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 Le festival des victorieux

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Le roi de coeur
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MessageSujet: Le festival des victorieux   Sam 28 Avr - 15:25

Une semaine s’était passé depuis ma fameuse annonce. Le peuple était maintenant dans un état de paranoïa. On soupçonnait tout le monde. On voulait partir… mais ne pouvait vraiment le faire. Le nombre de garde avait doublé. Il y avait donc 72 personnes de moins pour reconstruire le château, 12 chasseurs de moins, 2 musiciens de moins, 3 cuisiniers de moins, 7 personnes de moins en charge des ménages et 4 personnes de moins en charge des vêtements. Toutes ces 100 personnes avaient été choisit pour devenir de nouveaux gardes pour leur loyauté apparente ou leur potentiel au combat. Dix des anciens gardes étaient maintenant postés dans le sous-sol du château à garder la prison de Lucas. Les gardes, d’ailleurs, n’étaient plus temporaires. C’était devenu des gardes permanents.

En sommes, mon château prenait une tournure radicale, une tournure militaire, pour faire face à ce groupe de rebelle qui ose se nommer les gardiens du rêve. Moi, pour faire suite à cette transformation, je m’apprêtais à aller chercher un homme qui pourrait entrainer tous ces gardes. Je cherchais ainsi un homme habile au combat, sur qui je pourrais me fier et qui pourrait enseigner à mes gardes l’art du maniement de l’épée. En d’autre mot, je cherchais le premier des quatre as.

De plus, pour pouvoir garder une longueur d’avance sur les gardiens du rêve, j’avais réalisé qu’il me fallait de la magie. Je voulais donc en même temps trouver des hommes sur qui je pourrais aussi me fier, maitrisant cet art.

Pour ce faire, j’avais ordonné, voilà de cela une semaine, peu de temps après avoir annoncé à mon peuple les nouvelles lois, à Théodore, l’un des marchants du château, de trouver un tel homme et un tel groupe et d’organiser une rencontre. Une fois Théodore revenu, il m’annonça que j’avais rendez-vous avec un certain Alaewin Lirodar et dix pratiquants de la magie dans une semaine. Alaewin voulait apparemment me rencontrer en plein « festival des victorieux », pour passer inaperçu dans une telle foule. J’étais ainsi parti dans l’une des quatre calèches du château en compagnie de ce Théodore.


« Le festival des victorieux se célèbre à chaque année durant deux journées entières. C’est une grande fête, où tout les marchants et les artistes de la ville se réunissent pour offrir leur services. La foule y est incroyablement dense, c’est probablement pour ça que Alaewin à choisit ce moment pour la rencontre. »

Durant tout le trajet, mon partenaire de route me donnait des informations sur la journée à venir. On était assis sur le banc du conducteur, qui était en l’occurrence Théodore. Je devais m’asseoir à l’avant puisque l’intérieur de la dites calèche ne servait pas à embarquer des passagers. Les quatre calèches du château servaient au commerce. Pour cela, l’intérieur ne contenait aucun banc et était remplis de produit de Carte.

« Ce festival sert à commémorer la victoire d’Uneni contre le royaume d’Anis, voilà de cela plus d’une centaine d’année. »

L’homme parlait beaucoup et sans arrêt. Pour la grande majorité de ce qu’il disait, ça n’avait pas d’utilité directe pour la journée qui s’en venait et ne servait que de frime de sa part. Par contre, je l’écoutais avec une grande attention. En apprendre sur Uneni, ma ville natale, me captivait. Si je savais déjà ce qu’était le festival des victorieux, je savais que tôt ou tard il allait m’apprendre des choses que je ne savais point.

« Pour ce qui est d’Alaewin maintenant. Pour bien comprendre qui il est, je dois vous expliquer comment fonctionne les grades des soldats d’Uneni, aussi appelé les hommes de l’Ordre. Pour devenir simple soldat, déjà, ce n’est pas aussi facile qu’au château de Carte. Tous hommes de l’Ordre se doit, minimalement, d’être capable de se battre avec une arme et d’être précisément spécialisé dans l’une de ces armes. Ça c’est la base et même les simples soldats se doivent d’avoir ça. Ensuite, lorsqu’un soldat se démarque par son courage, sa loyauté ou son esprit de leader, il devient un chef de groupe, car les soldats sont toujours répartit en groupe de dix. Si, par la suite, le chef de groupe fait montre d’une certaine capacité de stratège, il est promu au rang de Coordinateur. Les Coordinateurs on comme devoir de mener à bien une partie d’une plus grande mission. Ainsi, si l’armé, pour vaincre l’ennemi, doit trouver les espions, tuer deux comandants tout en protégeant le campement, par exemple, un Coordinateur s’occupera des espions, deux d’un commandants chacun et un autre de protéger le campement. Un Coordinateurs à ainsi, dépendamment des missions, une dizaine de groupes sous ses ordres. Ensuite, si le Coordinateurs se démarque encore par son talent de stratège, il devient Ordonnateur. L’Ordonnateur s’occupe d’une mission au grand complet et à ainsi tous les Coordinateurs prévu pour cette mission sous ses ordres. Par la suite, il y a les cinq Commandeurs, des maîtres stratégistes, qui se répartissent toutes les missions de la ville. Puis, tout en haut, il y a le conseillé de guerre, directement sous les ordres du roi. À côté de tout cela, on a les soldats d’élites. Ces soldats sont particulièrement entrainés et sont utilisés pour des missions particulièrement importantes ou difficiles. Pour atteindre ce prestigieux titre, il faut être bon au combat armé en général et être un maître avec une arme en particulier. De plus, il faut maitriser au minimum un sort. Ces hommes, qui possèdent leurs propres chef de groupe, reçoivent directement leur ordre des Commandeurs, du conseillé de guerre ou, à de rare occasion, de l’Ordonnateur. L’homme que nous allons rencontrer se trouve à être un soldat d’élite se démarquant dans sa propre faction! Il est connu pour être un maître du combat à l’épée longue ainsi qu’à l’arbalète! Pour atteindre un tel niveau avec deux armes à la fois, tout en pouvant se battre avec toutes autres armes et lancer un sort, il faut être un génie! »

Le feu dans les yeux et le sourire aux lèvres, j’avais écouté attentivement chaque parole de Théodore. Peut être que je venais de trouver celui qui pourra nous sauver! Peut être que je venais de trouver l’homme que je recherchais depuis un bon moment déjà!

Théodore continua ainsi de parler durant tout le voyage. Pendant une heure durant, il m’en apprit sur la ville que je ne connaissais si peu mais que j’aurais dû connaître. Puis, nous étions arrivés. Devant nous se tenait l’immense muraille qui encerclait la ville. L’entrée fut rapide, puisque mon compagnon, habitué d’entrer à Uneni, connaissait l’un des gardes. Urtos – c’était son nom- ne fit ainsi pas de cas à me voir armé d’une épée et ne fit qu’une rapide visite dans la calèche. Il nous indiqua ensuite où aller porter cette dernière. Nous avançâmes ainsi dans les plus larges artères de la ville jusqu’à arriver à un grand rectangle de pavé dépourvu d’habitation. Tout autour se tenait plusieurs commerces qui semblaient vides en cette journée. Je reconnu le quartier marchant Est, où j’avais donné mon fameux discours pour amener des gens avec moi au château. Revoir cet endroit m’ému aux larmes et me permis de réaliser tout le chemin que j’avais parcouru. Je n’étais revenu à Uneni depuis le « réveil »…

Il était plus que temps que je revienne…

Le quartier avait été rempli de calèches de visiteurs et de nombreux gardes surveillaient les moyens de transport pour s’assurer qu’aucun voleur ne profite de l’absence de leur propriétaire. On laissa notre embarcation sans trop d’inquiétude et se rendîmes à la fête à pied. Dans ces dédales de rues dont je ne connaissais pas la moitié, j’étais assez content d’avoir demandé à mon guide de m’accompagner. Il semblait connaître les moindres recoins. Sans se tromper de rue une fois, il nous conduisit jusqu’à un autre quartier semblable au dernier, si ce n’était qu’il était au moins cent fois plus gros. Lui aussi entouré de commerce, il était cependant collé à l’arrière du château. Je me souvins, avec une bouffé de nostalgie, quel était cet endroit après un moment. C’était la place du discours. C’était là, du haut de son balcon, que le roi donnait ses discours au peuple entier. La place était ainsi immense pour que toute la ville puisse s’y réunir. Je regardai le château un moment, perdu dans ma contemplation. Il était immense, démesuré, si grand que le château de Carte avait l’air d’une simple chaumière à côté de lui. Attiré par le bruit, je dû cependant lentement détourner mes yeux du gigantesque palais de pierre blanche pour observer la foule qui se massait. Ça aussi, c’était quelque chose à voir. Chaque mètre carré semblait occupé par une personne, un stand ou une scène de spectacle extérieure. Tous les commerçants, les amuseurs publics et leurs clients semblaient s’être réunis pour profiter au maximum de cet événement de grande envergure. Devant cette masse compacte, j’étais un peu perdu. Excité d’être revenu dans ma ville natale en cette période festive, j’avais un peu oublier qu’est-ce qui m’avait amené ici. Puis, je fus ramené à la réalité par Théodore :


« Souvenez-vous, Alaewin nous à donné rendez-vous à côté de la tente de la vendeuse de potion nommé Stella. »

Oui, c’était exact. Le soldat d’élite nous avait donné rendez-vous devant l’un des commerces de fortunes : la tente de Stella. Nous devions ainsi trouver une tente, caché en quelque part dans toutes ces forêts de corps et de commerce. Nous ne pouvions qu’avancer à tâtons dans la foule, en espérant voir un bout de tissus conique ressortir du tas au loin.
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Sakura
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Dim 29 Avr - 6:27

Sakura était assise dans le char, entrain de confectionner une nouvelle robe. Pourquoi ? Parce qu’ils allaient participer au festival des victorieux, ce n’était pas la première fois qu’ils se produisaient à Uneni, ce ne serait pas la dernière non plus mais le chef, ayant eu vent que la fête se déroulerait d’ici peu, avait décidé de mettre le cap sur la cité.
Sakura s’occupait donc de fabriquer son costume spécial pour l’occasion. Elle ne savait pas si les habitants aimeraient ou non mais elle avait envie de changer de danse. Quelques heures plus tard quand ils arrivèrent dans la ville, elle avait terminé le travail. Elle se leva et apporta la tenue à grand-mère.


-Très bien Sakura, tu es aussi douée que moi maintenant.
-Ah non, c’est faux ! Je n’ai pas ton talent même si je me débrouille.

Le char s’arrêta net et des gardes entrèrent, ils firent le tour des installations puis descendirent et l’engin métallique se remit en marche, ils allaient s’installer sur la place, devant le château, ils avaient eu une autorisation. Abel avait de la famille qui travaillait dans le château et certaines personnes connaissaient certaines autres qui avaient de l’influence, c’est comme cela qu’ils avaient eu leur place. Le chef était certain qu’ils feraient une bonne recette durant les deux jours à venir car la fête amenait plein de gens de divers horizons.

Sakura partit dans les rues à la recherche d’une boutique que Thomas lui avait indiquée. Elle finit donc par la trouver et entra doucement. Un homme âgé se tenait assis derrière un comptoir, elle cherchait un disque de musique, mais pas n’importe lequel. Elle expliqua à l’homme la musique dont elle ne connaissait pas le titre et lui demanda s’il avait au moins la partition. L’homme voyant très bien de quelle musique elle parlait alla dans la pièce derrière et revint avec un fin carton. Dedans se tenait un disque. En son être intérieur Sakura sauta de joie. Elle avait la musique qu’elle avait entendue à ce même festival des années plus tôt.

Cela lui rappelait tant de souvenirs. Elle n’était encore qu’une enfant pourchassée par celui qui voulait la tuer à l’époque afin de profiter de l’héritage et cette musique l’avait enchantée, la compagnie à cette époque avait traversé la ville sans se soucier du festival et n’y avait fait qu’une pause pour acheter certaines provisions mais en chemin, la demoiselle avait été charmée par la musique. Il s’agissait en fait de l’hymne de la ville qui avait été jouée en l’honneur du roi.

Ils avaient passés la journée à s’entrainer et voilà que le grand jour était arrivé, ils feraient une représentation dans l’après-midi, jusque là, ils avaient quartier libres. Sakura attrapa son sac à main et sortit faire un tour, elle passa devant les étales, aida plusieurs commerçants qui ne s’en sortaient pas à ramener des produits et se retrouva finalement devant une tente de potions. Elle entra et se retrouva dans un univers différent du sien. De nombreuses senteurs se mêlaient les unes aux autres et la demoiselle se mit à parler avec la gérante du nom de Stella, elle lui expliqua comment elle fabriquait les potions et à quoi elles pouvaient servir.

