semblait composé en profondeur d’une mosaïque dont il ne parvenait pas à distinguer les détails.

-Bah j’y réfléchirai plus tard.

S’allongeant sur un triclinium, il puisa dans une corbeille de fruits, taillée dans de l’or et sertie de diamant.

-Et maman qui ne veut pas que je mange trop riche!

-Vous n’avez rien à faire ici!

Se redressant soudainement, il chercha des yeux celui qui lui parlait, mais il se rendit bien vite compte qu’il était seul.

-Comme lors de cette messe!

-Vous n’êtes pas un de mes sujets!

Le roi de cœur! Il entendait le roi de cœur! Ce qui signifiait que celui-ci se trouvait au milieu des danseurs.

N’ayant rien de mieux à faire, il se concentra sur les gens en bas essayant de repérer les deux personnes qui n’avaient rien à faire dans ce bal!


[37+4 -2 [soldat]-1 [description de la musique] -4[secteur etage du roi]=34]

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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Jeu 8 Sep - 17:04

    Personne ne la remarqua lorsqu’elle entra et elle en était assez heureuse à vrai dire. Elle avait eu peur d’être reconnu et chassée du château mais au contraire, tout le monde était entrain de danser ou bien de festoyer et de parler. Des gardes faisaient des rondes pour la sécurité de tous et cela, la demoiselle appréciait grandement.

    C’était tout de même avec appréhension qu’elle s’était mise à danser, quelqu’un dansant tout seul, cela se voit assez vite bien qu’elle ait l’habitude de danser seule. Mais il faut dire qu’il y a une grande différence entre les danses qu’elle effectuait pour la troupe et les musique du bal. On prenait toujours des musiques où il n’y a pas besoin d’être plusieurs.

    Après quelques danses, les regards s’étaient posés sur elle, elle avait même entendu dire une femme qu’elle dansait très bien mais qu’elle ne l’avait jamais vu. Un homme à la fin d’une musique et au début d’une nouvelle se présenta à elle, le visage rempli de diverses émotions, il lui proposa de danser.


    « Je serais enchantée sir de danser avec vous, je cherchais justement un cavalier. »

    Sakura posa sa main délicatement sur celle du jeune homme. Elle l’avait déjà vu quelque part mais ne savait pas où, elle avait beau chercher, elle ne voyait pas. Elle se laissait guider par son cavalier, c’était un bon danseur, il n’y avait pas à dire. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’il l’égalait mais il ne se défendait pas mal. Nombreuses personnes s’arrêtèrent de danser pour les regarder.

    Rien ne semblait pouvoir arrêter ce doux rêve, elle se trouvait en compagnie d’un homme charmant, qui savait danser et surtout qui était galant. Ils ne s’arrêtaient plus de danser. Au bout d’un moment, la demoiselle commença à fatiguer et au creux de l’oreille de son compagnon de danse, elle proposa : ndigo]« Et si nous nous arrêtions un peu, j’ai besoin de prendre l’air, je ne me sens pas très bien. »

    [i]Elle attendit une réponse de la part du jeune homme puis s’éclipsa, allait-il la suivre, elle l’espérait ne sachant toujours pas qui il était mais bon, il avait peut être d’autres obligations qui l’obligeait à rester dans la salle de bal.


[49 +4 - 1 (figurant qui parle)= 52 ]


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Le roi de coeur
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Ven 9 Sep - 21:15

[À ce que j'ai compris, Noctus, les paroles que tu as cité venait de mes pensées, et non de ma bouche? Oh et, aussi, c'est UnenI et non UneninO. Razz je te le dis car c'est une erreur récurante]

Je savais danser, ça, il n’y avait aucun doute. Après les cinq années durant lesquelles j’avais fêté, au mieux, à chaque soir, au pire, un soir sur deux, je m’étais grandement développé dans la pratique de cet art. J’avais rapidement dépassé le niveau de mes débuts. Un niveau qui, si on avait à y mettre un chiffre, pouvait être associé, sans exagérer, au fameux zéro. Si cette amélioration avait quelque chose de plaisant, elle n’avait été, jusqu’ici, d’aucune réelle utilité. Je fus donc bien heureux d’y trouver une application « politique ».

La fameuse danseuse en question accepta ma demande et ne semblait pas le regretter. En effet, cela pris un bon moment avant qu’elle en a assez. J’aurais donc dû, techniquement, avoir amplement de temps pour faire une entrée en matière, parlé de sa présence, des règles du château. Je préférai cependant observer ma partenaire. En fait, je testais sa souplesse, son habileté, son agilité. Tout ça en l’amenant à faire de difficile mouvement discrètement dans la danse. Je voulais juger la capacité de cette femme. À force de ne penser qu’à mes quatre as, je voulais savoir si la grâce de cette femme pourrait lui être utile avec une arme dans les mains. L’examen se solda malheureusement par un échec. Soit je ne savais remarquer de réel talent de combat, ce qui était très probable, soit ce surprenant personnage ne pouvait déployer sa superbe ailleurs que sur un planché de danse. Cela se vit surement dans mes yeux : un peu de lassitude, un sentiment de déception. Je me trouvai aussi assez stupide. J’avais cédé à une pulsion qui n’avait aucun avenir. J’avais passé tant de temps -deux jours complets à penser sur un même sujet, c’est comparable à une éternité- à chercher un guerrier que j’avais maintenant que ce désir en tête. Mon découragement atteint son sommet lorsque la femme en question dit, juste au moment où j’allais commencer la fameuse discutions :

« Et si nous nous arrêtions un peu, j’ai besoin de prendre l’air, je ne me sens pas très bien. »

Je la regardai partir, une surprise clairement visible sur mon visage. Puis, évidemment, je la suivis. D’un coté, cette décision de sa part tombait bien. Les gens commençaient à me reconnaître, je le sentais. On me regardait de plus en plus intensément. Je pris donc la poudre d’escampette le plus rapidement possible, tout en gardant une démarche « naturelle et calme ».

Arrivé dehors, je passai devant Lis. Lis était un chasseur travaillant pour le château, blond, grand, assez costaux. Avec la certaine confiance qu’il m’inspirait, je lui avais ordonné, depuis ma crainte vis à vis de la vulnérabilité du château, de servir de garde. Ils étaient une poignée à avoir telle mission. Il n’était donc pas un soldat à proprement parler. Il était plutôt… un garde provisoire. Lorsque l’idée m’était venue, je l’avais tout de suite aimée. Le château manquait de protection et cela permettait de filtrer quelque peu les visiteurs un peu trop opportunistes. Bien entendu, il était dur de connaître tous les habitants du château et donc de reconnaitre un intrus, faille que la demoiselle que je suivais avait surement dû profiter, mais c’était mieux que rien. En plus, cela habituait quelque de mes hommes à occuper un tel poste. Après tout, c’est en forgeant qu’on devient forgerons! Ce devrait être la même chose pour ce qui est du métier de garde. Enfin… c’était ce que je pensais…

Je passai donc à coté de l’homme armé que d’une seule épée et je me précipitai vers ma compagne de bal, encore proche. C’est à peu prêt à ce moment que le Lis en question s’écria :

« S…sir? Est-ce bien vous? »

Je m’arrêtai aussitôt. Sur mon visage, on pouvait voir deux yeux ronds, grands ouverts, formant une expression assez comique. Comme un enfant surpris sur le fait, j’étais immobile, n’osant réagir. C’était maintenant fait, la dame savait à coup sûr qui j’étais.

Je me retournai lentement, le visage interrogateur, mais calme. En fait, il n’y avait aucune colère, aucun énervement dans celui-ci et, à vrai dire, je ne cachais rien. Ce n’était pas de sa faute et il n’y avait rien de terrible dans le geste, pourquoi s’en offusquer? Disons qu’il… tombait juste mal.

C’est une fois retourné que le garde provisoire enchaina, comme si le fait de voir mon visage avait confirmé son hypothèse.

« Ah oui, c’est vous. En fait, je voulais vous dire que je viens juste de rencontrer un homme voulant vous parler. J’ai voulu l’empêcher d’entrer, car j’avais bien vu qu’il n’était pas d’ici, mais il m’a filler entre les doigts. »

La main pointant vers le bal battant son plein derrière lui, je répondis, sur un ton évoquant toute mon interrogation, mais qui n’en était pas moins calme.

« Et vous ne l’avez pas suivit? »

« Et bien eu… je ne voulais pas quitter mon poste et, en fait… je ne savais pas quoi faire et… »

Le soldat néophyte, décontenancé, se gratta la tête tout en bredouillant ses paroles. C’est dans de tel moment qu’on voit l’importance d’avoir des gens connaissant bien leur métier. Il n’y avait que peu d’occasions qui arrivaient dans lesquelles cet homme pouvaient réellement être utiles .Qu’il ne soit pas au poste un moment ne changerait, en fait, pas grand chose. Il était donc évident que de partir à la poursuite de l’intrus était la meilleure idée. Idée n’ayant malgré cela pas passé par la tête de ce cher Lis, apparemment.

« J’y vais... »

Sans que j’aye à répondre ou à tout simplement réagir, le garde s’enfonça dans la foule occupant le château. Il était arrivé aux conclusions tout seul…

Le problème réglé, je me retournai vers celle dont je doutais la proximité. Une telle scène avait de quoi attirée l’attention et je n’aurais été surpris qu’elle soit encore là. N’ayant plus à cacher mon identité, je pu rapidement me lancer dans le sujet tant recherché. Je me parai en même temps de l’un de mes plus beaux sourires. En fait, je riais moi même du ridicule de ma situation. Le voile était levé et, bien loin de m’en faire, je trouvai juste le tout bien comique. Je m’approchais amicalement d’elle, ne changeant rien dans ma gestuelle maintenant qu’elle connaissait mon statut. En fait, je dis que je m’approchais d’elle, mais ce n’était, pour l’instant, qu’une supposition : je regardai par terre, les mains dans le dos, sortant d’une discutions pour m’introduire dans une autre.

« Vous avez un réel talent en danse, vous le savez? Vous êtes une danseuse comme on en voit rarement. Ce fut avec un réel bonheur que j’ai partagé ces pas avec vous. »

Je m’arrêtai un moment, prenant le temps de remplir mes poumons de l’air extérieur, pratique chérie de ceux sachant profiter de toute manifestation de la beauté de la vie.

« Un bonheur d’autant plus grand lorsqu’on sait quel métier vous pratiqué. Vous êtes danseuse professionnelle, n’est-ce pas? Je dirais même que je vous ai vu plutôt dans la journée. Un membre de la compagnie Sang de loup, si je ne m’abuse? »

[15 +4 -10 (compétence en danse(capacité))- 4(Lis(personnage non joueur))-1 (regard des gens (description))= 4]
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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 11 Sep - 6:16

Sakura était sortie assez rapidement sans demander son reste, danser, cela n’avait aucun problème même si elle devait avoir un compagnon mais que tout le monde ou presque vous regarde intrigués, cela, elle n’y était pas préparée. Ce n’était pas le même regard que ceux qu’elle voyait durant la journée lorsqu’elle dansait pour la compagnie. Là, c’était tout autre chose, c’était comme s’ils essayaient de la percer, de savoir qui elle était et d’où elle venait car ils ne l’avaient jamais vu. Et cela l’avait étouffée.

Elle marchait dans la nuit sur l’herbe quand elle entendit quelqu’un parler de « sir ». La jeune femme s’arrêta net et se retourna pour regarder la scène. L’homme avec qui elle avait dansé était celui qui dirigeait le château. Mais oui, voilà où elle l’avait vu. Plutôt dans la journée, lorsqu’ils avaient donnés leur représentation, elle avait du le voir et son visage était resté ancré dans sa tête sans savoir de qui il s’agissait réellement.

Le compagnon de danse s’approcha d’elle pour lui parler. Il la complimenta sur sa manière de danser, cela lui faisait plaisir mais le bonheur fut de courte durée, il l’avait percée à jour et savait qui elle était, du moins qu’elle métier elle faisait.

Sakura ne savait pas quoi faire, mais elle devait s’expliquer.


« Veuillez m’excusez lord de m’être introduite dans votre château, je sais que je n’aurais pas du le faire sans être invitée à votre bal mais j’ai appris en fin d’après midi que vous donniez un bal et je n’ai pas pu résister à l’envie de participer à mon premier bal…. »

Elle ne savait pas si elle devait continuer car il ne la croirait certainement pas, il penserait qu’elle essaye de se justifier en inventant un bobard, mais il fallait tenter le tout pour le tout.

« Vous ne me croirez pas mais tant pis, voyez vous, je viens d’une famille d’aristocrate, toute ma famille est morte alors que je n’étais qu’un bébé, j’ai été élevée dans un orphelinat, mais j’ai du partir car on en voulait à ma vie. Je me suis fait engagée dans la troupe pour fuir. Mais cette robe de bal, et ce pendentif viennent tous deux de ma mère, cela prouve que je fais partie d’une famille noble dont je cherche désespérément un indice pour savoir d’où je viens car j’étais trop jeune, je n’ai pas eu le temps de me faire des souvenirs. Mais je comprends très bien que je n’ai rien à faire ici, ce n’est pas la peine d’appeler vos gardes, je vais rentrer. Je crois que je ne trouverais pas ma place en ce lieu. »

Sur ce, elle adressa un au revoir en faisant une révérence mais elle espérait qu’il la retienne, qu’il la ramène contre lui. Elle ne savait pas ce qu’était ce sentiment de bien être qu’elle avait éprouvé près de lui pendant qu’ils dansaient. Mais une chose était sure, elle ne voulait pas que sa soirée se termine de cette manière.

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Le roi de coeur
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 11 Sep - 20:08

[Après une courte hésitation, j'ai finalement décidé de répondre tout de suite. Je ne peux répondre à chaque jour et j'en est profité. De toute façon, Noctus, tu es encore loin, et le temps que tu puisse intéragir avec nous, nos personnage on bien évidemment le temps d'échanger quelque mots!]

Il n’y avait pas à dire, la femme était sur ses gardes. À peine lui avais-je fait comprendre que je savais qui elle était, que déjà elle se lançait dans ses explications. Elle était volubile quand elle le voulait, en tout cas. Une si longue explication dans une situation comme cela, il fallait soit ne pas savoir comment agir en présence d’un roi, soit ne pas réaliser devant qui on était. Je pariai sur la deuxième possibilité. C’était souvent l’effet que je faisais à ceux qui m’entouraient. Mon franc parlé et ma joie de vivre me rapprochait de mes sujets, chose dont je ne m’étais jamais plaint. Bien que, d’un autre coté, depuis quelque temps, j’aurais préféré être craint par certains. Cela m’aurais peut être empêché de devoir mettre sur pieds des exécutions...

