AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le premier Artiste

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le roi de coeur
Admin
avatar

Messages : 169
Date d'inscription : 27/06/2011

MessageSujet: Le premier Artiste   Dim 14 Aoû - 18:57

Nom : Helt

Prénom :William

Surnom/grade : Le roi de cœur

Sexe : homme

Âge : 21 ans

Race : Humain

Groupe : Résident du château de Carte

Possession connue : Le château de Carte, le groupe représenté par les résidents du château.

Connaissance/capacité :
Capacité à bien parler
Capacité à prendre des décisions, à diriger.

Talent /pouvoir : Talent au combat(basé plus sur l’agilité et la vitesse plus que sur la force et l’endurance)

Personnalité :
On pourrait dire que le roi de cœur fait parti de ces êtres qui transcendent les époques et rayonnent d’une étrange supériorité. En effet, alors qu’il n’a que 21 ans, William possède une maturité digne d’un roi compétent, alors qu’il transmet lui même des valeurs d’impulsivité. Il est l’équilibre parfais entre le plaisir et la responsabilité. Il est aussi quelqu’un de très franc, qui cache rarement ses réelles pensées. Pour ce qui est de ses intérêts, il adore l’art, bien entendu, et toute forme de plaisir. Pour lui la vie n’a été donnée que pour nous permette de nous amuser. Il craint d’ailleurs plus l’ennui que la mort elle-même.

Il est aussi important de préciser que, après avoir essayé de toutes ses forces de « sortir les gens de leur sommeil », envers et contre tous, le roi de cœur croit que le monde entier lui en est redevable. Il pense, avec raison, que toutes personnes accomplissant maintenant quelque chose de grand lui doit tout cela, car sans lui cette personne serait sûrement encore prisonnière d’une vie banale et sans histoire.
Il pense cependant au bien de son peuple autant qu’à son propre bien. De plus, il n’a pas peur de prendre les décisions qu’il croit nécessaire.

Physique :
Le roi de cœur est, malgré tout le sentiment de supériorité qu’il inspire, un peu plus petit que la normale. Ses cheveux son chatain et il est quelque peu en forme, dû aux nombreuses soirées à danser et à s’entrainer à l’épée, mais reste tout de même assez fragile. Son accoutrement change souvent, mais reste la plus part du temps assez noble et de bon goût. Si sa démarche désinvolte s'est calmée avec sa monté en maturité, elle reste tout de même bien énergique. De plus, sa voix, en contradiction avec son langage, garde l'énergie, la naiveté, enfantine. À l'entendre, on croirait un viel ami qui impressionne maintenant par son beau vocabulaire. Finalement, le roi de cœur reste quelqu’un de très expressif, dû à sa franchise.

En sommes, il donne une impression de proximité, d'amitié, tout en projetant paradoxalement une supériorité marquée.

Histoire :

Le roi de cœur se tenait là, rêveur, accoudé à la rambarde du balcon. De l’endroit où il était, on entendait encore faiblement le bruit de la fête qui battait son plein. Il se délectait donc de la vue, calme et serein, en écoutant le son des violons. Puis, après un moment, un homme vint le rejoindre, un adulte incroyablement accoutré. On pouvait voir un nombre considérable de dentelles sortir des manches et du col de son complet noir. Son grand chapeau haut de forme était décoré d’une ceinture, dans laquelle avait été coincé, à un endroit esthétiquement choisi, une carte de valet de cœur. La chemise d’un blanc immaculé avait, ici et là, quelques touches de lignes dorés. Même les boutons de manchette et ceux du complet attiraient l’attention, magnifiques rubis taillés en forme de cœur. Dans tout ce touffu déguisement, on pouvait voir un visage souriant, sincèrement heureux, des yeux rêveurs et une longue mèche de cheveux brun qui descendait jusqu’à la hauteur de la bouche. Le roi se retourna, lui aussi tout sourire, et fit savoir à l’homme qu’il pouvait approcher. C’est une fois lui aussi accoudé que l’excentrique personnage commença à parler

« Ahh… qu’elle soirée magique, vous ne trouvez pas? »

« Oui, encore une fois, vous vous êtes surpassé, Charles. »

« Oh… vous m’envoyez ravit! Mais, vous savez, pour moi, le poste que vous m’avez offert n’est même pas un travail… c’est un rêve! »

« Ce château est le rêve de bien des gens… »

« Oui, mais, j’ai tout de même été sacré valet de cœur! »

Le roi se retourna, regarda son fidèle valet.