En sortant de la tente, elle percuta deux hommes auprès des quels elle s’excusa rapidement avant de reprendre sa marche, elle n’avait pas fait attention à qui elle avait à faire et pourtant elle connaissait l’un de ces hommes : le roi de cœur.
Sakura continua son chemin, regardant les étales tout en pensant au roi. Que faisait-il ? Où était-il ? Elle se dit qu’il devait avoir du travail pour trouver les gardiens du rêve car en une semaine, il n’avait pas put les trouver tous, au mieux un ou deux mais pas plus.

Elle finit par retourner au char où tout le monde déjeunèrent avant de monter sur scène. La musique de la compagnie Sang de Loup commença, le char avait déployé sa scène et tout le monde entamait les paroles. Les artistes se succédèrent les uns après les autres.


-Mesdames, messieurs, veuillez accueillir l’étoile de la troupe : Sakura.

La musique fut lancée et Sakura commença la danse, ses bras et ses jambes bougeant au gré de la musique, certaines personnes du château s’étaient mises sur les balcons pour voir les artistes. Le public semblait conquis par la performance et le choix de musique. La fine robe semblait plaire aux jeunes gens et quand la musique atteignis son apogée, Sakura tira sur le bas de sa robe dévoilant au public, une autre tenue : celle d’une ballerine. Et la jeune femme continua de plus belle la danse jusqu’à la fin de la musique où elle se positionna comme au début de sa performance.
Le public applaudit le spectacle fortement et comme l’avait prévu le chef, la recette fut très bonne.

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Le roi de coeur
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mar 1 Mai - 15:53

« La tente devrait bleu et décoré de motif. Alaewin m’a dit, il me semble, que les motifs étaient des spirales rouges… ouais, c’est ça, des spirales rouges… »

« Je pourrais savoir comment Alaewin a fait pour être certain de la présence d’une telle tente? »

« Quand je l’ai rencontré, il était venu avec l’un des dix pratiquants de la magie que je veux vous faire rencontrer. Le plus puissants des dix, devrais-je dire. J’ai trouvé tous ces jeteurs de sorts par moi-même individuellement… sauf celui-ci. Apparemment, il s’appelle Grégoire. Grégoire est le neveu de Stella, la vendeuse nomade. Il savait bien qu’elle serait là cette année et connaissais l’allure de sa tente. C’est donc lui qui nous a proposé le lieu de rendez-vous. »

La réponse avait prise du temps avant d’arriver. Parler avec ce Théodore était une vraie épreuve de patience…

« Je crois que… oui, je la vois! »

Finalement, je l’avais trouvé. La fameuse tente était située à quelques dizaines de mètres de nous seulement, cachée au fond de la foule. J’étais bien heureux de l’avoir enfin trouvé et je m’avançai vers cette dernière… pour me faire bousculer par une cliente qui sortait. Surpris par la rencontre, je me retournai pour confirmer mes doutes : celle qui venait de me bousculer n’était autre que Sakura. Un sourire triste sur le visage, je fus bien amusé de ce coup du destin.

En regardant Sakura s’en aller, je pus remarquer que l’on voyait le char de sa troupe d’ici. J’étais condamner à attendre que le soldat arrive sans me déplacer, mais rien ne m’empêchait d’observer le spectacle en attendant!


« Théodore, c’est bien ici qu’il faut l’attendre? »

« Oui, sir. Malheureusement, il n’y a pas de banc pour s’asseoir par contre… »

« Peu importe, j’ai bien mieux : un spectacle pour me divertir! »

Le sourire béat, je pointai à mon guide le fameux char.

Nous dûmes attendre un moment avant de les voir sortir, pendant lequel on observait les gens passer et que j’écoutai mon sujet parler :

« Il y a une autre chose bien importante que vous vous devez de savoir avant cette rencontre pour ne pas avoir l’air d’un étourdi. On rencontre des adeptes de la magie et je dois donc vous enseigner la base de la magie. »

Le sourcil levé en signe d’intérêt, je me retournai vers l’homme.

« Vous savez, la magie est séparée en quatre grandes familles. Ces familles sont caractérisées par la source d’énergie utilisée, en d’autres mots, par où l’on prend la magie. Parce que vous savez, la magie -ce qu’on appelle aussi l’énergie spirituelle- se trouve partout. Elle se trouve dans l’eau, dans l’air, dans la roche, elle forge le monde et ses lois. Elle forme aussi notre esprit. L’utilisation la plus commune de cette énergie est tirée de l’énergie même du jeteur de sort. On l’appelle la « magie brute ». C’est avec elle que les magiciens peuvent créer des choses, se doter de pouvoir surnaturel où contrôler les éléments, par exemple. Ensuite, il y a la sorcellerie. Cette magie tire son énergie de l’âme des autres. Ainsi, un sorcier peu utiliser l’énergie même d’une armée pour les bénir où les maudire. L’utilisation la plus terrifiante de cette magie est le contrôle d’autrui, puisqu’en maitrisant l’âme d’autrui, on peut apprendre à le contrôler. Puis, il y a la nécromancie. Un nécromancien utilise l’énergie dissipée de l’âme des morts. Il peut même reconstituer l’âme en question pour, par exemple, communiquer avec elle. La quatrième famille est celle des sceaux. C’est la magie la plus complexe à maitriser. Elle utilise l’énergie du Tout, de la nature, pour modifier ses lois, dans le monde au complet où dans une zone précise. Un maître de sceau peut, par exemple, faire en sorte que la colère créée littéralement du feu, enflammant tout ceux envahit par un tel sentiment. On dit cependant que manipuler ainsi le monde est particulièrement complexe et dangereux, car une seule petite erreur peut amener une catastrophe d’ampleur mondiale. »

Mon attention était rivée sur Théodore. J’attendais chaque parole avec une grande excitation. La magie… m’était si inconnu…

Puis, l’attention de mon guide fut attirée par la musique venant du char. Le spectacle allait commencer et il arrêta de parler pour mieux l’écouter.

Un peu déçu de ne pas pouvoir en apprendre plus sur cette fameuse magie, je fus cependant consoler par les numéros de la compagnie Sang de Loup. Le spectacle m’entraina et j’en oubliais ma déception. J’appréciai particulièrement le numéro de Sakura, qui avait eu l’audace de présenter quelque chose de nouveau. Ce fut particulièrement divertissant. Lorsque cette dernière changea son habit, je fus subjuguer par ce changement subit de ton. Je passai une fois de plus un bon moment avec eux, puis ce fut terminé. C’est en applaudissant que je l’entendis, juste derrière moi.


« Ils ne sont pas si mal! »

Je me retournai, surpris, pour apercevoir un grand et solide gaillard, l’épée longue rangé dans son fourreau qui pendait à sa ceinture et l’arbalète attaché dans le dos, entrain de manger une pomme. Il n’y avait aps de doute, l’homme était un guerrier, mais son allure décontracter ne représentait pas l’image que je m’étais fais d’un soldat d’élite. À côté de celui-ci se tenait un homme de même taille, plus frêle, mais non moins confiant. Les deux hommes m’offrirent leur main et le premier se mit à parler.

« Vous devez être le roi de cœur. Je suis Alaewin Lirodar et voici Grégoire Kiria. Nous sommes enchantés de faire enfin votre connaissance. »

« Moi de même! Attendiez-vous derrière nous depuis longtemps? »

« Non, cela fait à peine cinq minutes. J’ai vu que le spectacle se finissais bientôt et j’ai voulu vous laisser voir la fin. »

« Bien aimable à vous! Maintenant que vous voues êtes manifesté, par contre, nous pouvons enfin parler de choses sérieuses! »

Alaewin me sourit gentiment, puis il me proposa de la main d’entrer dans la tente après avoir croquer une nouvelle fois dans son fruit.

« À vous l’honneur »

La tente était un peu petite pour quatre personnes. Stella, la vendeuse au teint basané, ne semblait pas faire de cas de nous voir et se contentai d’hocher la tête vers son neveu. Puis, une fois rentré, je commençai à poser mes questions :

« À ce que Théodore m’a dit, vous seriez intéressé de devenir l’un de mes sujets. Puis-je savoir pourquoi un noble soldat comme vous voudrait changer de camps? »

« Pour la fierté, l’honneur. »

Voyant l'expression sur mon visage, l’homme sentit le besoin d’expliquer :

« Vous voyez, je suis né dans la prestigieuse famille des Lirodar. Depuis que je suis petit, j’ai été formé afin d‘être un puissant guerrier. Dans cette famille, on apprend au gens l’importance de l’honneur. Mon but, donc, depuis que je suis jeune, est de faire honneur à mon nom. Si je suis entré dans l’unité d’élite de l’Ordre, c’était dans cette optique. Cependant… ces dernières années… »

Il chercha ses mots pendant un moment, pendant le quel il prit une autre bouchée de pomme, puis enchaina :

« Depuis votre fameux « réveil », tout le monde se met être plus actif, à s’intéresser à tout et à aller de l’avant. Il y en a cependant une poigné qui ne suit pas cette révolution. Parmi ces gens, il y a le roi. »

« Votre roi? »

« Oui. Tout le monde le sait. C’est un obèse qui ne fait rien pour son peuple. Il est lâche et ne prend aucune décision significative. Le peuple même se met à se soulever pour qu’il soit détrôné. Protéger et être sous les ordres d’un tel homme, même si c’est dans la prestigieuse armée d’Uneni, n’est plus ce que j’appelle une position honorable. … mais ne vous m’éprenez pas, je ne suis un rebelle pour autant! »

« Un rebelle? De quoi parlez-vous? »

Ce fut Théodore qui répondit à cette question.

« Un an après votre « réveil », un groupe de rebelle s’est mit à prendre tranquillement de l’ampleur dans Uneni. Leur but est de détrôner le roi d’Uneni. »

Amer, je répondis :

« Comme les gardiens du rêves… »

« Oui, si l’on veut, sauf qu’ils sont beaucoup plus imposants. De nombreux hommes du peuple participent publiquement à ce mouvement et se batte à visage découvert contre la couronne. Leur porte parole, Redis Fredor, est d’ailleurs un ancien espion, un maître du déguisement, du camouflage et de la course urbaine. L’armée n’a jamais réussis à l’emprisonner, à la différence des autres militants du peuple. Puis, il y a ceux qui militent dans l’ombre. On sait que de nombreux nobles et bourgeois influents milites pour la cause aussi, et tire les ficelles en secrets. On raconte que même les militants du peuple ne connaissent pas leur identité. Tout ce groupe de rebelle se fait appeler, grâce au roi, la Honte d’Uneni. Apparament, même eux s’appelle par un tel nom.»

« Oui, exactement. Donc, tout en ne voulant plus combattre sous les ordres du roi, reste que je ne fais pas partie de la Honte. C’est juste que je pense qu’il serait plus honorable que je sois sous les ordres de l’homme qui a changé la face d’Uneni que sous celui qui est entrain de la faire stagner, peut importe l’ampleur de l’armée qu’il possède. »J

J’hochai de la tête lentementé Je comprenais ce qu’il me disait. Son ami enchaina :

« Et moi, je suis Alaewin partout! Ce n’est pas plus compliqué que ça! »

Souriant, je continuai à hocher de la tête, puis je répondis :

« Parfais… donc vous pourriez entrainer mes hommes et devenir l’un de mes gardes personnels… j’ai aussi appris que vous maitrisiez la magie… vous pourriez l’enseigner. »

L’air un peu embarrassé, Alaewin se gratta la tête avant de répondre :

« Et bien… je ne suis pas vraiment doué… j’ai eu beaucoup de difficulté à maitriser le sort que je connais et ce n’était que pour entrer dans l’unité d’élite… »

Je me retournai vers Grégoire, qui dit :

« Moi, je maitrise bien la magie… mais je ne garanti pas que je pourrais l’enseigner. Je pourrais essayer, mais ça serait une première… »

J’avais eu les réponses à mes questions. À savoir si Alaewin était vraiment un soldat d’élite et si Grégoire maitrisait vraiment la magie… je faisais confiance à Théodore. Il ne m’en fallait pas plus pour prendre ma décision.