Mais là n’était pas la question. J’étais présentement afféré à m’occuper d’un tout autre problème. La femme s’était donc lâché et avait tout justifié son geste en ces mots:

« Veuillez m’excusez lord de m’être introduite dans votre château, je sais que je n’aurais pas du le faire sans être invitée à votre bal mais j’ai appris en fin d’après midi que vous donniez un bal et je n’ai pas pu résister à l’envie de participer à mon premier bal…. Vous ne me croirez pas mais tant pis, voyez vous, je viens d’une famille d’aristocrate, toute ma famille est morte alors que je n’étais qu’un bébé, j’ai été élevée dans un orphelinat, mais j’ai du partir car on en voulait à ma vie. Je me suis fait engagée dans la troupe pour fuir. Mais cette robe de bal, et ce pendentif viennent tous deux de ma mère, cela prouve que je fais partie d’une famille noble dont je cherche désespérément un indice pour savoir d’où je viens car j’étais trop jeune, je n’ai pas eu le temps de me faire des souvenirs. Mais je comprends très bien que je n’ai rien à faire ici, ce n’est pas la peine d’appeler vos gardes, je vais rentrer. Je crois que je ne trouverais pas ma place en ce lieu. »

À la mention de mes gardes, je ne pus réprimer un sourire amusé. Jamais je n’avais fait preuve d’une telle brusquerie en tant que roi. En plus, mes gardes n’étaient pas vraiment ce que j’appelais intimidants pour l’instant, n’étant même pas habitué à occuper un tel poste. Non, jamais je n’avais pensé la chasser hors du château. En revanche, je ne pouvais la laisser partir ainsi. Il fallait que je m’assure qu’elle ait bien compris et qu’elle ne refasse plus le geste. Dans le cas contraire, toute cette discussion aurait été plus qu’inutile. Je fis le tout avec un sourire, comme un père expliquant l’une des règles de la maison à son enfant. La danseuse ne m’inspirait aucune colère. Un peu d’amusement, peut être, mais je n’avais, jusqu’ici, pas vraiment été offusqué profondément. Elle n’était qu’une simple opportuniste ayant cédée à une pulsion. Comment pouvais-je la condamner sans faire preuve d’une immense hypocrisie? J’avançai donc lentement vers elle et lui pris doucement la main pour la retenir.

« Que votre action soit noble, égoïste, dégoutante ou héroïque, cela n’a aucune importance. Dès l’instant où je vous ai vu, que j’ai compris votre action, je ne vous ai pas perçu comme une personne malsaine. Vous n’étiez qu’un autre de ces humains qui n’est pas encore adapté à cette vague de passion, de liberté. La plupart des gens ne font que commencer à réellement vivre leur rêve et beaucoup ne savent quand s’arrêtez. Au fond, cela n’est-il pas normal? Ce n’est donc pas une question de mauvaise ou de bonne action. En fait, c’est que je ne peux tout simplement pas vous laisser continuer ainsi. Que cela me plaise ou non, je devais vous arrêter dans votre geste. Pourquoi? Parce que, si je ne le faisais pas, je laissais lentement mon propre domaine, mon propre plaisir, s’effondré une brique à la fois. Vous l’avez testé vous même, il est bien facile de profiter du château. Sans coût, sans argent, tout est basé sur l’échange de service. Ainsi, chaque sujet fait sa tâche et profite de celle des autres. Aussi beau que ce concept peut sembler, il reste très fragile. Qu’arrive-t-il si l’un des sujets ne travail pas? Qu’arrive-t-il si des intrus, comme vous, profitent du travail des autres sans participer à ce grand échange? La réponse est simple : le système ne fonctionne plus et s’effondre. Bien que je vous aime bien, je ne laisserai le système que j’aime tant s’effondrer pour rien au monde. »

Je pris une pause, avant d’ajouter, sur un ton plus familier, comparable à celui de la confidence.

« Si ce n’aurait été que de la danse, j’aurais pu vous laissez faire. Ne distrayez pas vous même les autres convives en déployant vos magnifiques talents dans cette salle? Cependant, qu’est-ce qui me dit que vous ne profiterez pas du buffet, que vous n’irez pas fumer les provisions de fleur du plaisir du château, que vous ne lirez pas nos livres ou que, une fois la soirée fini, vous n’irez pas vous coucher dans l’une de nos chambres? Rien. Rien ne vous empêche de faire tout cela. Bien que vous dansiez très bien, le seul fait de vous voir à chaque soir ne peut compenser pour tout ce que vous pourriez faire ensuite. C’est donc pour ça que je ne peux vous laissez faire. Vous avez, au final, deux choix : devenir un sujet du château ou vous abstenir de participer aux soirées de bal. Je ne suis pas fou, chère amie, et je sais bien que la deuxième proposition risque d’être votre choix. Vous semblez bien heureuse avec votre troupe et vous ne lâcherez surement pas cette derrière pour quelque valses! »

Je lui fis un triste sourire, lâcha sa main et commençai à retourner au château. Puis, alors que j’étais encore dos à elle, je dis, par dessus mon épaule.

« Mais je ne vous empêche pas de finir la soirée que vous avez déjà entamée. De toute façon, je suis votre cavalier, et j’aurais un œil sur vous toute la soirée. »

Lui jetant un regard complice par dessus mon épaule, je continuai ensuite ma marche. Je m’attendais, bien évidemment, à ce que la femme me suive.

« Au fait, quel est votre nom ? »

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Dernière édition par Le roi de coeur le Sam 15 Oct - 22:06, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Mar 13 Sep - 17:31

Sakura allait s’en aller quand le dirigeant du château la rattrapa par la voix.

* Peu importe ma raison de m’être introduite dans ce lieu, cela est assez étrange de la part d’un homme qui doit protéger son territoire de toute menace extérieure.*

L’homme expliqua sa pensée, le système du château était fragile car il était basé sur l’échange des services. Et elle, était un peu le vent qui souffle dans un pièce où un homme fait la construction d’un château de carte, il risque à tout moment de s’écrouler si le vent se met à souffler trop fort. Et cela, la demoiselle le comprenait parfaitement, si elle avait été à sa place, elle ferait certainement de même.

Son compagnon de danse recommença à parler mais d’une voix plus douce et plus discrète. Il lui posa diverses questions puis lui lâcha la main et se retourna pour rentrer dans le château. Sakura prit sa main et la posa machinalement à son cœur, le regard baissé. Elle ne pouvait plus bouger, il lui avait posé un ultimatum comme on dit: rester avec lui pour danser où repartir avec sa troupe. Il lui demanda son nom, du moins, c’est ce que Sakura avait cru comprendre comme dernière question mais son esprit était embuée, elle ne pouvait plus parler ni même faire un seul geste.

Elle finit par déclarer :


« Rien ne peut vous assurer que je ne ferais pas ce que vous redoutez mais sachez que ce soir j’ai déjà dîner avec la troupe, par conséquent, je ne toucherais pas au buffet, je ne fume pas non plus et pour ce qui est de dormir au château. Il est vrai que je rêve d’une nuit de princesse mais si on ne me voit pas demain matin pour le petit déjeuner, la troupe risque de s’inquiéter. Mais je comprends votre position… Mais voyez-vous, je n’arrive pas à me décider, il est vrai que la troupe d’artiste me tient à cœur car elle est un peu une troisième famille pour moi mais j’apprécie votre présence à mes côtés et ne saurait m’en passer. »

Sakura se retourna et posa ses mains sur ses yeux, que devait-elle faire? Rentrer pour ne pas être trop fatiguée le lendemain et perdre une chance peut être sa dernière de valser avec un charmant jeune homme ou bien rester près de ce mystérieux homme qui l’attirait et risquer de rater son numéro du lendemain.

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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Ven 28 Oct - 18:06

J’arrêtai net. Pour la deuxième fois cette soirée, sans prévenir, je restai immobile, le pied levé, comme arrêté en plein élan. Sa réponse m’avait pris de court. J’avais proposé à cette femme de devenir un autre sujet du château sans réel espoir. Si cela me ferai un grand plaisir d’agrandir les participants de mon grand rêve, j’étais persuadé qu’elle ne voudrait pas quitter sa troupe. C’était plutôt pour servir d’explication que j’avais posé cette question. Malgré tout, elle l’avait vraisemblablement considérée sérieusement. Elle l’avait clairement dit :

« Mais voyez-vous, je n’arrive pas à me décider, il est vrai que la troupe d’artiste me tient à cœur car elle est un peu une troisième famille pour moi mais j’apprécie votre présence à mes côtés et ne saurait m’en passer. »

« Mais voyez vous, je n’arrive pas à me décider »… il n’y avait aucune mégarde. Elle était intéressée. Cela pris à peine quelque secondes. Comme à chaque fois lorsque je suis pris d’une intense envie, d’une forte émotion, d’une impulsion créatrice, mon cerveau se mit en branle, réfléchissant à toute vitesse. En quelque fraction de secondes, une idée me vint. La sorte d’idée qui vient tout seul, sur le coup, mais que le commun des mortels repousse. Moi je l’attrapai pour être sûr qu’elle ne parte pas. Je m’étais juré de ne plus jamais retenir une impulsion. J’aimais l’idée et je n’hésitai pas à l’extériorisé.

Je reposai lentement mon pied par terre, si excité que mes yeux, caché du point de vu de la femme, me donnait un air de dément, je dis :

« Et si… et si vous pourriez faire les deux? »

Je me retournai lentement, les yeux, bien que moins dément, toujours empreint de cette lueur digne du plus grand intérêt. J’enchaînai, sur un ton invitant, sur celui de la proposition, prêt au refus mais avide de réponse :

« Votre troupe, si cela vous intéresse, pourrait, dès aujourd’hui, faire parti du château. Les portes vous seraient grandes ouvertes entre vos escales, on vous fournirait tout le nécessaire pour chaque voyage, chaque représentation. En échange, vous nous donneriez toutes retombées. Ainsi, vous pourriez être toujours assuré de manger le lendemain et d’avoir une place pour dormir, vous pourrez échanger vos connaissances avec les plus grands artistes du château, vous seriez suivit d’une plus grande réputation et, en même temps, le château pourrait, grâce à vous, augmenter son commerce extérieur et vous propagerez son nom par delà les frontières. »

Je laissai les mots tombé, puis mon expression faciale se calma quelque peu, un peu moins roi, un peu plus ami. La main tendu pour signifier l’offre, je rajoutai :

« Je suis un homme d’impulsivité et de passion. Un homme de rêve. Mon peuple à été réunit par le rêve. Mon château à été bâti par le rêve. .. »

Je plongeai mon regard dans le sien, sondant son âme, m’assura de bien faire sentir l’importance de ma question :

« Êtes-vous prêtes à faire le grand saut et rêver avec moi? »
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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Mar 8 Nov - 9:46

    Sakura lui tournait le dos, des larmes commençaient à couler de ses yeux, elle ne savait plus quoi faire. Quand elle releva la tête, elle pouvait deviner le char à moteur de la troupe mais derrière elle, elle sentait toujours la présence de son compagnon de valse, le roi de coeur, roi du château dnas lequel elle était entrée sans réelle permission.

    Les paroles que le roi formula lui fit comme un choc, était-il sérieux? Elle se retourna, les mains posées sur sa poitrine, elle l'écoutait, buvant chaque parole avec avidité.


    "Je suis tentée de vous suivre, cela est certain mais voyez-vous je ne peux prendre cette décision, je ne suis qu'une artiste. Il faudrait voir cela avec le chef demain matin, mais je vous empris ne lui dites pas que je suis venue et que c'est de notre rencontre que vous est venu cette idée, je ne sais pas comment il le prendrait."

    Tout en disant, cela, elle avait attrapé la main de l'homme, s'était rappoché de lui, elle se trouvait presque collé à lui et la main de l'homme de trouvait dans les siennes près de son coeur. Quand elle s'en rendit compte, elle le lâcha aussitôt et recula de quelques pas.

    "Mais cela serait merveilleux s'il accpetait, mais je crians qu'il ne refuse. Il tient à la compagnie et de la voir répandre le nom d'un chateau au lieu de son nom à elle, risque de ne pas lui faire très plaisir. Mais je demanderais à grand-mère qu'elle lui parle, elle arrive toujours à lui faire changer d'avis."

    Sakura le regardait droit dans les yeux, d'autres larmes vinrent mouillés son visage sans qu'elle ne put les arrêter et pourtant, elle affichait un sourire, espérant de tout son coeur que cela marche et qu'elle puisse danser avec lui cette nuit. La musique avait redoublée d'intensité, la demoiselle l'entendait d'où elel était. Elle baissa la tête et demanda comme dans un dernier souffle:

    "Puis-je espérer que vous m'accordiez une autre danse, ici, dans ce jardin si vaste?"

    Elle avait posé cette question san vraiment y croire, cela était comme un aurevoir, elle était persuédé qui allait refuser et qu'il était donc temps qu'elle reparte au char pour dormir pour le lendemain.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Ven 11 Nov - 21:50

Une... une femme de passion…

Mon cœur de roi, ambitieux et calculateur, se ravivait de cette opportunité, saisi au vol, qui ne semblait toujours pas vouloir s’échapper. C’était une chance en or de faire bouger le château pour le mieux, lumière inspirante dans ce torrent de stress et de mauvaise nouvelle. C’est comme si le monde me souriait, encore une fois, avant que je perde la fois, pour ma rappeler que j’avais fais le bon choix, en quittant ma terre natale, ma ville, mon confort. Cela allait loin, mais après avoir eu à prendre de dures décisions ces derniers jours, après avoir dû entamer un tournant plus sombre de ce château, la chance semblait enfin me tendre la main.

En même temps, mon cœur d’homme, de passionné, était réchauffé par cette âme rafraichissante, inconnu, et pourtant si familière. C’était une femme de passion, suivant son cœur, même si elle n’avait passé qu’une soirée avec moi. En même temps, elle gardait le sens du devoir, des responsabilités, respectait sa troupe, son groupe, sa famille. Elle semblait comprendre ce que si peu semblait comprendre, ce que je m’étais tuer à enseigner. Dans ce monde d’extrême, qui passe de l’inertie au chaos total, un autre être semblait garder sa fierté, alliant sa joie de vivre à son savoir vivre. Je rêvais d’abriter cette femme sous mon toit, qu’elle fasse parti de mon grand projet et que cette proposition atteigne le cœur de son chef.

Lorsqu’elle prit ma main, qu’elle la colla sur son cœur, je sentis une émotion qui m’avait, jusqu’ici, été étrangère. Moi, grand explorateur des excitations humaines, je n’avais, par le passé, jamais été épris d’un sentiment si pur, si beau. C’était agréable, réconfortant. Mon cœur s’accéléra et en même temps j’étais dans un grand état de sérénité. J’étais… à ma place.