« Ne méritait rien de moins l’homme qui a écrit cette magnifique valse en mon nom! »

Le silence tomba, les deux hommes plongés dans leurs pensées. Puis, soudainement, le valet de cœur fit par de la raison de sa venu.

« Cher ami… est-ce que je pourrais encore entendre l’histoire de ses lieux? »

Charles, le valet, semblait tout hésitant, quelque peu gêné. La raison était simple : cela faisait la dixième fois qu’il le demandait. Le roi fut pris du rire sincère et enfantin qui lui était si particulier, puis répondit :

« Encore? Vous ne vous lassez donc jamais? »

« Comment pourrais-je? Cette histoire est, à mes yeux, le réel début des temps! C’est une magnifique épopée dans laquelle vous êtes le héro principal! »

« Haha… d’accord Charles, d’accord…»

Le valet, heureux comme un gamin, s’accouda confortablement, son regard se perdant dans l’horizon alors que le roi lui dévoilait, une fois de plus, l’origine de ce qui pourrait être perçu comme la nouvelle ère.

« Bon, donc, comme à chaque fois, il est important de rappeler le contexte dans lequel cette histoire a commencé avant de justement l’entreprendre. Comme tu le sais, voilà de ça quelques années, le monde était plongé dans une espèce de sommeil persistant. À ma naissance et durant toute mon enfance, je ne connu qu’un endroit : la ville Entuiro. L’extérieur ne m’était pas familier et peu de gens, en réalité, le connaissait. D’ailleurs, si l’extérieur m’était étranger, je n’en connaissais pas plus l’intérieur. À cette époque, tout le monde se foutait de tout. Ni mes parents, ni mes amis, ni les parents de mes amis ne s’intéressaient à autre chose que leur train-train quotidien. Mon père travaillait à la cuisine d’une restaurant, je n’avais ni frère ni sœur et ma mère restait au foyer. On était une famille typique qui accomplissait sans relâche la même routine. Je me rappel même encore nettement mon père qui, à chaque paye, en mettait un peu de coté dans une petite bourse. En fait, il disait que c’était pour s’acheter un échiquier. À chaque fois qu’il avait amassé assez d’argent, par contre, il trouvait la dépense trop impulsive et attendait d’en accumuler plus pour pouvoir s’acheter un échiquier encore plus beau que celui qu’il voulait. Ainsi, au début, il visait l’échiquier de bois le moins cher, puis ce fut celui de bois le plus précieux, puis celui de pierre taillé, jusqu’à ce qu’il vise l’échiquier de diamant, le jouet dont le marchand était le plus fier. Ainsi, les jours s’enchainaient et rien ne changeait dans nos vies. On n’osait même pas s’acheter un simple échiquier, c’est dire!

J’avais toujours été un enfant plus turbulent que les autres. Rêveur, je regardai souvent l’horizon et particulièrement le territoire noir, comme on l’appelait dans ces temps là. Sombre, inconnu, on pouvait voir au déçu de celui-ci un ciel constamment parsemé de nuage gris. Cette contrée était, au dire de tous, un endroit maudit et tous avaient peur de celui-ci. Cependant, personne ne l’avais exploré pour vérifier ces dires!

À chaque fois que je m’écartais un peu trop de la route de la monotonie et de l’ennui, que je posais, par exemple, des questions sur le fameux endroit, mes parents me ramenaient dans leur monde immuable et ennuyant. Je dirais même que, si ce n’était de leur mort, je serais devenu comme eu. Or, un jour, mes parents furent tout deux atteints d’une maladie virulente. La maladie était banale et leur mort la fut autant que leur vie. C’est à ce moment que je compris.