« D’accord… et bien dans ce cas, bienvenu dans la grande famille de château de Carte! Alaewin Lirodar, je vous proclame As de carreau, et vous, Grégoir Kiria, chef du groupe de magicien du château! »

Le premier, toujours aussi décontracté, sembla accepter cette décision sans vraiment apporter tant d’importance à ce changement radical sans sa vie. Le deuxième me souris, bien heureux de cette nouvelle.

« Donc vous avez jusqu’à midi demain pour finaliser votre départ. À midi, vous devrez nous retrouver au quartier marchant Est. »

Les deux hommes partirent, puis je fus retenu par Théodore. Celui-ci me fit savoir qu’il nous restait les neuf autres pratiquants de la magie à rencontrer. Nous restâmes donc dans la tente, à recevoir les neuf futurs sujets du château. J’appris ainsi qu’il y avait trois sorciers et six magiciens. Tous n’avaient qu’un seul sort à leur actif. La rencontre ne pris pas beaucoup de temps et, une heure plus tard, j’étais enfin sorti. Je dû ensuite me séparer de Théodore, qui avait son travail de commerçant à faire.

Je me retrouvai seul, sans garde… mais c’était prévu. Je ne faisais plus confiance à personne au château, si ce n’était quelques exceptions comme mes quatre Valets. Je m’étais donc dit qu’il fallait mieux partir avec le strict minimum… en espérant que ça ne tourne pas mal. De toute façon, dans le pire des cas, j’avais une épée… et je savais me battre.

Complètement libre jusqu’à demain midi, je me décidai d’aller dire bonjour à cette Sakura. Le hasard nous avait fait rencontrer dans un lieu moins troublé que la dernière fois et je comptais bien en profiter! J’espérais cependant qu’elle soit encore dans le char, même après l’heure qui venait de s’écouler depuis leur représentation.

Je m’avançai donc dans la foule vers le char. J’appréciai le fait de passer inaperçu. Mes habits de civil et mes faibles apparitions publics à Uneni me permettait de participer au festival non entant que roi de cœur, mais bien entant que William Helt. Peut être qu’au fond, c’était la meilleur protection, encore mieux que tous les gardes du monde…

Lorsque je me retrouvai devant la porte de la demeure mouvante de la compagnie de Sang de Loup, je dû sortir de mes pensées, puis je cognai gentiment à la porte, attendant une réponse de cette troupe que j’appréciais tant.
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Sakura
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 2 Mai - 9:24

Sakura venait de sortir de scène et pendant ce temps, Rita et Abel passait parmi les gens avec des paniers afin de récolter les dons. Une excellente recette et tout le monde la fêtait, tout le monde sauf la danseuse. Elle était montée sur le toit du char et s’y était allongée, ne se sentant pas l’âme de festoyer. On l’appela manger mais elle refusa la proposition, les garçons se regardant, ne comprenant pas son attitude. Pourquoi agissait-elle comme cela alors que c’était grâce à elle en grande partie qu’ils avaient eu autant d’argent ? Mais ils ne se soucièrent plus de la jeune femme une fois passés à table.

*William. Où es-tu ? Si tu savais comme tu me manques.*

Après le repas, tout le monde se coucha afin de décuver. Rita, quant à elle, vint rejoindre Sakura sur le toit.


-Qu’est ce qui ne va pas Sakura ?
-Rita ? Oh rien, ne t’inquiètes pas.
-Tu mens ! Je te connais, on te connait tous et tu ne vas pas bien.
-Oui, tu as raison Rita, je ne vais pas bien. Je pense à William : le roi de Carte….

Rita s’assit près d’elle et regarda le ciel, il faisait un temps splendide, puis elle demanda à Sakura si elle l’aimait. La jeune femme sentit ses joues devenir toutes rouges et baissa la tête, la petite qui n’était plus si petite que ça maintenant avait visé juste. Oui, elle était amoureuse mais n’était pas certaine que ses sentiments soient partagés et vu ce qu’elle avait fait, elle doutait qu’il accepte de lui reparler un jour. Sakura expliqua ce qu’elle ressentait et Rita ne la stoppa nullement. Quand elle eut terminé de parler, la jeune fille lui conseilla d’aller se balader en ville. Elle avait vu un endroit super cool.

C’était un peu plus haut dans la ville, il y avait un rempart et on avait une vue merveilleuse sur la mer et c’était au bord d’une falaise. C’était vraiment incroyable et elle lui conseilla d’y aller. Sakura la remercia et y alla de suite. Elle sortit du char en prenant son sac à main et se mit en route pour l’endroit indiqué. Peu après, quelqu’un toqua à la porte du char. La jeune fille vint à sa rencontre et lui expliqua que personne ne lui répondrait car tout le monde dormait mais que s’il était venu voir Sakura, il ferait mieux de partir tout de suite pour le haut de la ville et de prendre à gauche pour les remparts. C’est là qu’il la trouverait.

Sakura, elle grimpait maintenant les marches, le visage sombre, repensant à ce qui s’était passé à Carte, si seulement Lucas n’était pas venu, si seulement elle n’était pas allée au bal, tout cela ne serait pas arrivé et la voilà qui était arrivée à l’endroit décrit par Rita. C’est vrai que c’était splendide. La muraille laissait place à une falaise de granit, en bas se dessinait quelques maisons près d’un ruisseau et des arbres et au loin la mer.

Elle s’assit sur la muraille et contempla le spectacle, elle n’avait jamais rien vu de pareil et pourtant, ils avaient déjà pas mal voyagé avec la troupe. Mais ses yeux se remplirent tout de même de larmes, elle ne pouvait s’empêcher de penser à cet homme qu’elle avait abandonné pour sauver sa famille. Que dirait-il s’il la revoyait ? Un roulement de cailloux vint percuté la muraille sur laquelle elle était assise. Sakura se retourna pour voir qui venait. Elle posa une main sur sa bouche pour étouffer un cri de stupeur et ses larmes redoublant sous le choc de la surprise, elle reporta son attention sur la mer. Elle ferma les yeux et un timide sourire fleurit sur son visage. Il était là avec elle mais que devait-elle faire, son cœur s’emballait sans qu’elle ne puisse le contrôler. Et d’une voix tremblante, elle chuchota le prénom de cet homme :


-William.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 2 Mai - 23:59

Ce fut la petite Rita qui me répondit. C’était elle qui m’annonça que toute la troupe dormait et que je ne pouvais pas les voir. C’était aussi elle qui m’annonça que Sakura était sortie et que je pouvais encore la voir. Une déception, pour une encore plus grande joie. Le compte était bon.

Je tentai de suivre les maigres directions qui m’avaient été données avec, en mon fort intérieur, le puissant désir de ne pas me perdre. Uneni était une grande ville, avec de nombreuses rues, qui n’était pas réparties selon une logique générale. Si, avec mon guide, j’avais pus me rendre facilement à un endroit donné, seul, comme ça, je risquai de me perdre. Oui, j’avais vécu dans cette ville, mais rares étaient les fois où j’avais quitté mon quartier. On était tous comme ça… avant…

Heureusement, j’eu la surprise de ne pas m’égarer ne serais-ce qu’une seule fois. Cela me pris une dizaine de minute de marche puis j’eu le plaisir de le voir : le rempart, flanqué d’une volée de marches majestueuses.

J’avais bien hâte de trouver celle qui ne m’attendait surement pas et je montai les marches avec empressements. Rendu tout en au, je dû cependant m’arrêter. J’en avais le souffle coupé.
La vue était magnifique.

La mer, majestueuse dans son immensité, offrait un spectacle d’une beauté incomparable. Pour moi, qui avait passé les dernières années de ma vie dans un château entouré de roches plongées dans une nuit éternelle, la beauté de cette vue était trop grande pour une seule journée de contemplation. Je voulais m’y plonger pour des jours, des semaines et des mois, jusqu’à en connaître les moindres détails...

Lentement, la réalité me rattrapa et je sorti de la rêverie dans laquelle je m’étais une fois de plus plongée. Ce fut son souffle qui me ramena. Dans la beauté du soupir de la mer, j’entendis la fragilité d’un souffle connue. Si le soupir était majestueuse, le souffle était chaleureux et avait quelque chose de plus vivant … de plus… humain.

Comme un somnambule qui se réveille, je réalisai, sans bouger, que je me tenais debout, à regarder l’horizon, juste à côté de Sakura. J’étais peut être resté une minute comme ça, perdu dans ma contemplation. Il me fallait maintenant profiter d’un tout autre spectacle : la présence de celle avec qui j’avais partagé ma soirée.

Je ne savais pas trop comment abordé la situation. Après tout, on s’était quitté sur une situation ambiguë. Peut être qu’elle m’en voulait. Peut être que ne j’avais tout simplement plus un grand intérêt pour elle. Je ne pouvais le savoir. Pour cela, je décidai d’être avec elle entant que connaissance. Ainsi, tout en ne détournant pas mon regard de l’horizon, je commençai à lui parler en ces mots :


« C’est vraiment une belle vue d’ici. C’est fou, j’ai beau avoir habité à quelques minutes à pieds, je n’y étais jamais allé. Mais bon… tout le monde était comme ça, avant. On passait à côté de la beauté sans la voir. »

Je restai ainsi pendant quelque secondes, silencieux, à laisser le doux vent combler le vide, avant d’enchainer :

« Je vous ai regardé aujourd’hui, votre représentation était une fois de plus excellente. C’était téméraire de ta part de proposer quelque chose de nouveau à un tel événement. Tu as cependant réussit le pari avec brio! C’était fantastique.»

Un autre silence, puis j’enchainai, le regard toujours rivé au loin.

« D’ailleurs, en vous regardant, une question m’est venue à l’esprit. Vous tous, dans la compagnie, vous êtes des gens nomades, qui n’ont ni village ni royaume. Vous n’êtes surement pas né comme ça. Vous n’êtes clairement pas de la même famille.»

Je laissai tomber un doux petit rire et rajoutai :

« Tu ne ressemble vraiment à personne dans la troupe ! »

Après avoir pris un moment pour reprendre mon calme, je demandai :

« Pour cela, je me demandais… d’où viens-tu, Sakura? »
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Jeu 3 Mai - 9:57

Les larmes coulaient de plus en plus, elle n’arrivait pas à stopper ce torrent d’eau salée qui dévalait les montagnes de ses joues. Sakura avait fermé les yeux et entendait son cœur cogner dans sa cage comme un oiseau cherchant un moyen de sortir d’une prison. Elle se trouvait en compagnie de l’homme qu’elle aimait, près de celui avec lequel elle aimerait être vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept et pourtant elle pleurait et pas de joie. Non, c’était des larmes de douleur, parce qu’elle le revoyait, parce qu’il lui parlait comme si elle ne lui avait pas fait faux bond. Que devait-elle en penser ? Comment réagir ? Elle laissa son prince parler, n’acquiesçant même pas d’un signe de tête.

Le vent vint s’insinuer entre eux et caresser les longs cheveux de Sakura, ses longs cheveux noirs reflétaient le soleil, on aurait dit qu’ils scintillaient de mille feux. Cet homme dont elle se sentait si proche et en même temps su lointaine continua de lui parler, passant de vouvoiement au tutoiement, puis de nouveau au vouvoiement. Et alors qu’il parlait de la troupe, son cœur se serra et la question tant redoutée arriva finalement : d’où venait-elle ? Autrement qui était-elle ?
Sakura posa un regard terrifié sur cet homme avant de le plonger dans les tréfonds de la terre. Elle fixait le sol à des centaines de mètres sous eux, si seulement elle pouvait sauter et ne pas s’en relever. Pourquoi lui poser une telle question, n’avait-elle pas assez souffert de cette histoire ? Bien évidemment, lui n’en savait rien mais c’était un sujet très difficile à aborder pour elle car elle ne savait pas quoi répondre.

Sakura ferma de nouveau les yeux, sans rien répondre à cette question, le timide sourire qu’elle avait eu venait de disparaitre et laissait place à un visage sans expression, baigné par les larmes qui continuaient de rouler jusqu’à ce qu’elles atterrissent sur ses mains ou ses seins. Comment répondre à cette question ? Elle était plusieurs personnes à la fois : une artiste, une orpheline mais aussi une riche héritière.


-D’où je viens ? … De partout et de nulle part.

Elle leva les yeux vers son preux chevalier et continua de parler. Il avait posé ses mains sur la muraille et regardait droit devant lui, Sakura posa sa main sur la sienne et l’attrapa afin de la serrer, ce qu’elle allait dire lui faisait si mal qu’elle voulait être sure qu’il ne parte, qu’il ne la laisse pas seule avec son chagrin.