Mais cela aurait été fort d’appeler cela de l’amour. Non, je l’appréciais beaucoup, mais je n’étais pas amoureux. Du moins, pas encore…

Je retombai sur terre lorsqu’elle arrêter le contact, que mes pensées s’éclaircirent. J’étais déçu, je voulais rester dans cette position, mais c’était mieux ainsi. Il me fallait toute ma concentration. Le sujet était d’une importance capitale et j’étais encore un roi, après tout.

J’écoutai ce que la danseuse avait encore à me dire, jusqu’à sa fameuse demande. Une question qui me fit sourire et qui m’emplis de joie.

"Puis-je espérer que vous m'accordiez une autre danse, ici, dans ce jardin si vaste?"

Le s bras écarté, je fis une révérence puis, la tête encore abaissé, la regardant d’en bas et prenant sa main, je susurrai :

« Je vous l’ai déjà proposé, non? Je suis un homme de parole, chère dame. Nous avons entamé cette soirée, finissions là comme il ce doit. »

Une fois dans mes bras, je dansai, au son de la valse qui se répercutait du château et qui demeurai malgré tout bien audible. N’ayant plus à me cacher, je me déhanchai au rythme de la musique du mieux de mes capacités. Bien entendu, j’étais loin d’égaler ma partenaire, mais je me donnais comme je m’étais rarement donner, me laissant complètement dominer par l’émotion. Je dansai pour la distraire, pour sécher ses pleurs, pour lui laisser un souvenir de moi, pour graver ce moment dans son cœur à tout jamais. Faute d’avoir les mêmes habiletés, je compensai par ma complaisance avec les états d’âme humain. J’étais doux et m’assura de transmettre un sentiment de confiance, de sincérité. Par l’expression de mon visage, la pression de mes mains, ma respiration et ma posture, je voulais refléter toute mon affection pour cette femme et enfin sceller cette nuit magique dans nos souvenirs les plus beaux.

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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Lun 14 Nov - 9:53

Il avait accepté. Elle n'en revenait pas, il avait accepté sa proposition malgré tout ce qui s'était passé, il avait accepté. Il lui fit un salut comme il se doit et lui prit la main. La demoiselle fit une révérence etse laissa conduire. Il dansait bien, à vrai dire, elle ne pouvait pas réellement comparer car elle n'avait danser qu'avec un seul homme avant lui: un homme qu'elle avait rencontré il y avait des années.
Mais en comparé, le lord qu'elle avait devant elle, celui qui l atenait près de lui dansait merveilleusement bien, la jeune femme pouvait se laisser aller au plaisir de la danse. La musique résonnait dans le silence du jardin, et eux, sur l'herbe humide dansait.

Un bon moment avait passé, la jeune fille dansait toujours dans les bras de son prince charmant mais un peu comme dans Cendrillon, l'heure fatidique arriva. Le clocher sonna trois coups. Il était si tard que ça, elle n'avait pas vu le temsp passé. Il était déjà trosi heures du matin et elle devait se lever à spt pour se préparer et entamer les réjouissances à neufs. La musique s'arrêta et des applaudissements leur parvinrent.


"Je dois partir maintenant mais venez nous voir demain, cela me fera grand plaisir. Nous resterons une heure avant de prendre la route, c'est à ce moment là que vosu pourrez parler avec le chef."

Sur ce, elle lui fit une révérence et courut vers le char.
Arrivée, elle fit attention à ne réveiller personne et se mit au lit après s'être changée. Allongée, elle pensait à son roi, il avait partagé sa soirée et c'était avec le bonheur qu'elle avait ressenti qu'elle s'endormit. Le lendemain, quand on la réveilla, elle était toujours dnas la même position.
Au petit déjeuner, on lui posa la question
:

"Tu es bien joyeuse ce matin Sakura?" demandait le chef.
"Elle est amoureuse, cela ne se voit pas."
"Silvie! Je suis de bonne humeur c'est tout."
"Une femme a toujours ses petits secrets" déclarait grand mère.

Sakura se leva alors et alla se promener, en pensant à son beau prince, il n'y avait pas à faire, Silvie avait raison mais ce qu'elle ne comprenait pas c'était comment il avait gagné son coeur si vite, en à peine une soirée. Elle savait ce qui allait se passer, elle avait tout prévu. Une excitation survint en elle, un sentiment de joie pure. Elle retourna au char où elle se prépara. Elle s'habilla de son costume pour un ballet et sortit dehors pour s'étirer et répéter. De quoi était-elle capable ce matin là alors qu'elle n'avait pas beaucoup dormi?

Sakura retourna à l'intérieur et se maquilla et coiffa. Parfait, le spectacle pouvait commencer. Les artistes arrivèrent sur la piste avec leur chanson de départ. Une chanson chaleureuse, disant bonjour à tous et le spectacle commença. Tout le monde passa et son tour était arrivé. Elle était un peu anxieuse et tous les artistes le remarquèrent, mais pourquoi, ce n 'était pas sa première représentation. Mais c'était la première fois qu'elle danserait devant quelqu'un qu'elle conaissait.
Son numéro pourtant ne s'en trouva pas génée, elle dansa comme d'habitude et en quittant la scène, elle poussa un profond soupir avant de se chanegr.
La troupe déjeuna et pendant que tout le monde s'activait à ranger, un homme qu'elle connaissait arriva. Son visage s'illumina de plus belle.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Lun 21 Nov - 14:55

Noctus était paresseusement allongé à égrener des arpèges pour accompagner la musique en dessous, de toutes façons il était trop loin pour être entendu et ceux qui auraient pu l’entendre penseraient sûrement que l’orchestre s’était amélioré. Il avait renoncé à chercher le roi de cœur pour la journée et s’était nourri des fruits de ce bol, allongé sur le triclinium, les yeux mi-clos à écouter. Puis il avait senti l’impulsion créatrice, alors sans autre cérémonie, il s’était emparé de sa fidèle flûte et s’était mis à jouer.

Comment décrire ce moment intense où tout n’était qu’harmonie, il n’y avait pas de mot, juste cette sensation, non! Ce savoir que tout était juste. Il ne savait pas combien de temps ce moment avait duré et soudain… Ce fût la fausse note. La mélodie partait sans lui, il tenta de se raccrocher aux branches, mais il sentit que le moment était fini!

Au même moment, une neige multicolore tomba du plafond dans une puissante détonation. Les danseurs poussèrent des cris de joie, certains se mirent même à applaudir. Intrigué, il en ramassa une poignée et regarda de plus près.


-Des confetti?

Il comprenait que les invités aient voulu s’amuser, mais comment diable ces petits bouts de papiers pouvaient avoir atteint son étage. Bah, ce serait une énigme à résoudre plus tard, pour le moment, il se sentait fatigué! C’est vrai qu’il se faisait tard! En plus la route avait été longue. Il rangea les petits morceaux de papiers dans sa poche, à côté de la clé du garde avant de s’endormir.
***

BAM BAM BAM

Ces bruits sourds le sortirent de son rêve et une connaissance ouvrit la porte furibonde et essoufflée.

-Ah…Ah… Ah ….Ah! Je... Je te tiens mon gaillard!

Il avait l’air moins amical tout à coup, son arme d’hast était brandie dans la direction du jeune marchand. Celui-ci estima immédiatement le danger et se leva lentement. Au moindre geste brusque, il y aurait des conséquences.

-Du calme voyons! Et si vous me disiez ce qui ne va pas!

Il tentait de contourner le garde, mais celui-ci avait quand même une certaine intelligence. À chaque pas qu’il faisait sur la gauche, lui en faisait un sur la droite, laissant l’arme d’Hast entre eux deux.

-Ne jouez pas les ignorants! Vous savez parfaitement ce que vous avez fait! Maintenant veuillez emprunter cette porte que je vous conduise à votre nouvelle demeure!

Effectivement, son dos touchait maintenant le bois de la porte. Pourtant à la surprise du garde, il se contenta de croiser les bras et de lui répondre.

-Non.

-Comment ça non! Je crois que vous n’avez pas bien compris votre situation!

Un sourire apparut sur le visage de Noctus qui redressa ses bésicles. Avant de fixer le garde avec son regard de braises.

-Au contraire, mais je crois que c’est vous qui n’avez pas compris. Commençons par le cas où je vous suis docilement, je n’avais rien à faire ici, alors combien de secondes croyez vous qu’il s’écoulera avant qu’on m’accuse de tentative de régicide? Et avant que je ne puisse répondre je serai condamné à mort. Quoi moi, mourir sans avoir pu participer à ce petit jeu? Mais limitons nous à maintenant, je suis en effet dos à la porte et votre lance de quoi 7 pieds nous séparent, ce qui chose évidente vous place à une distance de sept pieds de moi. Et c’est le diamètre de cette salle. Pas besoin d’être un génie pour comprendre. Il me suffit juste de foncer sur vous pour vous faire basculer par-dessus ce balcon!

-V-Vous- Vous n’oseriez pas!

-Maintenant ou plus tard, elle est où la différence? Je n’ai rien à perdre! Alors on joue maintenant! Y a que là que je peux. Si je gagne, vous me relâchez et répondez à mes questions, et si je perds j’accepte de vous suivre docilement!

-On dirait bien que je n’ai pas le choix! Alors à quoi vous voulez jouer!

-N’est ce pas évident, un duel de logique vous contre moi, mon crime est de me trouver dans un endroit interdit n’est ce pas, alors je vais vous prouver une bonne fois pour toutes que cet endroit ne m’était pas interdit quand j’y suis entré!

-Ah oui et comment?

-C’est évident, je surveillais le second étage, pour m’assurer qu’il n’y avait pas d’intrus! Dès lors tout s’explique, j’étais juste à mon poste!

M..Mais on n’avait pas besoin de vous! La définition même de notre rôle vous rend inutile!

Dans ce cas parlez moi de votre rôle!



-J’ai toujours suivi le règlement à la lettre. Impeccable de A à Z vous comprenez! Et je fais un point d’honneur de ne pas y déroger. Votre présence ici va faire une sérieuse tâche à mon dossier!

-Je vois, mais il n’y a pas de raison de vous inquiéter, j’avais une bonne raison d’être ici. Maintenant veuillez me répéter ce que vous avez dit mais sans précipitation.

-J’ai toujours suivi le règlement à la lettre.

-Permettez… Vous dites que vous avez toujours suivi le règlement « à la lettre »?

-Oui, toujours, même ma femme et mes enfants sont tenus de m’appeler par mon grade quand je l’occupe! D’ailleurs ma coupe est à la distance réglementaire 23-b!

‘Voilà quelqu’un qui aime son boulot à un niveau pitoyable. Attends un moment!’

-Comment ça quand je l’occupe, faites vous autre chose?


-C..ÇA N’A RIEN À VOIR AVEC VOUS!

-Très bien poursuivez!

-Impeccable de A à Z vous comprenez!

-Permettez… De A à Z? Voulez vous dire de partout?

-Encore heureux! Je suis le garde le plus impeccable de ce royaume voire du monde entier!

-C’est étrange! Parce que je vois bien que vos bottes sont cirées mais elles brillent d’avantage par endroit, des toutes petites lumières circulaires en fait!

-Hmpff. Ce sont sûrement des confetti, ils les utilisent pour certains bals, j’ai sûrement dû marcher dessus en me rendant à mon poste! MAIS EN RENTRANT JE VAIS FROTTER MES BOTTES JUSQU’À CE QU’ON SE VOIT DEDANS!

‘Il doit y avoir une loi contre ce niveau de dévotion!’

-Continuez!


-Et je fais un point d’honneur à ne pas y déroger!

-Permettez… Même pas un petit peu?

-POUR QUI ME PRENEZ VOUS! QUAND JE DIS QUE JE LE SUIS À LA LETTRE C’EST À LA LETTRE!

-D’accord, d’accord! Résumons la situation voulez-vous. Au moment de notre rencontre, vous aviez été affecté à la garde du premier étage. Et vous avez suivi le règlement à la lettre ce qui signifie que…

-Je n’ai pas bougé ne serait-ce qu’un instant de ma place!

-Veuillez ajouter cela à votre déclaration je vous prie!

-Je respecte toujours le règlement! J’ai pas bougé de ma place!

–Il y a une… contradiction!

Sa main droite se porta à son front alors qu’il fermait les yeux. Puis d’un seul coup ceux-ci s’ouvrirent.

-Je crois savoir de quelle tache vous voulez parler! Ma présence en ce lieu, ne peut signifier qu’une chose…QUE VOUS AVEZ INDÉNIABLEMENT QUITTÉ VOTRE POSTE!

-KOOWAAAAA!

-Mais il existe une autre preuve de votre défection. Et cette preuve la voici!

Sa main plongea dans sa poche avant d’en ressortir une poignée de confetti.

-Si je me souviens bien, vous avez déclaré que ces confetti se sont collés à vos bottes alors que vous traversiez la salle de bal.

-Oui et alors!

-Alors, quand ces confetti sont tombés, j’étais déjà au deuxième étage, donc vous avez quitté votre poste durant votre service!

ARGH!

Allez reconnaissez-le, ce soir, vous étiez parmi les danseurs!

Je… j’admets , j’ai quitté mon poste! Mais pas pour les raisons que vous croyez! Et puis ça ne change rien!

-Je trouve au contraire que ça a du sens. Cependant, tant qu’il y aura un doute on ne pourra pas appeler ça une victoire! Racontez-moi plutôt comment s’est déroulé cette soirée.

-J’avoue que j’ai du quitté ma place un moment pour aller à la salle de bal. Mais je remplissais mon devoir! Je garde toujours la clé sur moi, l’autre est dans le poste de garde. Quand je suis revenu la porte était grande ouverte! Ce qui prouve que vous aviez attendu que j’ai le dos tourné pour entrer!

-Ce qui rend ma déclaration erronée.

-Exactement, comme vous avez attendu que je m’en aille, cela signifie que vous n’aviez pas le droit d’être là!

-Alors j’ai intérêt à trouver la contradiction!

-J’avoue que j’ai du quitté ma place un moment pour aller à la salle de bal.
-Mais je remplissais mon devoir!


-Permettez… Vous remplissiez votre devoir?

- VOUS NE ME CROYEZ PAS C’EST CA! Mais moi aussi j’ai quelque chose à vous montrer. Le règlement du garde. Règle numero 27d : Durant son tour de garde le garde ne peut bouger de sa place que pour effectuer une ronde, durant cette ronde, il ne peut pas confier quoi que ce soit!

‘Mais qu’est ce que c’est que ces règles à la c.., règle numero 6 :Pour marcher le garde doit poser un pied a la fois. Règle numero 57 : Le garde doit caresser chaque chaton qu’il croise apres 23h00 et avant 3h00 sinon il est tenu de leur jeter des pierres….’

-…


-POURQUOI VOUS ME REGARDEZ AVEC UN AIR QUI SIGNIFIE J’ARRIVE PAS À CROIRE QU’IL SUIT CE RAMASSIS D’ÂNERIES!

‘Parce que c’est exactement ce que je pense! ‘

-Bref, continuez!