Alors que ma vie prenait un tournant drastique, inattendu, je fus enfin capable de regarder la situation avec un certain recul. Toute leur existence, mes parents n’avait vécu qu’une vie sans sens. Une vie qui s’enchaine, inlassablement, sans que rien ne vienne la changer. Lorsque j’héritai de l’argent qu’ils avaient accumulé, cela me frappa. Ils avaient retenu leurs dépenses toute leur vie, sans jamais en profiter. La bourse destinée à l’échiquier, entre autre, n’avait fait que se remplir, sans jamais se rendre utile. Pendant un mois, je fus terrassé par cette constatation. Mes parents avaient eu une existence pitoyable, aussi bien dans son déroulement que dans sa fin.

Je ne pouvais tout simplement pas accepter ça. Pour la première fois de ma vie, je me suis révolté. J’avais toujours tout accepté, tout vécu sans m’en préoccuper, mais, cette fois-ci, le choc était trop grand. En pleine colère, je pris la fameuse bourse et alla enfin acheter le fameux échiquier… et ce qui s’y passa marqua le tournant de ma vie.

Le vendeur, malgré tout le supplément que j’étais prêt à lui donner, ne voulait se départir de sa création. Il disait qu’il regretterait peut-être, par après, d’avoir perdu ce jouet dont il était si fier. En pleine de crise de rage, je voulu donc acheter un échiquier de moins bonne qualité… mais la réponse fut la même.

Je n’en revenais tout simplement pas. Mon père avait accumulé de l’argent pour quelque chose qu’il n’aurait jamais pu acheter! Même en voulant agrémenter sa vie, il n’aurait jamais pu, puisque c’était la ville entière qui s’y aurait opposé. Les habitants s’étaient encrassés dans un faux confort qui leur pourrissait la vie à leur insu. Ma révolte ne fit que gagner en ampleur. Ce n’était pas vrai! Ils n’allaient pas gâcher ma vie aussi! Moi, William Helt, n’allait pas subir le même sort que tout ces malheureux!

Je pris donc le plus de provisions que je pouvais, paquetai mes bagages et parti vers le fameux territoire maudit. Seul, n’étant âgé que de seize ans, je me plongeai dans l’inconnu. J’en fus immensément reconnaissant à mes parents de m’y avoir indirectement poussé…

Ce que je découvris là-bas allait au-delà de mes délires les plus fous. L’endroit était dépourvu d’herbe, recouvert d’un sol rocailleux sur toute sa surface. De par les opaques nuages qui se tenaient constamment dans le ciel, il y faisait nuit toute la journée. Répartis ici et là, on pouvait voir de grands cratères, par lesquels sortait la fumée qui semblait être à l’origine des nuages. Un peu partout, on pouvait voir d’étranges plantes, constitués d’une tige verte surmontée d’un globe violet, lumineux. L’endroit était aussi garni d’étranges statues, des gargouilles, dans diverses positions. On pouvait même en voir qui bougeait! À certain moment, je vis aussi d’étranges rênes grises, dépourvus de poil, qui se nourrissaient des végétaux violets. Pour agrémenter mes repas, je trouvai aussi quelques fleurs rougeâtres, pouvant servir d'épice, qui avaient un goût étrange, que je n’avais connu nulle part ailleurs. Tout était exotique, sans comparaison avec ce que j’avais connu, et je le découvrais avez un immense sentiment d’extase. Le changement me faisait du bien et je croyais ne pas pouvoir atteindre un jour dans ma vie meilleure satisfaction que celle-ci. Puis, après un jour de marche, je le trouvai.

Un immense, un majestueux château. Le toit défoncé, la façade de droite écroulée, il était en ruine, mais cela ne gâchait rien à sa superbe. Sa vue fut pour moi une révélation. Je n’avais rien vu d’aussi grandiose. Je devais y habiter. C’était une nécessité.

Bien entendu, j’étais conscient de l’impulsivité de mon choix, mais c’était pour cela que je n’en démordais pas. Depuis que j’étais parti à la découverte de ce territoire, je m’étais juré de ne plus jamais retenir mon impulsivité. Je voulais vivre pleinement. Je me foutais des risques que je prenais, car j’avais plus peur de l’ennui que de la mort elle même.