-Je me nomme Sakura Joyaux de mon vrai nom Sakura Alicia de la Lune. J’ai été placé dans un orphelinat toute petite, par ma nurse car ma famille a été tuée par l’un de mes oncles qui souhaitait devenir l’héritier de la famille. Je n’ai appris la vérité sur ma naissance que lors de mes treize ans… l’orphelinat… a alors brulé et… la directrice y est morte. J’ai alors fuis avec la compagnie car c’était après moi qu’on en avait… Mon oncle m’a fait recherchée pour me tuer car j’étais désignée comme l’héritière de toute la fortune de ma famille…. La maison a été vendue… et mon oncle a finalement été arrêté par la police… Il coule ses jours dans une prison à Magnolia dans la région de Freliro.


Sakura arrêta là son récit, il n’y avait plus rien à dire mais tous ces souvenirs si douloureux étaient remontés à la surface si vite, elle qui avait passé du temps à les enfouir et à les cacher de tous. Elle avait dû les faire ressurgir et maintenant ils la hantaient. Ses larmes qui s’étaient arrêtés redoublèrent d’intensité, faisant tressauter ses épaules. Elle se retourna vers l’homme et se jeta dans ses bras. Elle était terrifiée et ce qui s’était passé à Carte n’avait pas arrangé les choses, c’était la deuxième fois qu’on s’en prenait à des personnes qu’elle considérait comme sa famille. Mais elle avait peur que son oncle ne sorte de prison et si c’était lui qui était derrière les gardiens du rêve, il serait bien capable de faire tuer le roi pour prendre sa place. Cette pensée la terrifiait encore plus mais dans un moment de lucidité, elle arriva à lui murmurer :


-Sois prudent s’il te plait. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur, je ne le supporterais pas.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Jeu 3 Mai - 14:52

Une amie, une connaissance, une amoureuse, je n’en avais aucune idée. Même mes mots ne semblaient pouvoir se décider. J’avais réalisé que j’oscillais sans m’en rendre compte entre le vous et le tu. J’étais pourtant habitué aux relations avec autrui. Après tout j’avais dû apprendre à les conduire là où je le voulais. Pourquoi alors j’étais si indécis, si malhabile, en cet instant? Je ne savais pas comment gérer cette situation. J’étais anxieux à l’attente de sa réaction. Elle commença avec un :

« D’où je viens ? … De partout et de nulle part. »

Puis ça se produit.

Je me retournai vers elle, les yeux grands ouverts par la surprise. Elle venait de prendre ma main. Elle la serra, chaleureusement, avec toute l’affection dont nous nous étions témoignées par le passé. Finalement, j’étais fixé. J’étais resté bien plus qu’une connaissance pour elle. Mais cette joyeuse nouvelle en précédait un autre. Alors que je m’étais retourné, alors que je la regardais, je pus voir ses larmes coulées. Pourquoi? Étais-ce cette rencontre? Ou était-ce… non, c’était ma question. Que j’étais bête, en allant dans cette troupe, elle avait surement quitté sa famille, son chez-soi. Il y avait surement une triste raison… non, une tragédie, à l’origine d’une telle décision. Que j’avais été indélicat de lui demander une telle chose…

« Je me nomme Sakura Joyaux de mon vrai nom Sakura Alicia de la Lune. J’ai été placé dans un orphelinat toute petite, par ma nurse car ma famille a été tuée par l’un de mes oncles qui souhaitait devenir l’héritier de la famille. Je n’ai appris la vérité sur ma naissance que lors de mes treize ans… l’orphelinat… a alors brulé et… la directrice y est morte. J’ai alors fuis avec la compagnie car c’était après moi qu’on en avait… Mon oncle m’a fait recherchée pour me tuer car j’étais désignée comme l’héritière de toute la fortune de ma famille…. La maison a été vendue… et mon oncle a finalement été arrêté par la police… Il coule ses jours dans une prison à Magnolia dans la région de Freliro. »

Terrorisé par la stupidité de ma question, par la potentielle douleur qu’elle venait de lui causer, je regardai sa peine se décupler sous mes yeux. Rapidement, ses larmes ne furent plus les seuls à crier haut et fort la douleur de son âme et ses épaules, puis tout son corps, se mêlèrent à la cruelle dance. Je voulu calmer la tempête par la force des mots mais je ne pus le faire. J’étais figé par la stupéfaction.

Elle venait de se jeter dans mes bras.

Les gorges sèches, le souffle coupé, le visage ébahis, j’étais figé. Sur le coup, je fus tellement surpris que je ne lui rendis pas son étreinte et restai comme un pantin qui recevait mollement le contact. Ce n’était pas la première fois qu’on s’enlaçait comme ça. Mais cette fois, c’était différent. Cette fois, c’était elle qui s’était jeté. C’était elle qui avait initié le mouvement. C’était elle qui me prouvait son affection. Comme de fait, elle le confirma à mon oreille :


« Sois prudent s’il te plait. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur, je ne le supporterais pas. »

Je ne savais quel lien cela avait avec son histoire. Je ne savais si ce n’était qu’une préoccupation qui venait de s’exprimer en même temps qu’une vieille plaie s’était ouverte. Je ne savais si elle faisait un lien quelconque entre son oncle et mes problèmes au château. Par contre, je savais une chose : Sakura souffrait.

Dès qu’elle dit ses mots, je lui renvoyai son étreinte. Je voulais la consoler, réparer mon erreur. Je la regardai dans les yeux, je me noyai dans son regard puis je fus pris par l’émotion. Je fus pris par sa beauté, sa douleur et son amour. Je fus pris par le moment, le désir et la passion.

Je l’embrassai.

Un baiser doux. Un baiser bien au delà des plaisirs charnels. Un baiser d’amour et de passion. C’était ma première fois. La première fois que je franchissais cette barrière. La première fois que j’éprouvai assez d’amour envers une seule personne pour ainsi me dédier à elle.

Je n’avais pas pensé. Je m’étais juste lancé.

Puis, lorsque le moment fut consumé, lorsque le message fut passé, je me retirai lentement, la regarda dans les yeux et dis :


« Ne t’inquiète pas pour moi. J’ai passé au delà de biens des tempêtes. C’est bien plus moi qui est inquiet pour toi. Je suis désolé. Je suis désolé de t’avoir fait déterrer ces noirs souvenirs. Je suis désolé de d’avoir ainsi mis à risque toi et ta nouvelle famille. »

Je lui souris tendrement, avec un soupçon de tristesse dans le regard, de honte, de fatalité, puis je murmurai :

« J’espère ne plus jamais blesser ton cœur. Je ne le supporterais pas.»
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Jeu 3 Mai - 16:45

Oui, elle s’était jetée dans les bras de William, elle ne voulait pas qu’il parte, pas comme ça et pas maintenant. Elle avait le cœur si lourd et ne s’étonna pas du fait qu’il ne lui rendait pas son étreinte, tout ce qu’elle espérait c’est qu’il ne la rejette pas en arrière sinon, elle tomberait du haut de la falaise. Elle était toujours assise sur le rempart, c’était le haut de son corps qui avait fait le déplacement vers la poitrine de l’homme. Elle s’y était accrochée et puis elle leva un regard embrumé vers le jeune homme. Pourquoi ne lui répondait-il pas ?

Et quelque chose d’incroyable se produisit, il l’embrassa. Sakura sentit son cœur devenir si léger tout d’un coup puis il se détacha doucement et la regarda. Sakura venait de rouvrir les yeux et le fixait doucement, un sourire était reparu sur son visage bien que des larmes continuaient de couler mais c’était des larmes de joies cette fois-ci. Elle s’était si souvent posé la question de qui elle était pour lui ces derniers temps que ce baiser si chaud et apaisant lui avait remonté le moral bien plus que n’importe quelle parole. Quand il s’excusa de l’avoir blessée, elle lui fit signe non de la tête.

Non, il n’avait rien à se reprocher, il ne pouvait savoir qu’elle avait eu un passé si douloureux. Sakura se retourna vers la ville et toujours assise sur le rempart, elle prit la main de William et le tira sur le côté pour l’avoir face à elle, elle posa ensuite sa main sur sa joue et plongea son regard dans celui du prince. Cherchant une braise de joie mais n’en trouant pas, elle porta ses lèvres à celles de l’homme. Cette fois c’était elle qui avait repris les choses en main, elle l’aimait de tout son être et elle voulait le lui faire bien comprendre.

Elle ne voulait pas le voir malheureux et quand ils sortirent de moment de plénitude, quand leurs bouches se séparèrent, la demoiselle posa son front sur celui de son compagnon, leur deux nez se touchant. Elle entendit des bruits et tourna la tête vers la source. Des enfants mais assez grands les regardaient. Elle avait l’impression de les connaitre mais qui étaient-ils ?


-On s’est fait repéré, déclara une fille.
-T’en es sure ? demanda une autre.

Sakura s’était levée et avait posé un doigt sur la bouche de William, le sommant de ne rien dire. Elle sécha les quelques larmes qui étaient restées sur son visage et alla tout doucement s’accroupir derrière les deux fillettes.


-BOUH! Alors comme ça, on espionne les gens ?
-Hein ? Non, c’est pas ce que vous croyez. En fait, un homme nous a demandé si on vous connaissait et il nous a demandé de vous remettre ce papier.

Sakura tendit la main et récupéra la feuille que la petite lui tendait. C’était une lettre et sans même regarder la signature, elle reconnu l’écriture. Elle avait un mauvais pressentiment, elle remercia les petites en leur donnant deux pièces chacune. Elle attendit qu’elles soient parties puis ouvrit le morceau de papier une nouvelle fois afin de lire le contenu.
Il y était dit qu’il reviendrait mais que cette fois-ci ce n’était pas l’argent qu’il visait vu qu’il n’y en avait plus. Il la tranquillisait, il ne la rechercherait plus afin de la tuer. Il lui expliqua son plan, il avait entendu dire qu’un homme était devenu roi de Carte, il avait alors grâce à des amis à l’extérieur monté un groupe de personne afin de le tuer. Quand il sortirait de prison, il s’emparerait de pouvoir.
Etait-il devenu fou ? Pensait-il qu’elle allait l’aider ? Non, certainement pas mais Sakura écarquilla les yeux en lisant la lettre. Puis quelques secondes plus tard, le papier prit feu entre ses mains, il y avait donc eu un sort dessus. Elle se retourna vers William, ce qu’elle craignait était réalité. Mais pourquoi son oncle cherchait-il ainsi à lui faire du mal, ce n’était qu’une coïncidence après tout. Elle n’aurait jamais du le rencontrer car elle n’aurait pas du aller au bal. Et du coup, elle ne serait pas tombée amoureuse de lui.

Le vent tiède vint soulever ses cheveux et les mener du côté du roi de cœur. Elle le regarda tendrement et en même temps tristement. Le sourire qu’elle avait eu peu avant s’estompait un peu, elle alla vers lui et lui prit une main. Elle la fixait car ne pouvait affronter son regard, elle soupira puis déclara presque dans un chuchotement tellement sa gorge était serrée.


-Je suis désolée. C’est bel et bien mon oncle qui se trouve derrière les gardiens du rêve, il en a après ta vie. Il veut prendre ta place sur le trône dès qu’il sera sortit de prison, c’est ce qui était écrit sur la feuille.

Et plus bas encore, elle rajouta :

-Je ne veux pas te perdre.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Dim 6 Mai - 20:42

C’était plus que se mettre à nue. C’était plus que dévoiler sa chair cachée des yeux du monde extérieur. Cela allait bien plus loin que la pudeur charnelle. Embrasser ainsi quelqu’un, pour la première fois qui plus est, était un billet allé simple vers une destination risquée. Je savais qu’elle m’aimait, mais tant de choses pouvaient motiver un refus de sa part après se baiser. J’allais peut être trop vite. Je lui faisais peut être mal en nourrissant cette relation impossible. J’avais embrassé sans réfléchir et je me sentais soudainement plus nu que nu.
Mais, non, elle semblait l’accepter...


Elle souriait… oui, elle souriait! Pleurant de joie, elle plongea ses yeux dans les miens. Elle repoussa mes excuses, elle prit ma main puis… m’embrassa… Une fois de plus, j’avais ce contact, cette proximité avec celle que je voulais sentir au plus profond de ma chaire. Le baiser était si doux, si bon, si exquis, que je me plongeai tout entier à l’intérieur. Je plongeai mon âme, mon amour, pour cette étoile si proche, et en même temps si loin, que je voulais collée ainsi à moi pour toute l’éternité.