-Je garde toujours la clé sur moi, l’autre est dans le poste de garde!

-Permettez…

‘Il y a ici deux points que j’aimerais soulever, mais si je me trompe, je suis mal! Je crois que je vais l’interroger sur…’

-Une autre clé?


-Bien sûr, y a des gardes qui égarent leurs clés, pas comme moi! De vrais bleus!

‘Ce point est-il important?’

-Ce n’est pas ce que je voulais savoir, ce que j’aimerais savoir, c’est si cette seconde clé est plus accessible!


-Vous aimeriez le savoir hein!

-Des faits! Cette clé est elle accessible oui ou non!

-Non, bien sûr que non, elle se trouve au poste et celui-ci est sous haute surveillance!

-Bien vous pouvez poursuivre.

-Quand je suis revenu la porte était grande ouverte!

-Permettez… La porte était ouverte et alors!

-Alors ça prouve bien que vous avez utilisé la porte déverrouillée pour entrer.

‘Il plaisante là!! Une porte déverouillée rien que ça!’

-N’y a-t-il pas une raison plus logique, comme par exemple que vous n’aviez plus cette clé?


-Qu..Quoi! Mais c’est complètement impossible.

-Tout le monde peut faire des erreurs!

-Et c’est pour ça que je ne pouvais pas perdre ma clé! J’ai conçu tout un système de nœud et de loquets qui font qu’on ne l’arrachera pas de mon cadavre.

-Donc quand vous avez quitté votre poste…

-La clé ne m’a pas quitté une seconde!

-Veuillez ajouter cela je vous prie!

-La clé ne m’a pas quitté une seconde!

-Il y a une… contradiction!

Il se massa de nouveau le front les yeux fermés avant de les rouvrir brusquement.

-Manifestement, vous n’êtes pas aussi parfait que vous le dites, après tout quand vous êtes mis en défaut vous mentez qui plus est maladroitement aux personnes les plus à même de connaître la vérité! Si vous avez vraiment cette clé, montrez la moi!

Si ça peut vous faire plaisir!

Le garde se servit de sa main libre pour sortir un réseau de corde avant de montrer une clé dorée.

-Alors, satisfait!

- Très, je peux maintenant défaire votre mensonge!

-KEUWAAAAA!



Un sourire torve se dessinait sur le visage du marchand.

-Maintenant j’ai une question à poser! Si vous possédez la clé de cet étage pouvez vous me dire ce qu’est ceci!
Il sortit violemment la clé qu’il avait dans sa poche, faisant voltiger un nuage de confetti.

-LA CLÉÉÉÉ!

-Eh oui, la clé! Alors dites-moi, que ferait la clé en ma possession si celle-ci ne vous avait pas quitté?

-C.. Ca ne prouve rien. Je veux dire vous auriez pu la prendre ailleurs, dans le poste de garde par exemple!

Noctus le regarda avec un sourire amusé et tendit son bras avant de replier tous ses doigts sauf l’index et de le balancer de droite et de gauche.

-T-T-T-T-T! Vous vous enfoncez dans le mensonge, il m’aurait été impossible de m’en emparer là-bas. Comme vous l’avez dit plus tôt, cet endroit est sous haute surveillance, comment aurai-je pu y entrer et pire encore y prendre la clé!

-ARGH! Alors… Alors vous me l’avez volé! Oui c’est ca! On vole aussi les affaires d’un garde dans l’exercice de ses fonctions! Ca va vous coûter cher mon gaillard!

–Ca aussi c’est impossible! Après tout, j’aurais eu bien du mal à la décrocher de votre système sans que vous ne le remarquiez!

-K-K-K-KOWAAAAAAA!

-La seule façon que je puisse obtenir cette clé eût été que vous me la donniez n’est-ce pas! Ce qui est amusant parce que c’est aussi ce dont je me souviens.

-M-M-Mais...

-Et si l’on ignore ce moment où vous m’avez confié la garde de cet endroit pour aller vous trémousser, alors prenons la chose d’un autre côté. Un côté purement logique. Il n’existe qu’une façon de réunir les deux clés à cet endroit, à ce moment. Comment? On va plutôt dire qui. Qui pouvait récupérer la clé de la salle des gardes? Vous! Qui pouvait retirer la clé que je possède actuellement de son piège de fils? Vous! Alors moi aussi j’ai une autre question! D’où vient la clé que je possède si vous ne me l’avez pas confiée?

Le garde n’en menait pas large. Il suait a grosses gouttes et haletait. C’était ça la puissance des mots, maniés avec la vérité, ils devenaient encore plus redoutable que des lances.

-Il… Il y a une autre explication! V… V… Vous… Vous avez pu pendre sa clé. La clé du roi je veux dire! Oui, il existe trois clés, donc, si vous ne pouviez pas prendre celle du poste, alors, vous avez trouvé le roi et lui avez dérobé sa clé!

-Le roi avait sa propre clé! Je crois que je viens de comprendre! Vous dites que j’ai volé la clé du roi, absurde! Comme vous le savez, je désirai voir le roi, en suivant votre raisonnement, j’aurai volé la clé du roi pour pouvoir lui parler. N’aurait-il pas été plus simple que je lui parle directement à ce point!

-ARGH!

‘Je crois que j’ai maintenant tous les éléments.’

-Monsieur, je sais maintenant ce que vous essayez de cacher derrière vos mensonges. Je peux même dire que vous m’en avez fourni la clé! Après m’avoir confié la garde de ce château, vous êtes allé dans la salle de bal, puis revenant à votre poste, vous avez trouvé porte close! Je l’avais verrouillée moi-même! Mais à cause de votre dévotion pour le règlement vous n’avez pas quitté votre place. Et c’est là qu’entre une troisième personne, la seule qui puisse percer votre secret. À savoir que vous n’aviez plus la clé. Et cette personne n’est autre que…

‘C’est le moment décisif, je ne dois pas me tromper ici! Il est temps de faire voler son mensonge en éclat! D’après les informations fournies, il n’y avait qu’une personne qui puisse le faire!’

-Oui, qui d’autre que le roi de cœur pouvait monter au deuxième étage à ce moment précis! Et c’est ce qui s’est passé, vous avez vu le roi de cœur, et vous avez pris peur qu’il ne monte. C’est là que vous avez inventé ce mensonge. Je ne sais pas ce qui a été dit entre vous deux, mais il était impératif que je ne puisse pas donner ma version.


Flashback:

-Je... Je comprends, excusez-moi de vous avoir ennuyé durant votre service.

‘3,2,1…’


-Attends!

Noctus se retourna un air déçu et surpris sur le visage.

-Qu’y a-t-il?

Tu es sûr qu’il n’y a aucun risque?

-Absolument aucun, pendant que vous allez danser, moi je réalise mon rêve.

-Dans ce cas je te confie le château! Ah oui, j’oubliais, tu auras besoin de la clé!

Fin du flashback :

Noctus se tenait debout les bras croisés, son regard complètement désintéressé, il avait gagné cette partie. À en juger par le garde qui serrait les dents et qui tremblait de tout son corps, ses mots avaient trouvé leur cible. Puis soudainement, il empoigna son arme et en présenta la pointe devant son visage.

-M-même s-si c’est v-v-vrai! Ça-Ça ne change pas que vous êtes en mon pouvoir. Alors veuillez franchir cette porte! MAAAIIINNNTEEENNAAANNNNT!

-Et ça ne change pas nos positions, vous êtes toujours au bord de ce balcon!

-E-Et alors, pour le moment, vous pouvez faire p-pression sur moi, mais dès que nous aurons bougé, vous ne pourrez plus rien faire!

La flamme derrière les yeux de Noctus se ranima. Un autre défi venait à la rencontre de son esprit. Une situation où les faux pas étaient proscrits.

‘C’est vrai, j’espérais qu’il ne le remarque pas, mais à partir de ce moment, je pourrais tout aussi bien nous précipiter. Aucun argument logique ne le fera reculer. Mais ai-je vraiment besoin de m’appuyer sur la logique? Est-ce que je possède assez d’information pour tenter quelque chose.’

-Je me rends compte que je ne connais pas votre nom. Mais, je ne peux clairement pas le demander sans vous donnez le mien. On m’appelle Noctus.


-Ah euh, moi c’est Lys!

-Enchanté. Et au passage merci!

-Ben euh, de rien je suppose! Mais pourquoi?

-Les gens oublient souvent qu’on en apprend tous les jours, et cet apprentissage est important, il nous permet de nous familiariser avec des notions qui nous étaient étrangères, comprendre d’autres coutumes et même dans certains cas, nous sauver la vie.

Son sourire moqueur était réapparu.

-Je tenais donc à vous remercier de m’avoir fait parvenir ce règlement. J’y ai appris des choses… intéressantes. Mais j’aimerais revenir à l’article 3! «Le garde représente le roi de cœur et ses sujets, aussi doit-il de manière honorable honorer ses promesses, défendre le château et protéger les faibles et les démunis. » Or si je me souviens bien, nous avions établi des règles à ce jeu! Vous ne pouvez les transgresser sans déroger au règlement!

-Je… je… le règlement… pas bougé de… .

Lys puisque tel était son nom serrait son arme de toutes ses forces tremblant et essayait de trouver une échappatoire au piège oral du marchand. Puis il lâcha son arme, renversa la tête en arrière et hurla.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!

Puis il tomba à genou et se recroquevilla.

-Tout ce que je voulais, c’était juste danser un peu.
***
-Je m’en voudrais d’abuser de votre générosité, mais j’ai quelque questions à vous poser.

Le garde l’avait escorté jusqu’à la sortie du château, apparemment celui-ci était du genre bon pote qui pardonnait facilement. Après avoir été sombre cinq minutes, il l’avait littéralement bombardé de questions et d’éloges. Il revenait surtout sur cette impression que malgré le fait que c’était lui qui était armé, il avait eu l’impression d’être menacé par sa lance, ou un truc du genre.

-Oui, je suppose qu’on peut discuter mais y a des trucs que je nepeux pas dire, top secret quoi.

-Je comprends! Mais ce sont juste des petites questions.

-Dans ce cas, pas de problème.

-Ces confetti, je les ai vus tomber du plafond, bien au dessus de moi, pourtant, j’étais trop près du plafond pour qu’il y ait un étage supplémentaire, et il n’y avait pas de lucarne où ils auraient pu tomber.

-Oui, c’est ce que les visiteurs demandent toujours mais c’est très simple. On entrepose les confetti au premier, près d’une trappe dans le mur, puis à une certaine heure durant les fêtes, ils déplacent le conduit principal d’aération et les confetti sont soufflés jusqu'au dessus de la salle des fêtes.

-Soufflés!

-Oui soufflés! Je peux pas vraiment expliquer, mais en gros, on a une sorte de brise dont on peut augmenter l’intensité en tirant sur un levier, l’autre déplace le conduit principal.

-Et où sont ces leviers?

-Désolé, je ne peux pas vous révéler cette information.

-Dans ce cas…
‘Est-ce qu’il y a encore des points d’ombre?’

-Votre arme… Je suis sûr que vous n’aviez pas cette lance avant!


-Oui, ahem, j’étais obligé de changer d’arme parce que voyez vous, celle que j’avais était fausse!

-Fausse, pourquoi-ça!

-Désolé! Mais je ne peux pas répondre!

‘Son arme est-elle si importante que ça?’

-Non, y a décidément quelque chose que je ne comprends pas! Pourquoi un garde dans un palais, de service qui plus est, ne possèderait pas une arme digne de ce nom! Et vous savez comme moi, que la raison qui vous empêche de parler des leviers n’y est pour rien! Faut-il vraiment que je trouve moi-même!


Le soldat baissa la tête, il avait l’air penaud.

-Non, ce sera pas la peine. Je l’ai perdue. Mon épée à deux mains, symbole de la fierté des gardes d’Uneni! Perdue! J’y avais même rayé le pommeau pour pas la confondre!

-Pouvez-vous me dire quand vous l’avez perdue?

-Ben je crois que j’ai fait des moulinets avec avant de prendre mon service hier soir! Mais aujourd’hui, elle était introuvable!

-Vous deviez encore garder le premier étage.

-Non, mais je ne peux pas vous dire où j’étais. J’ai pas le droit voyez!

-Bon je suppose, j’ai une autre question, que faisait le roi en bas alors que vous me disiez qu’il était en haut!

-Je ne sais vraiment pas! Peut-être qu’il voulait profiter de la fête lui aussi!

-Hmm peut-être. Merci de m’avoir escorté jusque chez moi, je dois maintenant vous quitter, je tombe de sommeil.

-À la prochaine!

Alors que Lys s’éloignait, Noctus contemplait sa charrette, il était décidément trop fatigué pour sortir sa tente. Alors après un soupir, il se hissa tant bien que mal sur le bois et s’endormit dessus.

-MONSIEUR NOCTUS RÉVEILLEZ-VOUS! MONSIEUR NOCTUS!

Était-ce une coutume que de réveiller les pauvres marchands en manque de sommeil dans ce pays. Après un grognement inaudible, il tenta de se rendormir, mais lautre décérébré continuai de beugler devant sa charrette.

-PRENEZ CE QUE VOUS VOULEZ MAIS LAISSER L’ARGENT SUR LA CHARRETTE!

Le bruit s’arrêta. Y avait vraiment des clients que rien n’arrêtait. Enfin, il allait bientôt pouvoir….

-MOOOOOONNNNNSSSSSIIIIEEEEEUUUUUURRRRR NOOOOOOCCCCTTTTTTUUUUSSSS!

Quelque chose le secouait comme une poupée de chiffon!

-Quoi, quoi chuis réveillé c’est b.. ENCORE VOUS!

L’homme le lâcha et commença à faire les cent pas, à genoux, c’était une petite charrette.

-Monsieur Noctus, c’est terrible, le capitaine, il est mort!

-Ah euh mes condoléances! Mais je le connais pas moi!

-Il s’agit pas de vous, mais de Jay! Y croient qu’il a fait le coup!

-Donc ce… capitaine… a été tué!

-Mais y ferait pas de mal à une mouche! Pas Jay!

- Je sais que ça va paraître grossier que je vous demande ça mais… EST-CE QUE ÇA NECESSITAIT QUE VOUS ME RÉVEILLEZ!!

Lys était tellement embrouillé qu’il ne l’avait pas entendu.

-Alors j,ai pensé qu’avec votre manière d’embrouiller les choses, votre euh…

-Logique?

-Ouais c’est ça! Ben vous pourriez le faire declarer innocent!

-Et c’est pour ça que vous me réveillez!

-Euh ouais!

-Et à supposer que j’accepte ce qui est loin d’être le cas qu’est ce que j’y gagne!

-Alors vous acceptez! Génial! Faut faire vite, il sera jugé dans une heure!