Une fois le baiser terminée, elle colla sa tête contre la mienne, comme deux amoureux qui savourent le moment enjolivé par la seule présence de l’autre. Puis, l’extérieur vint gâcher ce moment, ce monde qui n’était habité que par nos deux êtres, et nous dûmes nous séparer.


-On s’est fait repéré, déclara une fille.
-T’en es sure ?

Sakura s’approcha des deux filles, leur parla un moment, puis revint avec une lettre.

Cette dernière semblait l’embêté. C’était si cruel. L’instant après avoir créé ce lien si fort, l’instant après avoir scellé nos deux êtres en un, de la voir ainsi tourmentée, je ne pouvais que ressentir au quadruple son trouble. Mais quel spectre me suivait? Qu’elle malédiction ne voulait pas quitter ma peau? Cela devenait presque une loi naturelle : du moment que ma vie semblait tournée pour le mieux, une ombre se projetai pour souiller le moment.

Elle revint près de moi, pour que je puisse voir son trouble de mes deux yeux, puis, après un sourire, me dit ces mots :


« Je suis désolée. C’est bel et bien mon oncle qui se trouve derrière les gardiens du rêve, il en a après ta vie. Il veut prendre ta place sur le trône dès qu’il sera sortit de prison, c’est ce qui était écrit sur la feuille. Je ne veux pas te perdre »

Les paroles fut comme un choc. Un choc puissant, rapide, sans aucune transition. L’instant où je les entendis, William disparu. Non, il aurait été faux de dire que William avait disparue. C’était plutôt le roi de Cœur qui avait pris sa place. Mon expression devint neutre, puis, parce que William était aussi toujours près, j’eu un sourire en coin un peu piteux.

« Voilà donc une bonne nouvelle. Nous avons maintenant un prétexte pour se voir. »

La détermination dans les yeux, qui reflétait aussi tout l’autorité de roi de cœur, je dis :

« Sakura, si ce que tu me dis est bien vrai, j’aurais besoin de toi. C’est une occasion en or d’attaquer le problème à la source. Cela pourrait être bien dur pour toi mais… je ne peux passer à côté de l’occasion. »

Je la regardai dans les yeux, la tête légèrement penchée sur le côté, puis je dis :

« Sakura, tu dois m’accompagner. Ensemble, nous devons aller visiter ton oncle. »
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Lun 7 Mai - 9:22

Toute jeune fille ou jeune femme amoureuse éprouve des maux d’amour douloureux et la demoiselle n’échappait pas à la règle. Sakura lui avait révélé ce que racontait la lettre mais jamais elle ne s’était attendue à cette réaction. Elle avait gardé les yeux sur la main de son compagnon ne pouvant pas supporter son regard. Elle avait pensé qu’il resterait de marbre un moment et puis qu’il l’accuserait de tous ses problèmes ou bien qu’il la prendrait dans ses bras afin qu’elle change de vision mais ce n’était pas ce qui s’était passé.

Sakura sentit sa main se tendre et quand elle l’entendit elle releva la tête vers l’homme qu’elle aimait. Elle s’était sentit mal à l’aise vis-à-vis de William, mais tout d’un coup, c’était comme si une autre personne parlait à travers lui. Etait-il désespéré au point d’aller rendre visite à celui qui voulait sa mort ? Sakura n’en avait aucune idée mais quand elle eu relevé la tête vers lui et qu’elle croisa son regard, elle rebaissa rapidement le sien et lâchant la main de l’homme.

Elle n’avait plus rien dit, sa gorge était trop étroite pour laisser passer le moindre son. Sakura se retourna, elle était apeuré non par son oncle mais par son amant. Où était passé cet homme qui venait de lui dire qu’il ne voulait pas la voir malheureuse ? Où avait-il disparu ? Où s’était-il envolé ? Sakura aurait aimé le savoir pour lui courir après et le rattraper, le ramener près d’elle, près de son cœur. La jeune femme tournait le dos à cet homme qu’elle avait il y avait peu enlacé et embrassé.


-Tu es fou. Je ne participerais pas à ta mort, tu ne sais pas de quoi est capable cet homme dont le destin à fait être mon oncle. C’est quelqu’un de vicieux qui tire les fils depuis l’obscurité, si j’ai pu le faire tomber en prison c’est grâce à ses hommes de mains. Lorsqu’ils ont réussi à me mettre la main dessus, Roger, puisque c’est comme cela qu’il s’appelle les a envoyés dans la même cellule que moi. Ils m’ont aidé à m’échapper et m’ont signalée la présence de lettres dans le jardin, c’est elles qui l’ont emmené en prison. Je préfère sauter de ce rempart que de t’accompagner à la prison de Magnolia !

Sakura s’était retournée pour le lui dire, elle aussi avait changé de personnalité, son visage était devenu dur et froid. La belle et tendre Sakura avait laissée place à la femme amoureuse qui refuse de voir partir à la guerre celui qu’elle aime et qui sait qu’elle risque de ne pas le revoir.
La jeune femme tremblait de tout son corps, elle avait si peur qu’il lui arrive quelque chose. Il y avait quelqu’un derrière eux, elle le sentait mais elle ne voulait pas se retourner, elle ne voulait pas qu’on lui annonce une autre mauvaise nouvelle.

On l’appela alors. Elle reconnaissait cette voix, c’était Sylvie. Elle se retourna et vit la femme troublée, la chanteuse de la troupe s’approcha de Sakura et de William et lui déclara que la troupe venait d’apprendre par la police de Magnolia que son oncle a été relâché plus tôt que prévu pour bonne conduite. La danseuse faillit s’évanouir. La tête lui tourna et elle recula jusqu’à percuter les remparts.

Elle regarda William, au moins une chose était sure, ils n’iraient pas à Magnolia pour le voir mais s’il était en liberté, les choses allaient se gâter et la vie de William risquait d’être raccourci très rapidement. Roger voudrait le poste de roi plus vite qu’il n’en faut pour dire « saperlipopette » et ceux qui le servaient essaieraient une nouvelle fois d’attenter à sa vie.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mar 8 Mai - 14:59

[Wow, mais c'est génial ce spoiler! Ça va beaucoup m'aider, c'est une excellente idée. C'est surtout parfait, concis, et ça ne va pas plus loin que le texte lui même.]

C’était un équilibre très dur à garder. La passion et la raison, l’amoureux et le roi, le rêveur et le responsable cohabitent très difficilement. J’avais appris à rester dans le juste milieu. Il aurait cependant été faux de croire que c’était facile. C’était un combat constant. Un combat pour garder la balance…

Mais cet équilibre prenait aujourd’hui une toute autre forme. C’était comme si l’amoureux avait été emprisonné par le roi. Il essayait de briser les barreaux de toutes ses forces et le roi avait la dure tâche de tenir la porte à mains nues. Alors que Sakura restait sans parole devant ma réaction, devant la réaction du roi de cœur, l’éternel combat de ma vie devenait insoutenable. La raison réussit tout de même à garder le contrôle, mais c’était pour une cause bien précise. Autant elle se battait contre mes pulsions, autant elle était secrètement aidée par elle. Si mon amour pour cette femme me dictait d’arrêtera de la trainer dans mes histoires, ma haine pour les gardiens du rêve et, par ricochet, pour Roger, me dictait de continuer dans cette voie. J’avais un dégoût profond pour le manque de considération qu’avait mon peuple envers tout ce que j’avais fait, un dégout profond pour tout ce qu’ils avaient gâché, un dégoût profond pour les embûches qu’il créait dans ma relation avec Sakura. Cette haine rivalisait en intensité avec mon amour pour Sakura. Pour cela, mais aussi parce que j’avais des responsabilités entant que roi, j’avais continué dans cette direction.


«Tu es fou. Je ne participerais pas à ta mort, tu ne sais pas de quoi est capable cet homme dont le destin à fait être mon oncle. C’est quelqu’un de vicieux qui tire les fils depuis l’obscurité, si j’ai pu le faire tomber en prison c’est grâce à ses hommes de mains. Lorsqu’ils ont réussi à me mettre la main dessus, Roger, puisque c’est comme cela qu’il s’appelle les a envoyés dans la même cellule que moi. Ils m’ont aidé à m’échapper et m’ont signalée la présence de lettres dans le jardin, c’est elles qui l’ont emmené en prison. Je préfère sauter de ce rempart que de t’accompagner à la prison de Magnolia !»

Ce fut au tour de Sakura de me faire figer, de me glacer jusqu’au plus profond de mes trippes. La douce et chaleureuse danseuse était devenue dur et froide. Je la regardai trembler et William criait de plus belle dans sa cage. Mon combat personnel reprenait et, avant même qu’il fut achevé de nouveau, une autre interruption arriva.

C’était Sylvie. Elle venait annoncer la sortie de prison de l’oncle.

En quelques secondes, les choses avaient changé. L’opportunité s’était envolée et la situation faisait plus de sens. C’était probablement pour ça que l’homme avait envoyé cette lettre. Il aurait été stupide de dévoilé sa position en même temps que sa culpabilité. Cela n’aurait fait aucun sens. Mais là, alors qu’il était libéré, qu’on ne savait où il se trouvait, je ne voyais qu’une interprétation : il avait voulu narguer Sakura.

Du moins, c’était mon interprétation…

Mais cette lettre amena aussi une toute autre information : le danger était plus que réel. L’homme était libéré. Son champ d’action venait de se décupler. Il me fallait tirer au maximum de l’avantage que je pourrais avoir.

Je croisai les mains devant moi, puis dit, de façon calme et posée :


« La situation devient de plus en plus critique. Sakura, avec ce qu’on vient d’apprendre, le danger devient inévitable. Que je ne fasse rien ou que je fonce, je suis sous la sellette. Tout ce qu’il me reste à faire, c’est d’attaquer avant d’être attaquer. Sakura, tu es probablement la seule qui peut m’aider. Ne connais-tu personne, tel un ancien homme de mains ou un allié, à qui je pourrais aller parler pour en apprendre plus sur mon ennemi? »

Il fallait faire vite et j’espérai que sa réponse soit positive….

Décidément, j’avais agis rapidement et cela allait peut être me sauver. Tous ces pratiquants de la magie, n’allaient pas être de trop. Alaewin allait attendre avant d’aller former les gardes. J’allais avoir besoin du maximum de protection. Cet homme puissant et surtout, qui ne faisait partie du château de Carte que depuis peu et qui avait donc peu de chance d’être un traitre, allait devoir me suivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 9 Mai - 13:53

Sakura se laissa glisser le long du rempart pour se retrouver au sol, elle posa un regard désolé sur le roi, il était en mauvaise posture et elle se sentait plus qu’inutile. Elle ne pouvait pas le protéger comme elle le souhaitait, elle avait pensé l’emmener avec elle dans la troupe pendant un moment, le temps qu’ils trouvent son oncle et qu’ils l’arrêtent mais très vite, elle avait abandonné l’idée. Ce serait mettre une nouvelle fois sa famille en danger. Puis elle posa ses yeux émeraude sur Sylvie, la priant de lui dire que ce n’était qu’une plaisanterie de mauvais goût ou bien un cauchemar.

La femme vint à ses côtés et posa une main sur son épaule avant de déposer un tendre bisou sur son front comme elle le faisait des années auparavant quand Sakura n’était qu’une petite fille. Alors que les deux femmes se tenaient là, le roi de cœur demanda de l’aide à Sakura. Il espérait qu’elle connaisse quelqu’un pouvant l’aider à vivre.


-Il y a les deux détectives qu’oncle Roger a engagé pour me retrouver, ils sont à la prison de Magnolia mais je ne pense pas qu’ils sachent quoi que ce soit vu qu’ils lui ont tourné le dos en m’aidant à le mettre en prison.
-Mais si vous voulez vous y rendre incognito sir, je pense que le chef ne refusera pas de vous y déposer. C’est la prochaine ville où nous nous rendons.
-Mais Sylvie….

Sakura baissa son regard, ils se mettraient en danger, certes pour un roi mais tout de même. C’était un homme que la troupe connaissait à peine et même si son cœur lui dictait de rester avec lui car elle avait un mauvais pressentiment, sa raison lui ordonnait de protéger sa famille. La jeune femme réfléchit un instant.

-Il retourna probablement voir sa femme : tante Odette dans le village de Guilio dans la région de Frelio. Elle ou son fils : Arthur sauront certainement où se trouve Roger. Et s’ils le savent ils se feront un plaisir de t’aider ; de ce que j’ai entendu dire, il leur a menés la vie dure à tous les deux. Depuis si l’un de nous a un problème, les autres viennent l’aider.