Tirant un Noctus protestant avec lui, le garde traversa une foule compact renversant dans la foulée, une femme qui portait une cruche, un illuminé qui prônait l’apocalypse, un homme et ses poteries, la mère michaud qui tentait d’attraper un lapin , du materiel de construction et une bâche sur eux. Réussissant à dégager sa tête Noctus devint blanc!

-STOOOOOPP!

-Je suis venu parmi les premiers! Il ne vient personne et on va plus vite au château, je connais cet endroit comme ma

BANG

Le bruit résonna dans toute la ville. Noctus qui était parvenu à se libérer de la poigne de Lys fut subjugué par le spectacle. Ce que n’avait pas prévu le garde,c’était ce char métallique à vapeur. Le métal avait été tordu et froissé, mais Lys devait être mort à l’heure actuelle. Lentement, le corps se détacha du métal laissant une empreinte très nette. Et se mit à gémir.

’Eh ben, il est solide cui-là!’

Machinalement, ses yeux se portèrent sur le reste de la scène.

’Hmm, je crois bien que j‘ai déjà vu ces deux là!’

Puis il s’inclina face à ceux qui arrivaient affolés.

-Veuillez excusez l’ardeur de mon compagnon, je suis malheureusement pressé, et ne puis faire les présentations d’usage, pour les dégâts, je me trouve non loin de la place du marché, demandez Noctus. Je vous rembourserai les frais!

-EH FAUT PAS S’ARRÊTER! Y A EU UN MEURTRE AU CHÂTEAU JVOUS RAPPELLE ALORS DÉPÊCHONS NOUS D’Y ALLER!

Le marchand donna un coup de poing sur la personne sous la bâche qui l’ignora et continua d’exposer la chose!

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Jeu 15 Déc - 17:16

Tout avait semblé pourtant si parfais. La rencontre de la femme, l’opportunité d’avoir une troupe au château…

Mais, apparemment, sans que je ne puisse en trouver la source, une malédiction semblait me suivre, observer mes rêves et mes envies, pour constamment me rabattre, sans relâche, au niveau des embêtements et des calomnies.

Après la danse, après cet enchantement de pas irréel, j’étais retourné au château, discutant un moment avec Charles sur ces prouesses de la soirée pour enfin retourner dans ma chambre. Je m’étais assoupi, le cœur léger, le sourire aux lèvres, pour finalement me faire réveiller, par un « garde », affolé, qui s’était déchainé sur ma porte en criant mon nom. Surpris par cette brusquerie, j’en compris cependant bien vite la raison :Ernéus, mon « capitaine », celui qui avait pris la tête des autres gardes sans que j’ai à dire le moindre mot, venait d’être retrouvé mort, sans vie.

La nouvelle eu l’effet d’une douche froide.

Oubliant complètement les événements de la dernière journée, je fus sous le choc. C’était la première fois que ça arrivait. De toute les embuches que j’avais traversées, la difficulté que j’eu à reconstruire le château, les sujets problématiques qui ne voulaient réellement m’obéir, c’était le comble. C’était la première fois qu’un meurtre arrivait au château. Un meurtre. Opéré volontairement, en toute connaissance de cause.

La première émotion qui me visita fut la terreur.

Je descendis en bas, on me montra la scène, on me décrivait comment on avait découvert le tout, ce qu’on savait, qui on soupçonnait. Moi, j’écoutais à moitié. Complètement absorbé par la vu de ce corps sans vie. Est-ce que mon peuple en était vraiment rendu là? Est-ce qu’il avait perdu toute retenue au point de ne plus respecter la vie?

Ma seconde émotion fut la colère.

Je retournai dans mes appartements, furieux contre cet acte d’égoïsme, de barbarie, alors que le garde qui m’avait fait parvenir la nouvelle courait derrière moi. On en était là. Au fin fond du baril. Vraiment, je n’étais plus un berger. Je n’étais plus le berger qui devait guider les brebis vers le bonheur libéré mais discipliné. Non, mes brebis étaient devenues folles. Ils avaient commencées à se manger entre-elles.

Mon peuple était devenu un obstacle à mes yeux.

Après tout ce que j’avais fait, tout l’effort que j’avais déployé qui avait changé leur vie, ils continuaient de sucer tout ce qu’ils pouvaient avoir de moi sans rien donner en retour. Ils avaient un manque de respect tel qu’ils ne se gênaient pas pour commettre un meurtre, de semer le chaos chez leur congénère au tempérament si fragile.

À ce moment précis, je ne pensais plus à leur bien, à un bonheur commun et prospère. J’étais revenu à ce qui m’avait poussé à visiter Carte, un égoïsme affirmé, un désir de vivre, de vivre pour soit, d’être heureux.


« Que devons-nous faire! »

C’était le garde qui venait de parler. Le garde affolé, qui me suivait en me criant la même question sans que je m’en aperçoive. Sans me retourner, je lui répondis, d’une voix glaciale, si loin du ton amicale qui faisait ma marque de commerce et me rapprochait de mes sujet :

« Que tout les gardes fasses des rondes à travers le château durant toute la nuit. S’ils voient le moindre événement suspect, qu’ils me le disent demain matin. L’important est de s’assurer qu’il n’y a pas un autre meurtre de commis ici durant la nuit. »

« Tous les gardes? Mais messieurs, plusieurs gardes de soirées sont fatigués, ont terminées leur rondes et doivent aller dormir. »

« Et bien ils attendrons encore quelque heures. »

J’avais dis ces dernière paroles en ne retournant que la tête et en foudroyant le garde du regard. Celui-ci était tout décontenancé, plus habitué d’obéir à un père réconfortant qu’à une vrai figure d’autorité. Sans rouspéter, après quelques minutes d’hésitations durant lesquels je le regardais intensément, il prit congé et alla faire suite à mes ordres. Ce fut à ce moment que je rentrai dans ma chambre.

Je m’assis sur le lit. Je pris ma tête entre mes mains et je fixai le sol. Je ne pouvais toujours pas le croire.

Ma troisième émotion fut la tristesse.

Quelqu’un venait de s’être fait enlever la vie dans mon château. Ernéus, un homme de quarante cinq ans, qui était l’auteur de toutes les règles de la garde. Il faisait partie de la deuxième catégorie de sujet, ceux qui, faute d’être paresseux, se précipitaient frénétiquement sur chaque événement qui les excitaient. Dès le moment où je l’avais promus garde, il s’était mit à la tête des cent hommes, créant nombre de règles quelque peu poussée pour se donner une certaine prestance. Je l’avais laissé faire, bien heureux d’un tel emportement. Aujourd’hui, il était mort, et sa mort allait créer tout un émoi.

Comment empêcher mon peuple si puéril de prendre panique et de s’enfoncer encore plus dans le chao? Déjà que j’étais rendu à un point critique où il me fallait commencer à mettre sur pied des excusions…

Je relevai lentement la tête, les yeux illuminés devant l’idée soudaine qui venait de naître en mon esprit.

Finalement tout n’était pas perdu.

Je me levai, fis les cent pas dans la chambre en réfléchissant. Si je réussissais à trouver le coupable, je pourrais utiliser son exécution pour remplacer celle qui était déjà prévu. Ainsi, mon peuple, qui était bien conscient des mesures que j’allais prendre contre la paresse, serait rassuré de ce changement. Au lieu de se sentir menacé, il se sentirait sécurisé. En même temps, il serait conscient de la problématique de sa paresse générale et saisirait peut être la chance pour se reprendre.

Oui… tout ce qu’il restait à faire, c’était de trouver le coupable…

Sur ce, je pu me coucher, la tête un peu moins lourde, et je réussis à me rendormir.

Au matin, j’avais repris foi envers mon peuple. Ma défaillance était partie en même temps que ma fatigue. J’étais déterminé et je me sentais d’attaque.

Je me dirigeais donc vers l’extérieur du château où, à quelques pas d’ici, la compagnie Sang de Loup faisait une deuxième représentation. J’écoutai le spectacle, sans vraiment me laisser prendre par la magie du moment, ayant d’autres préoccupations en tête. Même lorsque la fameuse femme d’hier, avec toute sa grâce, exécuta son magnifique numéro, je ne fus point touché. Diverti peut être, mais je n’étais dans un état pour être touché. J’attendis que le tout soit finit, qu’on applaudit chaleureusement et qu’on les gratifia des quelques pièces que mes sujets avaient gardé du temps qu’ils avaient leur vie à Uneni. Lorsque ce fut terminé, que le public n’en était plus qu’à reparler de la représentation entres eux, je m’avançai vers la troupe, déterminé, et un sourire courtois aux lèvres. Je m’adressai directement au chef de la troupe, en faisant, juste avant, mon plus beau sourire à ma partenaire de danse.


« Vraiment, vous avez un talent fou, il n’y a pas de doute! Une si grande fraicheur artistique fait un bien fou à notre château et à ses résidents! Voyez tout ces gens, si satisfait qu’ils restent là, transporté de joie, à commenter leur expérience. »

« Oui, votre peuple fait partie de notre meilleur public! Vous pouvez êtres assuré que l’on va revenir! Non mais regardez-les… et ils sont généreux en plus! Le nombre de pièces d’or qu’on à récoltés… »

« Ah, vous m'envoyez ravi!»

Je laissai le silence s'installer, avant de rajouter:

« Au fait, j’aurais une faveur à vous demander… Pourriez-vous attirer leur attention d’une quelconque façon avec votre appareil? J’aurais une nouvelle de grande importance à leur divulguer. »

« Heu… et bien…d‘accord… Abel, peux-tu… »

Sur ce, le jongleur s’enfonça vers l’avant du char. Cela pris quelques secondes puis… le char se mit à avancer.

« Non Abel, tu t’es trompé ce n’est pas… »

BANG.

Le jongleur ressorti, tout énervé.

« Je… je me suis trompé de… qu’est-ce qu’on vient de frapper…. »

Sans plus attendre, la troupe au grand complet et moi même se précipita à l’extérieur. Dehors, devant une foule aussi désorientée que nous, se tenait Lys, couché par terre, vraisemblablement victime de la mauvaise manœuvre. À coté, un homme pourvu de bésicles semblait cracher les politesses « d’usage » de réparation des dommages causés…

Au grand soulagement de la foule qui devenait de plus en plus imposante, Lys se mit à parler, preuve qu’il était toujours en vie :


« EH FAUT PAS S’ARRÊTER! Y A EU UN MEURTRE AU CHÂTEAU JVOUS RAPPELLE ALORS DÉPÊCHONS NOUS D’Y ALLER! »

Et voilà… quelqu’un venait de le faire à ma place…

La nouvelle venait donc d’être répandue. Les gens massés autour se mirent à parler entre eux, préoccupés par ce qui venait d’être dit. C’était l’occasion que j’attendais..

Je m’avançai donc lentement devant les deux personnes au cœur de l’attention. Une fois rendu, je plongeai mon regard dans celui de chaque membre de la foule, un à un. Enfin, je commençai à parler sur le ton le plus sérieux qu’il puisse être :


« Oui, cher peuple, notre ami, Lys, vient de vous dévoiler la situation dans laquelle nous somme depuis hier soir. Je vous pris de rester calme, d’être confiant, puisque je fais tout mon possible pour remédier au problème. De plus, si toutes personnes à une information qui nous seraient utiles, prière de me la dire ou, si vous êtes trop apeuré que le coupable vous voit monter à mon étage, à mon fidèle ami Charles, le valet de cœur. »

La foule était silencieuse, horrifiée par la nouvelle. N’attendant pas que le clame cède à la tempête, je rajoutai :

« Pour le reste, je vous pris de vaquer à vos occupations normales, si ce n’est que toutes personnes qui quittent le château, comme les chasseurs, doivent être accompagnées d’un garde et doivent rester en groupe. »

Je n’avais pas l’habitude d’une telle situation et je crois bien m’en être sorti. Cependant, inévitablement, la foule, constituée de mon cher peuple si habitué à leur vie douillette, se mit à s’affoler. Certains se mirent à pleurer, d’autre à rapidement retourner aux châteaux. Je fus rapidement submergé de gens qui se mirent à me poser des questions, à dires toutes informations leur passant par la tête susceptibles de m’aider. Entouré, je tentai d’écouter toute personne, accordant plus d’attention à ceux qui voulait aider qu’à ceux qui voulait démontrer leur indignation à travers toutes sortes de questions dénués de respect.



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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 25 Déc - 13:50

Il était là, il venait les voir, il ne l'avait pas oublié, il tenait sa promesse. Sakura était heureuse de le voir, elle se leva rapidement et réalisant qu'elle ne devait pas s'approcher de lui sans éveiller les soupçons de ses compagnons, elle prit un sac et feignit de devoir aller chercher quelque chose au chateau pour revenir avec le lord et l'ammener au chef.
Tout semblait bien se passer. Sylvie s'approcha d'elle et lui fit la remarque que le jeune homme était plutôt bel homme et que si elle était plus jeune, elle irait certainement se présenter et puis c'était un excellent parti: il s'agissait du roi.
Sakura baissa la tête, comment faire la connaissance de quelqu'un que l'on connait déjà mais dont personne ne sait l'histoire? C'est assez compliqué, je vous l'accorde
.

"Ne serais-tu pas sous son charme, bien que tu ne le connaisse que depuis quelques minutes?"
"Sylvie! Laisse la petite, tu ne vois pas que tu l'embêtes avec tes questions." faisait remarquer grand mère.
"Mais non, elle ne m'embête pas, c'est juste que c'est compliqué... A vrai dire... cet homme... je le connais déjà. C'est le roi du chateau de coeur où je suis allée danser hier soir et une bonne partie de la nuit."
"Bah je comprends mieux, maintenant, pourquoi tu étais si gaie ce matin." répliqua Sylvie en souriant.
"Dis rien au chef, Sylvie, s'il te plait, il risquerait de ne pas prendre la demande avec plaisir."
"Quelle demande?"
"Celle que la troupe fasse partie de son peuple et qu'elle transporte avec elle le nom du chateau de carte." déclarait grand-mère.
"Tout à fait mais comment le sais-tu?"
"Depuis le temps, que tu es avec nous, tu devrais savoir que rien n'échappe à grand-mère et à sa boule de cristal" soupira Sylvie alors que grand-mère rigolait comme une enfant.

Soudain, le char se mit en route avec Abel, le chef et le roi à l'intérieur et alla percuter contre un homme. Sakura lacha la robe et courut au char qu'Abel avait arrêté après une fausse manipulation, tout le monde sortit. La demoiselle avait été sur les lieux assez rapidement, le roi semblait le connaitre et quand l'homme se releva, il partit au grand galop vers le chateau avec l'autre homme. Des réparations, mais le char n'avait qu'une petite égratignure, rien de plus. Mais quelque chose d'innatendu se fit entendre: un meurtre au chateau.
Sakura se raidit d'un coup, peut être l'avait-on vu agir, mais peut importe. Elle regardait le roi inquiéte. Et s'il la soupçonnait? Elle était venue au chateau et dans la même nuit, il y avait un meurtre. Comment ne pas la soupçonner?
Elle fut prise de panique et s'enfuia de ce lieu où le peuple commençait à affluer vers le roi pour parler
.