Sakura regarda le roi de cœur, il avait toujours ce regard sévère qu’il devait avoir en tant que roi, elle avait oublié son statut pendant un moment mais que diraient les gens s’ils venaient à apprendre qu’il passait son temps avec une bohémienne ? Cela ne l’embêtait pas qu’on dise d’elle qu’elle était une sorcière qui avait charmé le roi mais cela la gênait qu’on pense qu’il s’agit d’un homme facile à duper et qu’il avait été simple de le faire tomber dans le panneau car elle n’en voulait qu’à son statut. Bien évidemment, ce n’était pas le point de vue de Sakura, elle s’en fichait qu’il soit prince ou paysan, tout ce qui lui importait c’était la personne qu’il était derrière le masque : cet homme charmant avec qui elle avait dansé et qu’elle avait embrassé.

C’était cet homme et non la fonction de roi qu’elle aimait. Si seulement, il pouvait passer le flambeau à quelqu’un mais c’était son rêve et on ne renonce pas aussi facilement à un rêve et elle en savait quelque chose. Sakura, aidée de Sylvie, se releva. Elle se tint au rempart, Sylvie quant à elle repartit au char, elle allait voir s’ils pouvaient emmener le roi. Ce serait tout de même plus discret que de voir une calèche du château de Carte se balader à des kilomètres de sa région. Il serait très rapidement repéré en ce cas-là.
Sakura attendit de ne plus entendre les pas de Sylvie pour fermer les yeux. Pourquoi fallait-il que son oncle lui gâche toujours la vie ? Elle se trouvait dans un sacré pétrin d’où elle ne voyait pas comment sortir. Elle se retourna et regarda son prince, elle voulait le serrer dans ses bras, l’embrasser, le sentir près d’elle mais il semblait si loin. Sans se soucier des circonstances et surtout des conséquences, elle se jeta à son cou et l’enlaça.


-Reste avec moi, je t’en supplie William. Ne pars pas trop loin.

Elle sentait son cœur battre à toute vitesse et lui aussi pouvait le sentir. Sa voix était chevrotante et en même temps posé. Elle se recula un peu et le regarda dans les yeux, elle essayait de retrouver son prince derrière ce visage de roi qu’il n’avait pas lâché. Elle ferma les yeux puis émit un soupir.

-Votre devoir de roi est plus important que tous les sentiments que vous pouvez éprouver, je le sais bien. Alors ne vous inquiétez pas, je ne resterais pas dans vos pattes à vous gêner. Je sais que votre condition sociale est bien loin de la mienne, je ne l’ai pas oubliée.

Elle se recula encore un peu et lui fit une révérence avant de se rasseoir sur le rempart et de lui lancer :

-Faites tout de même attention à vous Sir.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 9 Mai - 16:27

[Non, ne m'envoi pas la description par messagerie. Tout ce qu'on archive ne doit pas être plus que ce qu'on décrit dans nos rp. Sinon, ça va virer en création directe.]

« Il y a les deux détectives qu’oncle Roger a engagé pour me retrouver, ils sont à la prison de Magnolia mais je ne pense pas qu’ils sachent quoi que ce soit vu qu’ils lui ont tourné le dos en m’aidant à le mettre en prison. »

« Mais si vous voulez vous y rendre incognito sir, je pense que le chef ne refusera pas de vous y déposer. C’est la prochaine ville où nous nous rendons. »

« Mais Sylvie…. »

regardai Sakura, si accablé, assit par terre, les yeux suppliants. Je n’étais pas le seul à livrer un combat contre moi-même. Nous étions tous les deux déchirés par notre amour. Elle, oscillait entre moi et sa troupe. Moi, j’oscillais entre elle et mon peuple. C’était un jeu cruel. Un amour qui faisait peut être plus de mal que de bien.

Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à repousser ce sentiment. Moi qui se faisais un point d’honneur à suivre mes passions, je ne pouvais ignorer l’une des plus puissantes pulsions de ma vie.

Malgré tout, je ne pouvais pas laisser tomber tous mes autres rêves ainsi que toutes mes responsabilités.

Je ne pouvais m’enfuir de ce combat sans fin…


« Il retourna probablement voir sa femme : tante Odette dans le village de Guilio dans la région de Frelio. Elle ou son fils : Arthur sauront certainement où se trouve Roger. Et s’ils le savent ils se feront un plaisir de t’aider ; de ce que j’ai entendu dire, il leur a menés la vie dure à tous les deux. Depuis si l’un de nous a un problème, les autres viennent l’aider. »

Une esquisse de sourire en coin au visage, je la regardai dire ses informations capitales avec une joie indescriptible. Lentement, dans les ténèbres, une faille se dessinait. Mince, fragile, et peut être même n’était-ce qu’un mirage mais, tout de même, j’apercevais une échappatoire à ce terrible malheur.

Cette nouvelle m’avait fait oublier le reste. Elle m’avait fait oublier ce qu’on s’était dit. Elle m’avait fait oublier le baiser. Elle m’avait fait oublier pendant un court moment. Pendant quelque secondes j’en avais oublié mon amour pour Sakura. Pour cette raison, lorsqu’elle se jeta à mon coup, cela me fit un choc énorme.


« Reste avec moi, je t’en supplie William. Ne pars pas trop loin. »

En sentant ce contact, ce cœur qui battait, cet amour palpable, mon autorité fondit. Je passai du roi autorité, au roi camarade que j’avais été, jusqu’à l’amoureux dépourvu de responsabilité. Ce fut, ni plus ni moins, qu’une rechute.

« Votre devoir de roi est plus important que tous les sentiments que vous pouvez éprouver, je le sais bien. Alors ne vous inquiétez pas, je ne resterais pas dans vos pattes à vous gêner. Je sais que votre condition sociale est bien loin de la mienne, je ne l’ai pas oubliée. »

Après cette rechute, après ce retour au William que j’étais, de l’entendre dire ces mots, de la voir faire une révérence, me perfora le cœur.

« Faites tout de même attention à vous Sir. »

Le front plissé, le visage affligé, je fis lentement non de la tête, la main devant moi tendue comme pour l’arrêter :

« Non non … non non non non… je ne veux pas te voir faire ça. »

Je m’approchai, lui caressa doucement l’épaule et dit :

« Ne fais plus jamais ça. J’ai été un roi aimable, plus un ami qu’un roi. J’ai la réputation d’être un roi qui suit ses passions. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas rester un amant. Je ne vois pas pourquoi notre relation serait obligée d’être entacher par mon titre. Je suis désolé de devoir parfois réendosser mon titre de roi, ma responsabilité. Cela m’accable beaucoup de devoir t’infliger ça. Cependant, je t’en surplis, que j’agisse entant que William ou roi de cœur, tu te dois de rester Sakura, celle avait qui j’ai dansé, celle avait qui j’ai rêvé. Je ne veux pas d’un autre sujet, j’en ai déjà beaucoup. Une amoureuse, par contre, je n’en ai qu’une. »

La main toujours sur son épaule, j’arrêtai mon mouvement, puis, entant qu’homme responsable, mais dépourvu d’autorité, c’est à dire tout en restant l’amant que j’étais, je dis :

« J’ai vraiment besoin de votre aide. Cependant, n’ait pas peur. J’ai rencontré plusieurs hommes aujourd’hui qui veulent travailler pour moi, des hommes puissants. Ils nous accompagnerons durant le voyage. Avec eux, nous seront en sécurité. »

Je lui offrai un sourire confiant, rassurant, et rajoutai :

« Aller, retournons au char. »
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 9 Mai - 17:11

Sakura s’était assise sur le rempart, cherchant un moyen de fuir cette situation, un moyen de fuir cet amour qui les rendaient tous les deux malheureux. Si seulement elle n’était pas allée à ce fameux bal, elle n’en serait pas là mais à quoi bon remuer le couteau dans la plaie ? La danseuse de la troupe lui tournait le dos mais entendait ce qu’il lui disait : il ne voulait pas la voir faire ça, il ne voulait pas qu’elle devienne une simple citoyenne, il voulait qu’elle reste elle-même, qu’elle reste Sakura. Il la voulait à ses côtés comme amie.

Il avait posé sa main sur l’épaule de la jeune femme et la lui caressait, il se faisait doux comme un chat mais Sakura ne répondait pas, son regard plongé dans l’horizon, elle entendait d’une oreille assez distante tout de même. Elle ne remarqua pas qu’une nouvelle fois il passa du tutoiement au vouvoiement et de lui expliquer qu’ils seraient en sécurité. Sakura s’en fichait d’être en sécurité elle, tant que lui et la troupe l’était, elle serait heureuse. Si elle les savait à l’abri du danger alors elle pourrait se faire tuer qu’elle s’en ficherait pas mal.

Machinalement, elle s’était retournée et avait vu le sourire du jeune homme mais elle le regardait différemment. Elle le dévisageait presque, le regardant de haut en bas, cherchant si elle le connaissait. Elle agissait bizarrement, elle faisait comme si elle ne le connaissait pas. Non, bien qu’il soit entouré de tous les hommes qu’il souhaite, aussi fort qu’ils soient, ils allaient à leur perte. Si ses années de jeunesse lui avaient appris quelque chose c’était que quoique l’on fasse, on allait toujours à la catastrophe. Alors pour éviter de souffrir d’avantage, elle s’était résolue à ne pas le reconnaitre, à faire comme si rien ne s’était passé. C’est plus simple à dire qu’à faire, me direz-vous et je vous l’accorde mais en apparence, elle ne laissait rien paraitre. Elle pencha la tête sur le côté et regarda William.


-Pardon mais qui êtes-vous ? On se connait ?

Elle y était allée fort là, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point son cœur se déchirait. En fait, il serrait plus juste qu’il se cassait en des milliers de petits morceaux. Une fois en miette, elle descendit du rempart et passa devant le roi sans même lui lancer un regard, elle allait rentrer au char oui mais elle espérait qu’il ne la suive pas, qu’il ne la retienne pas ni qu’il la rattrape. Elle avait bien entendu ce qu’il lui avait dit mais tout deux avaient des voies différentes, déjà tracées. Lui serait roi et elle vagabonde. Lui serait influent et rigide et elle insouciante, dansant au jour le jour d’une ville à une autre.
Ce qui les avait rassemblés était ce bal, tout avait commencé là, donc en oubliant le bal, elle arriverait à faire ces sentiments qui la trahissaient par moment.

Elle descendit les marches très rapidement et une fois en bas, elle regarda le ciel d’un air affligé. Elle venait de se rendre compte de la cruauté qu’elle avait eu, elle devait vraiment lui avoir fait mal s’il lui pardonnait après cela c’est qu’il y avait un problème. Des larmes coulèrent le long de ses joues et elle s’effondra au sol, ses jambes ne pouvant plus la soutenir.

Deux hommes arrivèrent et lui demandèrent si elle avait besoin d’aide mais ce n’était pas des gentils, ils la regardèrent avec une seule idée en tête, une idée non plaisante, une idée de mauvais garçon. Vous voyez de quoi je veux parler ? Ils souhaitaient coucher avec elle mais vu qu’elle ne serait pas d’accord, nous pouvons tout de suite appeler ça comme il se doit : un viol.
L’un des hommes l’attrapa par un bras et la remit debout, l’autre vint devant elle. D’une main il caressa son visage et de l’autre, il lui caressait les reins. Il l’avait collé contre un mur l’empêchant de s’échapper. Il posa sa tête sur son épaule et lui dit tout bas :


-Tu vas être gentille et m’offrir ce que je veux. Tu n’as pas l’air en forme, alors laisse-toi faire, ça te fera du bien, je te le garantis.

Il voulut l’embrasser mais elle lui cracha au visage ce qui lui valut une gifle avant d’être de nouveau attrapée comme un simple morceau de viande.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Mer 9 Mai - 23:18

Avait-elle été frappée d’un sort quelconque? La malchance qui me suivait, la malédiction qui semblait m’incomber, avait-elle réellement quelque chose de magique? Était-ce tout simplement le stress extrême que lui provoquait cette situation qui avait eu un effet si puissant sur son psychisme? Ou alors, peut être n’était-ce qu’une mascarade pour terminer à jamais cette relation risquée et difficile?

Je n’en savais la raison, mais une chose était sur : Sakura avait oublié –ou faisait comme si- qui j’étais. Elle me regardait, un peu perdue. Elle alla même jusqu’à me demander :


« Pardon mais qui êtes-vous ? On se connait ? »

Elle… avait oublié qui j’étais. Elle me repoussait. Elle courra et s’enfuit, dévalant les marches rapidement. Moi, le visage ébahit, le corps paralysé, je la regardais. Je voulu la suivre, je fis un pas après l’autre, mais ma démarche était maladroite et n’avais rien de naturel. C’était comme si chacune de mes jambes pesait une tonne. Je tendis la main droite vers elle, comme pour la saisir malgré la distance. C’était vain, stupide… mais j’étais désespéré.

Puis, je la vis. Je la vis regarder le ciel, consterné. Non, c’était clair. Ce départ rapide, cette réaction, elle ne m’avait pas oublié. Elle me repoussait…

Pauvre femme… orpheline, pourchassée par un oncle vorace, menacée de mort par l’un de mes hommes et déchirée entre un amour impossible et sa troupe… qu’est-ce que je lui avais fais… qu’est-ce que le monde lui avait fait!

Envahit par se sentiment de colère, par cette injustice cruelle, je me mis à trembler de tout mon corps en la regardant. Puis, ça arriva…

Deux hommes. Deux autres démons envoyés pour lui pourrir la vie. Sans aucune considération, sans aucune pitié, ils se mirent à se jeter sur elle… à l’attaquer… à la toucher…
Ils souillaient cette âme si belle, si affligée et si innocente. Quels déchets! Quels ignobles monstres!

Sans réfléchir, complètement possédé par la colère, je dédaignai mon épée et, dans un cri, je courrai vers la scène. Rendu vers le bas des escaliers, je sautai à terre et amorti difficilement le choc qui traversa mon corps pour se rendre jusqu’à dans la blessure de mon bras gauche. Je lâchai un cri de douleur et tomba à genou. L’épée toujours en main, je me tenais le bras gauche, juste au niveau où, en dessous de mon vêtement, étaient les bandages. Cela avait attiré l’attention des vermines et ils lâchèrent la douce Sakura un moment. Moi, ayant à peine repris de ma chute, je m’élançai vers eux. Ce n’étaient pas des guerriers. Avec ma vitesse et mon agilité, ils n’eurent le temps de réagir. Sans peser au préalable mon impulsion, j’enfonçai la lame de mon épée dans le ventre du premier. Je ne réussis qu’à la faire pénétrer à moitié mais, si j’avais eu la force, je l’aurais enfoncé jusqu’à la garde. La victime lâcha un cri puis j’affaissa sur moi. Je tenu son corps de la main gauche et sorti l’épée de la droite pour faire face au deuxième. Dans sa panique, il s’était adossé au rempart. Moi, dans ma rage, je m’approchai lentement de lui. Je le voyais. Il voulait demander ma pitié, mais ce porc n’avait le courage d’articuler le moindre mot.

Bon débarra.

Je lui enfonçai la lame de travers à l’instant même où il commençait à faire son mouvement pour éviter. Il n’avait eu aucune chance.

Ah… voilà tout ce qu’il méritait… enfin, le compte des parasites étaient fait… enfin justice avait été rendu… si seulement je pouvais faire ça avec les gardiens du rêve… mais je peux faire ça… il me suffis de les trouver… oui, mais cette mort était trop courte… il me fallait tuer lentement les gardiens du rêve… atrocement… après tout, c’était ce qu’ils méritaient… tout ceux qui me pourrissait la vie, c’était ce qu’il méritait… j’étais le roi de cœur… celui qui vous a tous sauvé la vie… ayez un peu de respect!

La journée finissait bien finalement. Oui, justice avait été rendue. Haineusement, je crachai sur la dépouille qui était devant moi. Puis, j’enfonçai violement mon pied dans sa tête. En retour, je reçus un peu de sang sur moi.

Ensuite, se fut le silence. Le silence où seul régnait ma respiration. Une respiration lourde, pesante.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Jeu 10 Mai - 3:42

Elle s’était retrouvée prisonnière d’un homme qu’elle ne connaissait pas, d’un homme qui aimait les plaisirs charnels et qui n’avait aucune considération pour la gente féminine. Sakura avait réussit à le repousser un moment mais son état mental l’empêchait de réfléchir correctement, elle était comme enfermée dans ses pensées sans pouvoir faire autre chose et c’est là qu’il apparut : son preux chevalier servant.
Son arrivée fit lâcher le corps de Sakura par l’homme qui la retenait, n’ayant aucune force, elle se laissa tomber sur le sol où elle s’allongea, elle suivit la scène qui s’en suivit des yeux mais sans vraiment tout comprendre. William tenait une épée et il l’enfonçait dans les deux hommes, il avait un regard glacial qui la congelait des pieds à la tête. Il venait de tuer les deux hommes qui s’en étaient pris à elle. Elle s’allongea sur le dos et ferma les yeux, tout ce qu’on entendait était la respiration saccadée de William.


-Pourquoi avoir fait cela ? demanda t-elle d’une voix basse en regardant le ciel.

Elle se parlait à elle-même et en même temps au roi de cœur. Pourquoi les avaient-ils tués ? Pourquoi était-il intervenu ? L’aimait-il encore ? Mais aussi : pourquoi était-elle si curieuse ? Pourquoi s’être épris d’un roi ? Pourquoi était-elle si malchanceuse ? Et est-ce que leur histoire irait réellement quelque part ? Elle avait peur de trop s’attacher à ce prince même si c’était déjà le cas, elle avait peur de le perdre. Que devait-elle faire ? Que devait-elle croire ? Qui suivre ? Trop de questions tournaient dans sa tête sans qu’elle puisse en trouver une réponse. Elle finit par se relever, très difficilement mais elle le fit, ses membres tremblaient : de peur, de fatigue, d’amour, de tristesse et de nostalgie. Elle était envahie par tout ces sentiments aux quels, elle ne pouvait faire face. Elle ne regarda pas une seule fois William dans les yeux. Et quand elle se fut assise contre le mur, elle articula difficilement un :


-Merci.

Sakura plongea sa tête dans ses mains sans savoir vraiment pourquoi, elle n’avait plus d’eau à pleurer et puis elle l’avait fait souvent aujourd’hui, ses yeux devaient être bouffis à force. Le silence était toujours là et William aussi, il était debout devant elle mais lui tournant le dos, il faisait face à ses adversaires. Elle voulut se lever et l’enserrer dans ses bras, s’excuser. Mais était-ce encore possible ? Pouvait-on faire marche arrière après ce qu’elle avait fait ?

Elle le regarda doucement, tendrement et tristement. Comment allaient-ils s’en sortir ? Elle n’en savait rien mais une chose était sure, elle devait se lever et aller vers lui. Elle posa ses mains sur le mur et y prit appuie, quand elle fut debout, il lui fallut quelques minutes afin de se stabiliser sur ses deux jambes comme un enfant qui apprend à marcher. Elle s’avança doucement et arriver derrière lui, elle posa une main sur celle qui tenait l’épée, la lui faisant lâcher et l’autre la récupéra. Elle la posa au sol mais n’en fit pas plus. Tout simplement parce qu’elle ne savait pas quoi faire après. Elle ne savait pas comment il allait réagir, elle n’était pas douée dans les relations sociales, tout ce qu’elle savait faire c’était dansé et apporter de la joie à ceux qui la regardaient. D’ailleurs c’est ce qu’elle fit, elle se recula un peu et pour se remonter le moral, elle se mit à danser. Elle enchaina les petits pas et les tours sur elle-même.

Ça marchait, elle commençait à redevenir celle qu’elle était, elle commençait à reprendre sa place de danseuse dans la troupe Sang de Loup.

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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Jeu 10 Mai - 15:39

Le retour à la réalité se fit lentement, progressivement. Petit à petit, la rage qui m’avait possédé s’estompa pour lui laisser complètement la place. C’était à son tour de m’envahir cette fois.

L’horreur.

J’avais… tué deux hommes…. j’avais achevé la vie de deux êtres… par ma colère, deux âmes que je ne connaissais avaient été séparées de leur corps… j’avais commis deux meurtres dans une ville qui n’était pas la mienne… j’avais commis l’homicide…

… devant Sakura…


« Pourquoi avoir fait cela ? »

Je regardai devant moi. Je n’osais me retourner. Je n’osais la regarder en face. Toute cette accumulation de malheur avait eu raison de moi. Pendant un court instant, je n’avais plus été William, ni le roi de cœur, mais bien un fou qui n’avait rien à avoir avec les deux autres. J’étais devenu un monstre… comment allait-elle réagir?

« Merci »

Je… quoi? Elle… elle me disait merci… avait-elle une aussi grande âme? Me comprenait-elle à ce point jusqu’à pardonner mon geste? Devant sa réaction incroyable, je ne pus empêcher les larmes de couler de mes yeux. C’était à mon tour maintenant de pleurer. Sakura venait de me pardonner l’impardonnable…

Elle m'enleva doucement l'épée de la main, comme pour chasser ce qui s'était passer et l'enfermé dans le passé. Je me laissai faire. J'acceptai pleinement ce contact doux, qui me réconforta un peu dans tout ce malheur...

Je me retournai vers elle, pour la voir entrain de danser. Cette vision ombragea bien vite mon humeur. Malgré la beauté de la scène, malgré le talent de Sakura, de la voir ainsi me glaçait d’effrois. Elle était troublée. Troublée par tout ce qui venait de se passer. Troublé par le meurtre, par son oncle, par notre amour. Au fond, qui ne l’auraient pas été?

Notre relation allait nous rendre fou. Elle m’avait clairement repoussé. Cela avait été sa volonté… et je crois que, finalement, c’était le choix le plus judicieux à faire.
Je m’avançai vers elle, mit une main sur son épaule pour qu’elle s’arrête, puis dit :


« Sauve-toi. Enfuis-toi de cette scène de crime. Tu n’as rien à avoir avec cela et je ne voudrais pas te voir sous les barreaux par ma faute. Retourne au char et dit leur que je les remercie pour leur aide, mais que je n’embarquerai pas avec eux. Reste avec ta troupe et soit heureuse. C’est… »

Les larmes se remirent à couler à flot alors que j’essayer de finir ma phrase, qui se faufila difficilement à travers ma gorge noué.

« C’est le roi de cœur qui te l’ordonne. »

Je rabaissai mon bras, titubai jusqu’au mur, me laissai tomber juste à côté et regardai par terre. J’observai malgré tout Sakura du coin de l’œil. Malgré les gardes qui risquaient d’arriver à tout moment, je ne pouvais me résoudre à partir tant et aussi longtemps que je n’étais pas assuré que Sakura avait quitté la scène.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Ven 11 Mai - 11:53

Sakura dansait pour s’apaiser, elle avait besoin de sa calmer, de se changer les idées et elle avait espéré quelque part dans sa tête que cela apaiserait un peu le prince. Mais voilà qu’il posa une main sur son épaule, aussitôt la jeune femme se stoppa, elle lui tournait le dos à ce moment-là. Il lui déclara de fuir, de partir de ce lieu meurtrier, il voulait qu’elle retourne au char sans lui, qu’elle remercie tout le monde mais qu’il refusait l’offre. Que comptait-il faire ? Et voilà qu’il finissait par un ordre. Elle s’en fichait éperdument du roi de cœur.

Elle le regarda tituber vers le mur et s’y laisser glisser, elle ne bougea pas d’un pouce. Il lui avait peut-être dit de partir mais elle ce n’est pas ce qu’elle souhaitait, il était intervenu pour la protéger malgré ce qu’elle lui avait dit. Comment pensait-il qu’elle puisse partir le laissant seul alors que son oncle voulait le tuer ?


-Nani ?

Elle employait depuis son plus jeune âge ce mot quand elle n’arrivait pas à prononcer la question « quoi ? », cela se produisait souvent quand elle était submergée par une émotion trop forte, une émotion qu’elle ne pouvait contrôler.

-Non, non non,non non non non….

Elle serra ses poings et avança vers lui, regardant le sol. Elle se stoppa devant le mur, se retourna sur le côté et s’assit sur les genoux.

-N’avais-tu pas dis que tu ne voulais plus blesser mon cœur William ?

Tout en disant cela, elle continuait de regarder le sol, les larmes montaient, sa gorge se nouait mais elle tenta malgré tout de continuer de parler :

-Alors… alors comment… peux-tu me demander… une telle chose ? Je me fiche éperdument du roi de cœur, je n’ai de compte à rendre qu’à l’humain pas au roi. Alors… quoi que tu dises, je ne partirais pas. Tu n’as rien fait de mal William ! Tu as simplement voulu me protéger !