La demoiselle se trouva à l'écart, près d'une fontaine, elle s'y laissa tomber toute tramblante.
"Un meurtre? Non, je ne peux pas le croire et pourtant c'est vrai. Si des personnes m'ont vus aller au chateau, on m'accusera de meurtre, mes compagnons prenderont ma défense et la vérité serait dévoilée, le chef refuserait catégoriquement d'entendre sa proposition, je serais peut être renvoyée du groupe, tuer pour meurtre ou pour complicité de meurtre."

Sakura était totalement déboussolée, une peur inconsidérable se tenait en elle, une joie de voir le prince l'avait auparavant emplie mais elle avait disparu. Que devait-elle faire? Fuir ou rester? Aller voir le roi ou la troupe? Tout dire ou se taire? Elle ne savait pas qu'elle attitude prendre et elle espérait qu'on viendrait la chercher, qu'il viendrait la chercher.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Lun 23 Jan - 15:10

Pff et allez-y.Il se demandait s'il n'était pas arrivé dans le pays où tous les êtres naifs se réfugiaient, parce que là, il avait presque envie de retourner se coucher.Oui y a un meurtre mais tout va bien, retournez à vos occupations, au passage, si vous avez le moindre indice n'hésitez pas! Ah elle est belle la justice ici, peuples d'incultes. Cerises sur le gâteau, une jeune fille partit en trombe. À coup sûr quelqu'un allait s'en rendre compte. Mais non, ce peuple était collé aux paroles du jeune homme.

'Cette fille n'est pas nette, non pas nette du tout. Mais un assassin!

A tout hasard il traversa la foule et se tint là ou se tenait la fille bizarre. Son instinct et la logique lui disaient d'entrer. Après tout, si elle vivait dedans, il trouverait ce qui la perturbait chez-elle non? Sans autre argument il entra.

Tout le monde était massé à la fenêtre ou en train de faire les cents pas. Bien trop occupés pour faire attention à lui. Parfait, son travail irait plus vite.


'Voyons voir, le meurtre a eu lieu hier au soir, donc, si elle devait cacher quelque chose ce serait... ici!

Il se dirigea vers la pile de vêtements et foulla rapidement le tas de vêtements.

-Tu cherches ceci?

Sa tête tourna si vite qu'il faillit se rompre le cou, devant lui, une petite vieille tenait une paire de chaussures qui captait ou reflétait la lumière par endroits, assurément il s’agissait d’un indice irréfutable.Il redressa ses bésicles.

-Et allez vous me les donner?

-Naturellement!

Il prit les chaussures et les rangea dans son sac, puis il toisa la vieille personne, tentant de l’évaluer. Le moins qu’il puisse en dire, c’est qu’elle n’était pas normale.

-Je suppose que des remerciements sont de circonstance.

-Probablement, mais pas ici et sûrement pas vous.

-Je ne comprends pas!

-Tiens c’est une première! Mais je doute que vous soyez venu pour m’entendre. Rassurez vous, si vous partez, je ne monterais pas sur mes grands chevaux.

Une étincelle d’amusement passa dans les yeux ridés de la vieille alors que Noctus partait après la jeune danseuse.

Il manqua son monologue et s’appuya nonchalamment devant la fontaine.


-Hé bien, hé bien, voilà une attitude plutôt suspecte pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher!

Spoiler:
 
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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Mar 24 Jan - 12:06

Alors que Sakura se tenait toujours près de la fontaine sans savoir quoi faire, elle entendit une voix derrière elle. Cette vois, elle ne la connaissait pas, ce n'était ni le roi ni ses compagnons de voyage. Sakura se retourna alors et vit apparaitre un homme qu'elle avait déjà vu mais où? Elle venait de le voir peu de temps avant, il était avec un autre homme lors de l'accrochage avec le char.
Des larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle ne put s'arrêter
.

-Que voulez-vous? finit-elle par déclarer après avoir réussi à calmer ses pleurs.

L'avait-il entendu? Probablement pas, il devait la prendre pour une suspecte, Sakura regarda derrière lui, le roi était toujours avec ses sujets, la troupe, elle, rentrait dans le char. Elle vit apparaitre le chef sur la porte et elle l'entendit l'appelez. Que lui voulait-il? Les choses allaient de mal en pis, elle devait se débarrasser de cet homme qui risquait de tout faire rater
.

- Écoutez, il est vrai qu'hier j'étais au château bien que je n'ai pas été invitée. Mais demandez au roi, si cela vous chante, il pourra vous assurer que j'ai passé toute la nuit à danser avec lui, ensuite, je suis revenue auprès de ma troupe. Qu'est ce que j'aurais eu comme mobile pour tuer ce garde? Je ne le connais pas et en faisant ça, j'aurais mis fin à tout ce dont je rêve, c'est totalement stupide. Maintenant, veuillez m'excusez, on m'appelle.

Sakura courut jusqu'au char dans lequel elle s'engouffra, s'excusant de son retard, prétextant qu'elle était partie remettre ses idées au clair, cette histoire de meurtre l'ayant totalement chamboulée.

- Mes amis, nous tombons très mal. déclara le chef.
- ça c'est sur, la troupe n'avait pas besoin d'une histoire de meurtre au moment où elle vient donnez une représentation. rajouta Abel.
- Vous pensez qu'ils pourraient dire que c'est nous qui avons commis le crime? demanda un peu effrayé Thomas

Le silence tomba tout d'un coup, personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer, comment prévoir si la justice ne retomberaient pas sur eux tous.

- Nous ne serons pas tout condamnés. Ils n'ont besoin que d'une personne. déclara Sakura. Je dois vous avouer quelque chose au risque de tout faire rater mais je préfère vous l'apprendre moi même. J'étais au château hier soir où j'y aie dansé une bonne partie de la nuit.
- Je vois. répondit simplement Georges. Tu veux dire qu'ils s'en prennent à la troupe, ce serait toi qui en paieras le prix?
- Oui.

Jamais la jeune fille n'avait été aussi sombre et si déterminé. C'était devenu un défi entre la danseuse et son chef, à celui qui tiendrait le plus longtemps. Sylvie intervint alors, déclarant que si la compagnie devait être impliquée, tous se serrerait les coudes mais qu'ils ne laisseraient jamais quelqu'un dans le besoin. Sakura la regarda intensément.

- Je sais bien Sylvie, mais il hors de question que la compagnie tombe. Chef, je démissionne.
-Tu n'as pas le droit.
- Sylvie, si c'est le choix de la petite, laisse la.
-Merci grand mère. Je suis désolée, je vous ait causé de nombreux soucis depuis que je suis enfant et maintenant ça suffit, je ne veux plus être une charge pour vous.

Sakura, passa au travers et commença à faire sa valise, il manquait une paire de chaussure.
-Grand mère? As-tu vu mes chaussures?
-Je les aie données à l'homme qui fouillait dans tes affaires.
-Je sais qui c'est. Merci.

Sakura sortit du char, son chapeau sur la tête, sa valise à la main. Au dehors, les sujets se dispersaient, il ne restait plus que le roi de coeur. Elle s'approcha de lui et déclara:
-Je suis désolée, je crois que votre projet pour la compagnie va tomber à l'eau. Je leur ait tout raconté et je vais m'en aller maintenant. On me soupçonne d'être coupable et je ne pourrais me défendre. Alors il y a deux possibilité: soit vous m'arrêter disant que c'est moi la criminelle soit vous me laissez filer en douce en arrêtant cet homme qui me prend pour le coupable.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Sam 28 Jan - 0:12

Je le savais, bien que je m’en étais quand même bien sorti, je n’avais réellement la situation en mains. Je n’agissais pas exactement comme un bon roi devait le faire et cela n’aidait surement pas. Mes paroles étaient quelque peu maladroites et je ne propageai pas un sentiment de confiance assez fort.

Cependant, il est bien important de mettre en contexte, ici, pour comprendre ma situation. J’avais 21 ans. Cela faisant seulement quelque année que j’étais roi, alors que j’avais acquis un tel poste sans formation aucune. J’étais passé d’un jeune adolescent sans préoccupation à un orphelin, pour finalement être à la tête d’un petit groupe de clochard, qui en l’espace de deux ans à peine, devinrent mille sujets sous mes ordres. J’avais appris à devenir un roi sans aucun guide, sans aucun professeur. J’étais d’ailleurs encore très jeune pour une telle responsabilité. Comme si ce n’était pas assez, ces derniers jours, j’avais réalisé que mon peuple ne voulait m’obéir avec une réelle ferveur, pour finalement avoir le cas d’un meurtre sur le dos. 21 ans, quatre ans d’expérience comme roi et, déjà, un cas de meurtre qui pouvait semer le chaos dans ce peuple d’irresponsable. Je tentais donc d’agir du mieux que je pouvais, dans l’espoir de calmer cette panique et de réduire au minimum les dégâts. Cependant, j’avais été devancé dans l’annonce de la nouvelle à mon peuple par un de mes gardes et avait dû précipiter les choses. La situation était déjà critique, la pression insupportable et je ne pouvais faire que de mon mieux… en espérant que ça soit assez.

J’écoutai donc tous les sujets sans apprendre des informations réellement utiles. J’ignorais complètement les mécontents, n’ayant nullement le temps de m’en occuper. Lorsque j’eu écouté tout les autres et qu’ils furent partis, cependant, je n’avais plus aucuns prétextes pour continuer à faire fi des critiques à mon sujets. Je dû donc leur répondre, avec, dans la voix, un ton qui trahissait tout mon énervement :


« Cette situation n’est facile pour personne. Je vous demanderais de coopérer et de retourner au château pour me faire par de vos opinions lorsque le problème sera complètement réglé. »
Devant l’accroissement de leur complainte, je réalisai bien vite que ces quelques mots ne seraient pas assez. Ces sujets étaient des irresponsables coriaces, pour lesquels un bon raisonnement ou un changement d’attitude inhabituel de ma part ne serait suffisant. Mes émotions ayant l’habitude de se manifester sans restriction, j’haussai le ton au dessus de leur cri et, tout en les foudroyant du regard, je lançai, avec mépris :

« Toute personne qui n’obéi pas à mon dernier ordre sera pendu sur la même potence que le meurtrier! »

J’aimais mon peuple. J’avais, depuis le début, une réelle intention d’agir pour leur bien. Cependant, avec la pression, leur manque de coopération et ma franchise, je n’avais pu m’empêcher de leur jeter ces mots à la figure. Au risque de le regretter plus tard, je fus cependant soulager de constater que cela eu l’effet escompté et de les voir détaler, en pleine frayeur, vers le château.

C’est à peu près à ce moment que la dame du dernier soir, celle qui avait su chercher mon cœur le temps d’une douce soirée, mais que j’avais dû subitement oublier par cette cruelle tournure d’événement, s’approcha et me dit ces mots :

« Je suis désolée, je crois que votre projet pour la compagnie va tomber à l'eau. Je leur ait tout raconté et je vais m'en aller maintenant. On me soupçonne d'être coupable et je ne pourrais me défendre. Alors il y a deux possibilité: soit vous m'arrêter disant que c'est moi la criminelle soit vous me laissez filer en douce en arrêtant cet homme qui me prend pour le coupable. »

Je regardai la femme, silencieux. Lorsque j’eu les bons mots en tête, je posai délicatement les doigts en dessous de son menton, lui fit lever la tête de façon à ce qu’on puisse se regarder directement dans les yeux et je dis, avec un doux sourire :

«Aucun de ces choix choix ne pourra être accepté, malheureusement. Je ne suis plus votre partenaire, aujourd’hui, car j’ai dû enfiler de force l’habit de roi, la charge de roi. En cette journée, une chose m’importe: trouver qui est le coupable. Ainsi, je ne vous accuserai pas sans preuve… d’un autre côté, je ne peux vous laisser partir non plus. Bien que cela me brise le cœur, je ne peux prendre le risque d’écarter la fait que toute personne puisse être le coupable. Je ne peux croire que vous l’êtes mais… pour être franc, je ne peux pas non plus croire que cet assassina à bien eu lieu et, pourtant, les faits sont là. Je vous demanderais donc, au nom du roi de cœur, de retourner dans votre char et de ramener toute votre troupe de façon à ce qu’elle reste dans le château jusqu’à ce que l’enquête soit conclue. »

Le regard trahissant ma peine, je rajoutai :

« J’espère que vous comprendrez… et que vous m’en voudrez pas trop. »

Sur ce, je laissai la danseuse et m’avança vers le château. Au passage, je rencontrai trois chasseurs, qui étaient accompagné de Lucas, un de mes gardes les plus costaux. Profitant de l’occasion, je m’approchai avant d’ordonner :

« Lucas, suivez donc cette femme jusqu’à son char, et assurez-vous que toute la compagnie de Sang de Loup retourne au château. »

« Mais, monsieur, ces trois hommes ont besoin de moi pour quitter le château, c’est vous même qui l’a dit… »

« Ouais! On l’a déjà réservé, c’te gars là! »

Rapidement, la colère montai en moi et, n’ayant aucunement envi de me faire répondre une deuxième fois ainsi, je répondis sans hésitation au barbu prénommé Alart qui venait de parler.

«Vous êtes jusqu’ici les seuls à sortir pour chasser depuis l’annonce du meurtre. Il doit y avoir encore plein de garde encore libre. Vous aller donc retourner au château et vous en chercher un autre.»

Voyant que le chasseur allait répondre, je rajoutai, sur un ton cassant :

«Ceci est ordre et je n’accepterai aucune protestation.»

Ces trois sujets était moins têtus que les contestataires auxquels j’avais dû faire face il y a peu et ils m’obéirent aussitôt, non sans ronchonner et montrer leur mécontentement. Lucas, que je savais très compétent et loyal, alla de ce pas exécuter mon ordre.

À nouveau seul, mon attention fut attirée par un homme, tout proche de la fontaine. En m’avançant vers lui, je ne puis d’ailleurs pas m’empêcher, malgré les circonstances, de contempler cette dernière. La fontaine en question était une magnifique œuvre qui datait d’avant la découverte du château et qui était étrangement encore en bon état. Sans aucune trace laissée par le temps, elle était située juste en face du château, à l’extrémité du jardin qui avait été aménagé par mon peuple. Cette dernière était constitué de quatorze gargouilles, tous suspendues au pilier qui se situait au centre de la fontaine, qui tenaient chacun une gourde par où sortait l’eau. Elle était d’une beauté à l’image même du territoire de carte : mystérieuse et sombre. À chaque fois que je posai les yeux sur elle, une grande fierté me monta à la tête. Sa vue me permis d’ailleurs de reprendre un de contenance et de me rappeler mon titre. J’étais l’autorité. Je devais guider les autres. J’étais celui qui devait maitriser la situation.

Je m’avançai, à nouveau calme, vers l’homme en question. C’était celui qui avait discouru juste après l’impact de Lys avec le train. Je ne l’avais jamais vu avant. Bien que c’était aussi le cas pour bien d’autre de mes sujets –occupé comme je l’étais et au nombre qu’ils étaient je ne pouvais tous les connaître- le fait que ce dernier n’était toujours pas entré au château avait attiré mon attention.

Je me retrouvai bien vite devant lui, attendre Le menton dans la main, pensif. Sans attendre plus qu’il ne le fallait, je commençai à le questionner :


«Bonjour… j’aimerais savoir… je ne vous ai jamais vu au château, je me trompe? Puis-je savoir quel poste vous occupez? À moins que vous ne soyez pas d’ici. D’ailleurs, qu’est-ce que vous faites à l’extérieur, sans garde? Vous devriez rentrer.»

Silencieux, je m’attendais à tous. Sa présence était suspecte et il y avait une certaine possibilité qu’il soit le tueur. Au aguets, je m’assurais, d’un coup d’œil, de la présence d’un garde à portée de vue. Par chance, il y en avait bel et bien un de posté à la porte du château. Pour une fois, la chance semblait me sourire et je fus fort reconnaissant de cette initiative.

Il était rare que mon peuple en prenne d’aussi bonne par lui même…
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Ven 20 Avr - 15:54

« Je suis Noctus, et non je ne suis pas de votre château. Je suis un marchant venu pour faire affaire avec vous mais le destin à fait que maintenant une toute autre mission m’occupe. Pour ce qui est de la troisième question, je restai dehors afin justement de recueillit des informations pour mon enquête. J’aimerais bien vous aidez à régler ce mystère… à moins que vous ne soyez vous même l’auteur de ce meurtre… »

Je ne pus qu’être exaspérer devant l’attitude hautaine du personnage. Avec tous ces sujets pris de panique, je pouvais très bien ma passer d’un type du genre. Malgré tout, il n’était pas, à ses dires, un sujets du château et, comme la troupe, sa présence dans une telle situation ne tenait peut être pas de la coïncidence. Je devais m’assurer qu’il ne s’enfuirait pas.

« Si vous voulez vous pourrez enquêter sur moi en questionnant mes plus proches sujets. Je vous conseille le valet de cœur. Quoi qu’il en soit, vous êtes aussi un suspect dans cette histoire et je vous demanderais de retourner au château. »

J’avais dit ces mots sur le ton de l’exaspération et c’est avec une expression sur la figure suivant cette même émotion que je le raccompagnai jusqu’au château. Je le confiai à un garde à l’intérieur de château pour que celui gardant la porte reste à son poste. Une fois fait, je me retournai vers le char de la troupe avec l’intention de les voir sortir. C’était les seuls encore dehors et j’avais bien hâte qui soient rentré. C’est durant cette attente que je crû percevoir un bruit venant de l’engin. Ne pouvant l’identifier, je prêtai l’oreille et me rapprochai un peu plus. Cela fonctionna et je pus découvrir quel était le bruit.

Des cris. Des cris de paniques venant du char de la compagnie Sang de loup.

Moi-même pris de panique à l’écoute de ces hurlements, je me retournai vers le garde pour lui ordonner d’aller en chercher d’autres afin qu’ils accourent vers la source des vociférations. Une fois fait, sans hésiter, sans attendre les renforts, je saisis l’épée du garde en question et me précipita vers le char. Si je me rendais à temps, peut être y trouverais-je le coupable. Peut être pourrais-je sauver des vies. Peut être pourrais-je sauver Sakura…

Toutes ces pensées me donnèrent du courage et je courrai de plus belle. Une fois arrivé, sans même avoir une considération pour ma propre vie, j’ouvrais la porte du char. À l’intérieur, je trouvai les passagers pris en otage par l’un des leur. Eux dos au mur, lui debout, les menaçant de son épée. L’homme armé approchait lentement la lame de la gorge du jeune prénommé Abel. L’homme armé s’apprêtait à en tuer un autre de sang froid.

L’homme armé, c’était Lucas.

Le garde à qui j’avais demandé de ramener les potentiels coupables du meurtre allait bientôt les assassiner. Je ne pouvais le croire…

Complètement sonné par la découverte, je restais comme ça, immobile. Intriguer par le bruit de la porte, sans toutefois baisser son arme, Lucas se retournai pour me voir. À ce moment, on était deux à se retrouver complètement paralysés. Moi, de terreur, lui, peut être de terreur, je ne pouvais vraiment en être sur, car ses yeux étaient complètement insondables. Je ne le reconnaissais plus. Je ne reconnaissais plus mon peuple.

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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Sam 21 Avr - 9:26

Sakura se sentait coupable, elle avait mis toute la troupe, tous les membres qu’elle considérait comme sa famille, elle les avait mis involontairement mis en danger. Elle avait donc tout dévoilé au groupe et s’était rendu près de son prince le priant de la laisser fuir car on l’accuserait certainement. Elle avait baissé les yeux car des perles d’eau salée affluaient aux bords de ses yeux mais le jeune homme lui relevait la tête en la prenant par son menton.
Voilà que son cœur recommençait à s’emballer, leurs regards se croisaient mais cette fois celui du roi était plus triste et froid. Sakura sentit ses joues se réchauffer, ses paroles étaient douces, il ne l’accuserait pas sans preuve.

La danseuse ne savait pas où se mettre, oui elle comprenait et tout comme lui, elle avait de la peine par rapport à cette situation. Il était jeune, un peu plus vieux qu’elle peut être mais encore jeune et il était déjà confronté à un meurtre et à tout ce qui allait avec. Il la lâcha et partit vers le château, la jeune fille toucha son menton puis posa un doigt sur ses lèvres avant de fermer les yeux. Elle n’avait pas put répondre, la pression de son cœur lui avait coupé tout souffle et toute parole.

Elle ne lâcha pas des yeux avant qu’un garde qu’elle avait vu parler avec le roi ne la retrouva et l’emmena au char assez violemment. Il lui prit le bras et la tira sans discontinu sur les quelques mètres qui les séparaient de l’engin métallique.


-Sakura ? Tu as changé d’avis.
-Nous devons rentrer au château, ordre du roi. déclara-t-elle tête baissée.

Le garde la tenait toujours. Elle leva la tête vers lui et lui demanda de la lâcher, elle n’irait nulle part et puis il commençait à lui faire mal. Le chef s’avança vers eux et voulut soulever le garde mais celui-ci envoya Sakura contre un mur et sortit son épée qui percuta le bras de George.

-Le premier qui approche sera coupé en morceaux. Déclara le garde qui ne contrôlait pas la situation.

Il en fallait plus pour impressionner le chef, Sakura, elle, était K.O. Elle avait tapé la tête assez fortement pour lui faire perdre connaissance, Sylvie se trouvait à ses côtés ainsi que Rita. Le chef voulut se battre et le garde qui était assez costaud le mit finalement hors-jeu. Des cris furent poussés afin de réveilleur l’homme et la jeune femme. Thomas, le violoniste, se cachait ; il n’avait jamais aimé le combat et préférait fuir. Alors que tous étaient autour du chef et de Sakura, le garde attrapa Abel par le col. Il les mit près du mur et approchait son arme de la gorge d’Abel.

Celui-ci ne savait plus quoi faire, la porte s’ouvrit et tous virent le roi. Sakura ouvrit les yeux difficilement et regarda la scène sans vraiment comprendre. Elle était au sol, le chef à côté d’elle. Sylvie, Rita et grand-mère d’un côté ; Abel de l’autre et Thomas caché sous sa couverture. A la porte se trouvait le roi de cœur. Elle comprit assez vite que sa famille adoptive était en danger et qu’elle devait agir.

L’homme avait tourné la tête vers la porte, elle en profita pour pousser Abel sur le côté et prendre sa place devant la lame. Elle avait agit sans vraiment réfléchir, George était déjà blessé, elle ne voulait pas qu’un autre membre soit blessé voir pire : tué.

La danseuse fixait l’homme armé, celui-ci se retourna et aperçut le changement de place. Il regarda la jeune femme et l’attrapa par la main afin de la placer devant lui, il avait rangé son épée et tenait maintenant un couteau au niveau de la gorge. Il lui murmura :


-Tu crois vraiment que le roi va tenter quelque chose alors que c’est toi maintenant l’otage. Tu sais, je m’en sortirais toujours. Je vais tuer le roi et ta troupe et je te ferais porter le chapeau ma jolie.

Sakura avait écarquillé les yeux, il était totalement fou cet homme, elle baissa les yeux et les ferma avant que ses épaules ne se mettent à tressauter, elle était entrain de rire. Son rire emplit tout l’air et déclara à son kidnappeur :

-Vous croyez vraiment que vous avez une chance contre nous ? Vous n’êtes pas le premier à vouloir me tuer et à essayer de me faire passer pour une coupable. Mais voyez-vous j’ai toujours eu de bons amis, une famille prête à tout pour m’aider. Alors arrêter vous-là et les sanctions seront moins fortes.

L’homme avait relâché un peu son étreinte et au moment où Sakura voulut s’échapper, Lucas, puisque tel était son nom, lui serra encore plus le bras et apposa son couteau contre sa gorge faisant couler quelques gouttes de sang puis les léchant. Un frisson parcourut le corps de la jeune femme, l’homme changea son couteau de main, lui lâchant le bras mais la tenant à la gorge. Il ressortit son épée et la pointa sur la troupe.


-Faites un seul pas et cette jeune créature ne verra pas demain.

Il posa un baiser sur le cou de la jeune femme qui regardait le roi de cœur, son regard s’emplit de larmes et de plus en plus fort et lui demanda pardon. C’était sa faute si on en était arrivé là. Tout était de sa faute.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Sam 21 Avr - 17:47

La situation allait de mal en pis. Alors que l’assassin avait détourné son attention de sa proie, Sakura en avait profité pour prendre sa place. C’était inévitable, devant la tournure des événements, devant le danger qui entourait sa troupe, cette femme de passion avait agit sous l’instinct, sous cette pulsion viscérale de protéger ceux qu’elle aime, même au coût de sa propre vie...

Elle était comme je l’avais vue. Comme moi, un être de passion…

Je découvrir par contre une chose surprenante sur elle, que je n’aurais pus prédire. Je pus voir en action le courage incroyable de la femme. Alors que le tueur la menaçait, elle avait fièrement répondu par un rire, suivit de quelques paroles trahissant toute la confiance qu’elle avait en sa « famille ». C’était si noble à voir… si beau… surtout pour un cœur sensible comme le miens.

Tout ça ne semblait plus réel. La réaction de mon garde, cette improbable situation, l’incroyable force de cette Sakura… je ne réalisais plus dans quoi j’étais. J’étais dans un autre monde. Un monde à la fois sans issus et rempli d’espoir.

Complètement figé, je ne pus m’empêcher de me précipité vers le garde lorsque, après une tentative de fuite de la part de l’hottage, il fit couler quelque goute de son fluide vital.
Je dû cependant m’arrêter en plein élan à ces mots :


« Faites un seul pas et cette jeune créature ne verra pas demain. »

Je ne savais que faire, cela allait bien haut delà de mes compétences, bien haut delà du frêle jeune adulte que j’étais. Je regardais Lucas, d’habitude si calme et obéissant, qui semblait savourer chaque secondes de la situation. Il léchait lugubrement le sang qui coulait, à la manière d’un psychopathe. J’étais complètement inutile, si faible que le tueur pus changer le couteau de main et menacer une fois de plus le reste de la troupe de son épée sans que je puisse rien y faire. Tout mon être semblait vouloir arrêter cette scène… mais en même temps il ne pouvait se résoudre à faire quoique ce soit. Après un effort titanesque, je ne pus que réussir à dire ce simple mot, le visage tordu par la tristesse :

« Pourquoi…? »

Avec un sourire dément, Lucas n’hésita pas une seconde à répondre à ma question.

« Pourquoi? Je vais te dire pourquoi. Parce que tu es allé trop loin. Au début, ce château était l’emblème même du plaisir, l’emblème même de la fête et de la liberté. Puis, tu t’es mit à tout changer. Tu as nommé des gardes, tu as commencé à chercher tes quatre as, mais, surtout… tu as commencé à nous menacer avec ta potence. On a vue dans ton jeu, cher roi. Tu es devenu une menace, un danger pour ton propre peuple. »

« Qui ça… on? »

« Nous, les rebelles. On est tout récent, cela fait à peine deux semaine qu'on s'est officiellement réunit. Nous sommes tous tes propres sujets. On s’est appelé les gardiens du rêve, puisqu’on protège le rêve que tu as bâtit, mais que tu es entrain de détruire. Tu ne peux plus… tu ne dois plus être à la tête de ce rêve, cher William. Nous nous sommes rendus à cette évidence en apprenant à te connaître. Ces derniers mois, nous avons appris à te connaître sous ton vrai jour. Tu es et as toujours été un roi égoïste, irresponsables. Pour t’apprendre une bonne leçon, je vais égorger cette pute avec qui tu as dansé, sous tes yeux. Tu peux dire adieu à cette conne…»

« AAAAAAAAAAAAAARG! »

L’enfoiré! Moi, un roi égoïste!? Moi, un roi irresponsable? J’avais tant donné pour mon peuple, tant travaillé pour ce fameux rêve! Comment osait-il? N’avait-il aucun respect? Aucune morale? Et, elle, une pute? Comment osait-il! Comment osait-il ainsi nommé la seule qui semblait digne de respect dans toute cette masse d’incompétent? COMMENT OSAIT-IL!

Je ne lui avais laissé de temps de finir sa phrase et je m’étais précipité vers lui, l’épée dirigée vers son cœur. Malheureusement, la suite des choses ne se passa pas comme prévu et pris une tournure bien étrange. Lucas, sans crier gare, poussa Sakura sur moi, me déstabilisant complètement. Je dû baisser ma garde et la saisir de l’autre bras, avant de la pousser moi-même pour ne pas qu’elle se fasse empaler par l’épée de mon adversaire. N’ayant le temps d’éviter le coup maintenant directement dirigé sur moi, je réussis tout de même à prendre la lame dans l’épaule gauche au lieu du torse.

Je lâchai un cri de douleur je reculais de quelque pas, le bras blessé pendant, alors que l’autre levait l’épée vers mon agresseur.