Et elle se laissa tomber sur son torse, tenant son habit pour ne pas tomber plus bas. Elle pleurait de nouveau à cause de lui, pourquoi ne pouvait-elle pas simplement faire ce qu’on lui disait ? Pourquoi était-ce toujours aussi compliqué ? Pour la première fois depuis très longtemps, elle écoutait son cœur, pour la première fois depuis longtemps elle se reconnaissait. Elle était restée la même bien que les années aient passés, elle avait gardé son âme et ses yeux d’enfants. Elle avait gardé sa bonne humeur ou du moins elle la retrouvait. Elle leva ses yeux vers ceux du roi de cœur, elle se redressa un peu et s’accrochant à son cou elle l’embrassa.

S’ils devaient vraiment se dire adieu, elle ne voulait pas que ce soit de cette manière. Non, cela ne pouvait pas être de cette manière. Elle en revenait à cette idée : il n’avait rien fait seulement de la défense. Ces hommes s’en étaient pris à elle et quand William les avaient séparés. S’il ne les avaient pas tués, ce serait lui qui serait sur le sol. C’était de sa faute si on était là, oui c’était la faute de Sakura, si elle ne lui avait pas dit cela et qu’elle n’était pas partis, ces hommes ne l’auraient peut-être pas abordés.

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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Ven 11 Mai - 17:24

Elle ne partait pas…

Mais alors pourquoi? Pourquoi elle m’avait repoussé un instant plus tôt? Pourquoi, là, lorsque son départ était capital, elle restait là?

Cela tournait au chaos. J’avais perdu le contrôle. Je ne savais plus ce que je faisais et ce qu’il fallait que je fasse. Je n’étais pas dans une situation que je devais être. Je n’avais pas agis comme je devais le faire. Ce sentiment était effroyable. La confusion, le chaos, le regret… tous ensemble, en un et unique serrement de cœur.


« Nani ? »

Mais qu’est-ce que ça voulait dire nani? La confusion devenait insupportable, énervante. La colère monta même en moi devant cette absurdité.

« Non, non non,non non non non…. »

Elle retourna près de moi. Cela raviva mon énervement, ma rage devant cette situation qui ne voulait pas suivre ma volonté.

« N’avais-tu pas dis que tu ne voulais plus blesser mon cœur William ? Alors… alors comment… peux-tu me demander… une telle chose ? Je me fiche éperdument du roi de cœur, je n’ai de compte à rendre qu’à l’humain pas au roi. Alors… quoi que tu dises, je ne partirais pas. Tu n’as rien fait de mal William ! Tu as simplement voulu me protéger ! »

Je continuai à regarder devant moi, puis je répondis d’une voix neutre, grise :

« Qu’est-ce que ça change? Qu’est-ce que ça change qu’ils aient voulu te faire du mal? Le résultat est là. Je n’ai même pas vérifié s’ils étaient armés. En fait, si je m’étais contenté de les menacés, ils seraient surement partie. Mais non… je les ai tués… même lorsqu’ils semblaient s’être rendus… L’Ordre m’enfermera… et il aura raison... »

Tout ce que je voulais, c’était quitter ce lieu, quitter cette situation. Je me levai, le regard toujours perdu devant moi.

« C’est inutile. Qu’est-ce que cette relation? En quelques minutes, nous avons rendu officiels nos sentiments, puis on a tenté de se laisser deux fois. J’ai toujours été celui qui suit ses passions, sa volonté, mais cette relation doit se terminer. Elle rentre en conflit avec toutes mes autres passions, tous mes autres rêves. Elle ne peut coexister avec le reste de ma vie. Ne me prend pas pour un égoïste. L’un de ses rêves est de te voir heureuse. »

Je me retournai vers elle, le visage aussi dénué d’expression :

« On est entrain de gâcher nos vies à se voir ainsi. Nous sommes incompatibles. On pourra toujours se revoir, rester amies, au mieux, renouer notre amour l’espace d’une nuit… »

Ma réflexion allait au même rythme que mes paroles. Mots par mots, je réagissais aux événements, en tentant de revenir sur une voie naturelle, de revenir dans le monde de William et du roi de cœur. Lorsque je dis ces derniers mots, mes yeux s’illuminèrent, de la même façon qu’ils l’avaient fait lorsque j’avais eu l’idée d’héberger la troupe au château. Lentement, un sourire béat, qui avait un peu de parenté avec la folie, se forma sur mon visage. J’avais une idée. Une idée que j’adorais. Une idée qui m’excitait.

« Mais oui… Sakura… nos deux vies sont incompatibles… mais rien ne nous empêche de les faire se croiser. Pourquoi ne pas se séparer, vivre chacun notre vie, mais de faire un pacte. Le pacte serait simple, tout simple. À chaque fois que l’on se revoit, que nos routes se croisent, nous pouvons redevenir les amoureux que nous sommes, le temps de la rencontre. Nous sommes des amoureux libres, des amoureux de passages… »

Je lui pris la main. L’espoir semblait revenir. Je redevenais moi-même.

« Cela semble fou, mais, à mes yeux, c’est notre seule porte de sortie… »

C’était puéril comme idée. C’était tout à fait moi. Comme cela, je laissai aller mes rêves. C’était les plaisirs de cette relation sans les malheurs. Bien sûr que ce n’était pas une relation dites normales, stables. Bien sûr que cela reposait plus sur la passion que sur le soutient de deux amoureux. Mais c’était complètement moi.
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Sam 12 Mai - 13:21

Sakura se sentit perdue mais elle eut un espèce de rire, cette situation était de pire en pire et voilà que lui aussi la repoussait comme elle l’avait fait auparavant. Son cœur se serra, elle le regarda désemparée par ce qu’il venait de dire. Il s’était remis debout et regardait face à lui, il lui déclara qu’ils allaient droit dans le mur.
Elle ne répondit rien à tout ce qu’il lui disait mais au moment où elle l’entendit dire qu’ils pourraient retrouver leur amour le temps d’une nuit, elle se sentit bouillir de l’intérieur et elle avait envie de le gifler. D’ailleurs elle avait levée la main et allait la porter à la joue de cet homme quand elle réalisa ce qu’elle faisait. Elle stoppa sa main en plein élan et la redescendit, la posant sur sa poitrine.

Elle le regarda parler, laissant aller ses idées au gré du vent, parler en suivant le cours de ses idées, en faire des liaisons. Il lui prit la main, déclarant qu’ils n’avaient qu’à s’aimer à chaque fois qu’ils se retrouveraient et vivre leur vie le reste du temps.
Sakura le regarda toujours sans rien dire. Il redevenait l’homme qu’elle avait connu ce soir là, il y avait encore peu. Cet homme avec qui elle avait dansé et qui lui avait demandé de faire partie du château. Cet homme dont elle était tombé amoureuse lors de cette soirée. Elle le retrouvait à cet instant même. Il disait que c’était de la folie mais que c’était la seule solution qu’il voyait.

Sakura le regarda doucement et posa sa main libre sur le côté du visage de son prince.


-Cela semble peut-être fou mais ça pourrait marcher. Si c’est réellement ce que tu veux et que cela peut te rendre heureux alors soit. Je me plierais à cette condition des amants libres.

Elle lui fit un tendre sourire et l’embrassa sur la joue avant de filer vers le char. Il souhaitait se quitter de cette manière, cela n’arrangeait pas Sakura, elle aurait préféré une autre fin mais tant pis. Tout ce qu’elle souhaitait c’était le voir heureux et s’il fallait en passer par là et bien elle y passerait.
Sakura courut jusqu’au char et là, la troupe au complet l’y attendait, on lui demanda où se trouvait le roi, elle leur expliqua qu’après avoir pesé le pour et contre, il refusait la proposition ne voulant pas mettre en danger. Mais il se rappellerait toujours de leur générosité à son égard. Elle leur déclara qu’elle était certaine qu’ils le reverraient bientôt. Du moins c’est ce qu’elle espérait.

La nuit allait tombée, ils dinèrent rapidement et rentrèrent dans le char. Chacun vaquait à ses occupations mais Sakura regardait par la fenêtre, elle espérait que tout allait bien pour William, qu’il ne lui était rien arrivé de fâcheux par sa faute. Elle avait vu des gardes passés plus tôt, peu avant qu’ils dinent.
Sylvie et Rita vinrent la voir, elles s’inquiétaient. Elles lui demandèrent si tout c’était bien passé, Sakura les rassura, leur déclarant que la séparation avec William avait été plus douloureuse que ce qu’elle avait pensé mais que c’était mieux ainsi. Chacun vivrait sa vie de son côté et lorsqu’ils se retrouveraient, ils passeraient du temps l’un avec l’autre. Cela ne serait pas souvent mais c’était tout de même mieux que rien.

Au fond d’elle-même, elle ne pouvait s’empêcher de penser à William, il avait beau lui avoir dit qu’ils vivraient leur passion quand ils se retrouveraient, elle se demandait s’il ne lui avait pas menti et comment il l’accueillerait la prochaine fois que leurs chemins se croiseraient.

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Le roi de coeur
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MessageSujet: Re: Le festival des victorieux   Lun 2 Juil - 20:40

« Cela semble peut-être fou mais ça pourrait marcher. Si c’est réellement ce que tu veux et que cela peut te rendre heureux alors soit. Je me plierais à cette condition des amants libres. »

Un sourire, un baiser sur la joue, puis elle était partie. Je la regardai s’en aller, un sourire mélancolique. Finalement, elle partait. Finalement, elle quittait ce lieu maudit. Aller Sakura, va….va…

Rassuré par son absence sur cette scène de crime, j’étais soulagé de cette finale. Soulagé mais, en même temps, une certaine amertume pourrissait le fruit de cette « réussite ». En fait, c’était parce qu’Il n’y avait aucune réussite. La seule pseudo-réussite était d’avoir empêché qu’un garde la voit et qu’elle ait des problèmes avec la justice. Mais pour ce qui était du reste…

Pour ce qui était de notre relation, la conclusion était loin d’être heureuse. Si elle me suivait dans ma folie, je voyais bien que c’était à contre cœur. J’aurais bien voulu la garder ici, pour qu’on puisse décider d’un commun accord, ensemble, comme un tout, de la solution à cette relation maudite, mais je ne pouvais pas. Il fallait qu’elle parte, pour son bien, avant que quelqu’un nous voit. On reparlera de cela la prochaine fois qu’on se verra…

Moi, je me retournai vers mes deux victimes, la mine abattue après tous ces événements. Je regardai machinalement ma chemise, avec les quelques gouttes de sangs qui y étaient tombés. Je devais partir moi aussi, si je ne voulais des ennuis. Il n’y avait pas d’autres solutions…

Mais je ne pouvais me contenter de marcher dans la foule de festivaliers accoutré comme un bouché. On ferait rapidement le lien entre le mystérieux meurtre et ma personne.

Quoi faire?

Ma réponse à cette question n’était pas parfaite, mais tout de même satisfaisante. Me tenant le ventre comme si un mal quelconque me prenait, je m’étais aventuré une deuxième fois dans la foule du festival et vola le premier morceau de vêtement qui me passa sous la main. Ce fut une tunique de voyageur. Rapidement, je retournai dans une ruelle désertée et je l’enfilai. Je gardai donc ma chemise, pliée de façon à cacher toute trace du sang, et je retournai me promener dans la foule du festival durant le reste de la journée. Le soir je louai une auberge et y dormi une nuit mouvementée.

Il n’y avait personne qui m’avait vu sur les lieux du crime. Personne n’avait vu mes vêtements tachés de sang. Au final, je m’en étais bien sorti : il n’y avait rien qui pouvait m’inculper. Sauf peut être le témoignage de Sakura. Mais pourquoi l’interrogerait-elle?

C’était donc comme ça que ma première visite au « festival des victorieux » se terminait. Dans la même journée, j’avais avouée mes sentiments, appris qu’ils étaient réciproques, et dû traficoter une porte de sortie à cette liaison difficile. J’avais appris que l’auteur de mes problèmes au château était un homme qui n’y avait probablement jamais mis les pieds. J’avais aussi tué deux hommes et réussit à m’en sortir sans démêlés avec les justices. De plus, j’avais découvert mon valet de Carreau et dix pratiquants de la magie qui me serraient d’une grande aide contre les traitres qui me hantaient.

Des mauvaises nouvelles comme des bonnes. Au final, je ne savais quelle conclusion en tirer. Avais-je passé une bonne ou une mauvaise journée? Impossible de décider. Par contre, je comptais bien revenir à cette fête l’année prochaine. Pour vu que je reste en vie d’ici là…
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