« Ha ha… comme je l’avais prévu. Je suis désolé chère compagnie Sang de loup, je n’ai jamais voulu vous faire de mal. En fait, j’avais vu le roi vous regarder performer, mais aussi danser avec l’une des vôtres hier soir et, lorsqu’il m’avait demandé d’aller vous quérir, j’ai saisit l’opportunité. William Helt est un roi de passion. Il ne fallait que menacer ceux à qui il tient tant et l’insulter un peu pour qu’il soit dominer par sa rage et fasse un faux pas. »

Lucas cracha le sang avec dégout qu’il avait auparavant lécher sur Sakura avant d’enchaîné :

« C’est avec ça que vous avez dansé chère dame. Si vraiment j’avais voulu vous tuer, j’aurais eu amplement le temps de vous égorger et de bloquer le coup de ce fou. Vous seriez morte par son geste stupide. Par contre, votre majesté, vous m’avez surpris. Je n’aurais jamais crû vos réflexes aussi élevé. C’est donc vrai ce que l’on dit : si vous avez la fragilité de votre rang, vous avez tout de même plus de souplesse et de rapidité que vos propres gardes. Cependant… rapide ou non, réflexe ou pas… vous êtes maintenant blessé. Que ce soit le bras qui tient l’épée ou l’autre, il reste que chaque fausse manœuvre vous provoquera une intense douleur qui vous déconcentrera au moment fatal. Je ne peux perdre un duel contre vous en ce moment. Je serais celui qui mettra fin au jour du dictateur de cœur! »

Faisant suite à ses paroles, Lucas se précipita vers moi, déterminé à me tuer. S’ensuivit un duel à l’épée, que je jouai sur la défensive. Si lui il était habile avec l’arme et avait la force d’un vrai guerrier, ma vitesse à l’épée me permit de bloquer chacun de ces coups. Cependant, devant la force de ceux-ci, mon bras droit faiblissait de plus en plus. De plus, il semblait me forcer à bouger le plus possible en attaquant de toutes parts ce qui, comme il l’avait prédit, ravivait parfois la douleur de ma récente blessure. Il prenait pleinement avantage de la situation… il était peut être l’un de mes meilleur guerrier. À chaque cri de souffrance de ma part, le garde réussissait à me faire une nouvelle blessure, moins intense que la première, mais tout de même présente. Lentement, je saignais de plus en plus. L’issus du combat était évidente : j’allais mourir, découpé lentement… atrocement…
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Sakura
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 22 Avr - 8:59

Le roi de cœur était piégé, il ne pouvait pas attaquer au risque de blesser Sakura, la demoiselle ne savait plus quoi faire pour tourner la situation en leur faveur. Elle était face à un homme furieux et les explications ne tardèrent pas à arriver. Son prince les lui avait demandées et l'autre répondit que c'était de sa faute s'ils en étaient arrivés là, c’était parce qu’il avait voulu tout changer et mettre des règles.

Sakura baissa la tête, ses yeux remplis de tristesse, tout cela à cause d’une simple action et voilà qu’il annonçait sa mort. La troupe hurla son prénom et la demoiselle releva la tête, le roi lui fonçait dessus avec son épée, elle ne comprenait plus rien mais elle préférait bizarrement mourir de sa main à lui plutôt que celle du garde. Elle souriait tout de même, persuadé que l’autre allait s’en servir de bouclier humain. Mais non, il la lança sur le roi qui la rattrapa d’un bras en l’esquivant pour ne pas la poignarder. Ce n’était pas encore l’heure de sa mort, la troupe derrière soupira de soulagement.

Les membres de la troupe Sang de Loup ne savaient plus quoi faire, c’était la première fois que Sakura les voyait comme cela, ils ne pouvaient plus bouger et son cœur à elle battait de plus en plus vite en voyant la scène qui se déroulait sous ses yeux.
L’homme armé venait de blesser le roi de cœur et continuait de le blesser. La demoiselle sortit du char rapidement et s’y adossa. Elle se calma en prenant plusieurs inspirations et monta sur le toit du bâtiment mobile. Elle chercha dans les valises ce dont elle avait besoin, un pantalon et une chemise ainsi qu’un ruban pour ses cheveux. Elle s’habilla en homme et noua sa chevelure en une queue de cheval.

Elle redescendit et rentra dans le char, le combat faisait toujours rage et alors que le garde allait toucher une derrière fois celui qu’elle voulait voir vivre, elle attrapa l’épée du roi et s’interposa entre les deux hommes, bloquant l’attaque. Elle n’était peut être pas aussi doué qu’eux mais elle savait tout de même la manier. Elle avait appris lors d’une rencontre à se battre : il s’appelait Kennosuké, c’était un samouraï.

Ils s’étaient rencontrés après l’une des représentations, c’était dans la ville de Paladius. Une ville très charmante ressemblant plus à un village qu’à une ville, on y voyait plein de fleurs et d’arbres, les gens étaient toujours joyeux et elle rencontré le samouraï dans ce charmant cadre, il l’avait percuté car il ne regardait pas devant lui parce qu’il était poursuivi. Sakura l’avait aidé, ils n’étaient encore que des enfants mais il lui avait enseigné des mouvements de bases comme se défendre. Oui ce n’était qu’avec des bouts de bois à l’époque mais maintenant qu’elle était plus vieille, elle pouvait au moins éviter la casse en attendant que les soldats du roi interviennent.


-Vous croyez vraiment que vous pouvez faire ce que vous voulez ? ! Que vous pouvez tuer qui vous voulez sans en subir les conséquences ?! Vous croyez vraiment qu’en le tuant ça arrangera les choses ? ! Laissez-moi vous dire que si c’est votre pensée, vous n’êtes qu’un idiot.

L’homme baissa son épée et Sakura aussi, elle tenait le pommeau dans une main et mit l’autre à sa poitrine, elle regarda l’homme, des larmes coulaient le long de ses joues, elle n’avait pas pu les arrêter cette fois-ci mais elle continuait tout de même de parler.

-S’il n’est plus là pour donner l’exemple, le chaos s’installera et adieu au monde de la joie et de l’insouciance. Autre cas de figure, quelqu’un d’autre puis encore quelqu’un d’autre prendra sa place, tout homme cherche à prendre le pouvoir mais seuls quelques uns savent diriger un groupe et le roi de cœur en fait partie. Alors réfléchissez avant d’agir !

Son regard ne lâchait pas celui de Lucas, il ne devait pas comprendre pourquoi elle agissait comme ça. Pourquoi s’acharnait-elle à vouloir sauver un homme qu’elle ne connaissait que depuis la veille ? A quoi bon se battre ? Souhaitait-elle mourir ? Sakura elle-même n’aurait pas pu dire pourquoi, elle agissait comme toujours à l’instinct, comme elle l’avait toujours fait.
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Dim 22 Avr - 15:20

Pendant un instant, j’avais vraiment crû que c’était ma fin. Je faiblissais de plus en plus. Mes vêtements, maculés de sang, étaient méconnaissables. Mon bras droit commençait à devenir lourd et à perdre de la vitesse. Mon bras gauche, lui, me faisais souffrir le martyr. Si l’instinct de survie me donnait la force pour continuer à me battre, rapidement, mon corps ne pouvait suivre ce que mon esprit lui dictait. Je devenais de moins en moins précis dans mes gestes et Lucas en pris avantage pour me déséquilibrer. J’avais perdu pied et je tentai de reprendre l’équilibre alors que lui, le sourire au visage, se préparait à donner le coup fatal. Puis, quelque chose d’encore plus incroyable que tout ce que j’avais vu aujourd’hui arriva.

Alors que mon adversaire allait me transpercer la poitrine de sa lame, un homme s’empara de la mienne et pris ma place dans le combat. Sorti de nulle part, il ne semblait pas être un de mes gardes puis, en même temps, semblait savoir manier l’épée. L’homme était doté d’un grand courage puisqu’il était clair que ses capacités à se battre étaient bien inférieures à celles du gardien du rêve. Mais qui pouvait-il bien être…


« Vous croyez vraiment que vous pouvez faire ce que vous voulez ? ! Que vous pouvez tuer qui vous voulez sans en subir les conséquences ?! Vous croyez vraiment qu’en le tuant ça arrangera les choses ? ! Laissez-moi vous dire que si c’est votre pensée, vous n’êtes qu’un idiot. »

Cette voix… c’était… Sakura. C’était clair maintenant. Je la voyais bien à travers ce déguisement. La seule raison pourquoi je n’avais réalisé ce fait bien avant était qu’elle me faisait dos. Lucas, qui lui faisait face, mais qui n’avais pus regarder attentivement sous le déguisement puisqu’il avait été pris par le combat, semblait avoir réalisé ce détail flagrant en même temps que moi. Il baissa son épée, bien que toujours à l’affut d’un moindre mouvement brusque.

« S’il n’est plus là pour donner l’exemple, le chaos s’installera et adieu au monde de la joie et de l’insouciance. Autre cas de figure, quelqu’un d’autre puis encore quelqu’un d’autre prendra sa place, tout homme cherche à prendre le pouvoir mais seuls quelques uns savent diriger un groupe et le roi de cœur en fait partie. Alors réfléchissez avant d’agir ! »

Ainsi, en plus de toutes ses autres qualités… elle me faisait confiance? Ému par cette découverte, j’en vins les larmes aux yeux et les lèvres tremblantes. Pourquoi tous mes sujets ne pouvaient pas être comme elle? Pourquoi devaient-ils être comme lui…?

Les yeux emplis de rage, je détournai mon attention vers Lucas. Si les paroles de la femme m’avaient touché, il en était tout autre pour lui. Armé d’un sourire moqueur, il répondit à Sakura en ces mots :


« Naïve cette fille… vraiment naïve. Tu crois vraiment qu’après les risques que j’ai pris en devenant un rebelle, après les gestes extrêmes que je suis entrain de poser, un petit discours serait assez pour me faire changer d’idée? Je ne sais pas ce que tu es entrain de faire, mais tu n’as rien à avoir la dedans. Je te laisse la chance de te sortir du fumier dans lequel tu es entré. Lance l’épée à l’extérieur du char et laisse-moi m’occuper du roi. Si tu fais ça, je te laisserais la vie sauve. Sinon, le combat reprendra… et je crois que tu te doute de comment il va finir… »

L’ultimatum était lancé et Sakura devait faire son choix. Moi, pendant ce temps, je me préparais à toute éventualité. Je cherchai autour de moi un objet pouvant m’être utile et trouva une grande plaque de métal. Cette dernière servait surement pour des réparations provisoires d’un bris en attendant de trouver une ville où il pourrait réellement réparer leur char lors. Aujourd’hui, elle allait me servir de bouclier. Je tentai d’évaluer la situation en regardant par la porte toujours ouverte et je pus y voir une dizaine de gardes qui se précipitaient vers le char. Il y avait donc de l’espoir. Tout dépendait du choix de la femme. Si elle n’obéissait pas à Lucas, je pourrais me précipiter vers Lucas pendant qu’ils combattraient pour le déséquilibrer et ainsi le mettre hors d’état de nuire le temps que mes gardes arrivent. Si, par contre, elle acceptait, Lucas aurait amplement le temps de me voir arriver et de se préparer aux chocs. Entre moi, qui était gravement blessé, et lui, encore en bon état pour la bataille, ce serait moi qui se retrouverais par terre et il en profiterait pour me tuer une bonne fois pour toute. Ma vie était entre les mains de Sakura. Elle ne savait pas que les gardes arrivaient et, pour elle, désobéir à Lucas reviendrait à mettre définitivement sa vie en péril. Elle en avait fait déjà beaucoup pour moi et je comprendrais complètement qu’elle obéisse à ses ordres. D’un autre côté, j’espérais profondément qu’elle continu le combat et que tout cela se finisse pour le mieux…

Que vas-tu choisir, chère Sakura?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un intru au bal du roi   Lun 23 Avr - 6:36

Sakura avait le dos tourné, en ce fait, elle ne pouvait voir la réaction de celui qu’elle chérissait. Elle tentait par tous les moyens de raisonner Lucas, elle ne voulait pas de mort, elle avait vu trop de méchanceté depuis qu’elle était enfant.
Cet homme se tenait devant elle, il avait finalement baissé son épée mais les mots qu’il prononçait étaient autant d’épées qui transperçaient son cœur de part en part. Sakura ferma les yeux mais ses poings se serraient, les deux hommes pouvaient voir l’énervement la gagner et surtout Lucas car il pouvait voir son visage et ses sourcils se contractaient nerveusement.


-Vous savez déjà ma réponse alors pourquoi poser une question si imbécile ? Peut être parce que vous en êtes un. Si vous aviez plus d’esprit vous auriez déjà percé à jour les sentiments que j’éprouve pour cet homme que vous appelez dictateur mais vous n’en avez même pas la trace.

Elle avait rouvert ses yeux et ceux-ci fulminait, tout son cœur était en ébullition. Comment osait-il lui parler de cette façon, comment osait-il traiter le roi de cette manière mais surtout comment pouvait-il se permettre de la juger elle ? De la traiter de la naïve alors qu’il ne savait pas par quoi elle était passée. Quand on ne connait pas le passé des gens, on ne juge pas l’autre. Bon d’accord, c’est tout le contraire de ce qu’elle venait de faire mais il l’avait piqué si fort qu’elle avait répondu du tac au tac.

-Je ne vous laisserais pas l’achever si facilement mais ce combat ne se fera pas ici, vous avez mis trop de bazar dans ce lieu, allons dehors plutôt.


Elle avait vu les gardes au loin arriver il y avait peu, elle devait tenir occuper Lucas le temps qu’il vienne. Ce dernier sourit assez sadiquement et accepta la proposition, il passa devant le roi et le regarda avec un petit rictus. Sakura posa l’épée au sol et s’accroupit pour remettre l’homme assit.

-Je me doute bien que cette situation vous est inconfortable mais vous êtes trop blessé, je vous en supplie restez ici le temps que les gardes viennent. Je le ais vus tout à l’heure depuis le toit du char. Ne vous inquiétez pas, il ne m’arrivera rien, j’ai plus d’un tour dans mon sac.

Elle se releva et lui fit sourire, elle récupéra l’arme et sortit rejoindre l’autre qui l’attendait en riant. Si on lui avait dit qu’un jour il se battrait contre une femme, il aurait rit au nez de son interlocuteur. Cet homme était trop confiant en ses capacités et Sakura ne le supportait pas. Elle avait dit au roi que tout se passerait bien mais elle n’en était pas réellement sure, elle avait joué la prudence et priait du plus profond de son âme qu’elle tiendrait jusqu’à ce que les renforts arrivent. Elle avait lancé un regard en arrière et voilà que l’autre l’attaquait en traitre. Grâce aux mouvements de danse, elle arrivait à esquiver les attaques sans être blessée jusqu’à ce qu’elle se prenne l’épée sur l’épaule, elle l’avait effleurée mais suffisamment pour la blesser.
Elle l’avait attaqué en retour au niveau des côtes.


-Tu vas me le payer sale garce.
-Vous auriez du prendre des cours de danse, cela vous aurait permis d’esquiver et de me voir venir.
-Et celui-là tu l’as vu ?

Il abattit son épée et Sakura le bloqua au dernier moment. Pour toute réponse, elle sourit et se recula rapidement.
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