Je revins donc, plein d’espoir, vers ma ville natale. Sans attendre plus qu’il ne le fallait, je me précipitais sur une scène située dans un quartier marchant et je commençai à demander au gens d’approcher.

Je fus chanceux, car, avant même d’avoir commencé à parler, j’avais déjà attiré plusieurs personne par mon entrer sur scène. Je n’aurais jamais cru que ma démarche désinvolte et énergique pouvait mettre utile un jour. J’avais en effet tenté de faire une culbute en l’air pour atterrir sur celle-ci puis, bien évidemment, je m’étais manqué. Dans une ville où rien ne se passe, un tel événement a le don de faire tourner les têtes…

C’est donc devant cette foule que je pris la parole, plein de passion. Je tentai de réveiller les gens et je leur proposai de venir me rejoindre, de venir se bâtir une nouvelle vie. Je leur demandais de m’aider à reconstruire le château, dans lequel on pourrait vivre. Je leur racontai mon voyage et tentai de les rassurer sur le maigre danger que représentai le territoire noir. Dans ces temps là, je n’étais pas doué avec les mots. Malgré tout, grâce à la passion qui m’animait, je m’étais senti convainquant. C’était tout de même peine perdu.

De toute la foule qui m’avait écouté, seulement une poigné de clochard, douze pour être précis, qui n’avait rien à perdre, me suivirent. Cela m’empli de rage mais, pour être franc, je m’y était attendu. Réveiller ce peuple endormi depuis tant d’années n’allait pas être une tâche facile.

Je retournai donc avec mes clochards et c’est ensemble, durant deux années complètes, qu’on retapa le château. Complètement coupé de Entuiro, on dû se nourrir des étranges chevreuils, qu’on nomma Caout, en lien avec leurs viandes caoutchouteuses. Durant ces années, on découvrit aussi une amusante utilité au globe violet : lorsqu’on les perforait, on y faisait sortir le gaz, responsable de la couleur, qui donnait des hallucinations à celui qui le respirait. Ayants aussi des propriétés euphoriques, nous venions de trouver une drogue présente en quantité phénoménale sur tout le territoire. On appela donc la plante la fleur du plaisir. On se rendit même bien vite aussi compte que, les fameuses gargouilles, lorsqu’elles mourraient, se mettait dans une position choisie pour rester ainsi figées tout le reste de leur vie. Les gargouilles immobilisées n’étaient donc que des gargouilles mortes, dans lesquelles les vraies gargouilles pouvaient se cacher! [/u]De jour en jour, on en apprenait un peu plus sur ce territoire. Pour rajouter à tout ça, il n’y avait pas un soir sans qu’on allume un feu et qu’on y fête. Tout le petit groupe adorait cette vie, pourtant difficile, car enfin il avait l’impression de réellement profiter du cadeau que représentait leur naissance.

Durant ces deux ans de travail, nous avions réussit à reconstituer la formidable salle de bal, à l’entrée, avec son plafond haut de cinq étages. On répara aussi une bonne partie des mille cinq cents chambres réparties sur les deux coté de château et par dessus les autres pièces, dans un dédalle de couloir et d'escalier, qu'on pouvait atteindre par les deux portes situés de chaque coté la salle de bal. Ensuite, de l’autre coté de l’immense porte occupant le mur de fond de la fameuse salle, on arrangea le long couloir et l’escalier qui se tenait à son extrémité. On passa ensuite à toutes les salles cachées derrière les portes du couloir : la salle de banquet, la cuisine, les toilettes, le salon, la bibliothèque –mais, malheureusement, nous ne trouvions aucun livre en bon état- et le fumoir. Ce fut durant le dernier mois qu’on explora le haut de l’escalier du fond, où on y trouva l’étage du roi, avec le balcon qui donnait sur la salle de bal, les toilettes privées, ce balcon si, situé à l’arriéré du château et, bien évidemment, la salle qui devint ma futur chambre. Sans avoir fait un travail de professionnel, on avait tout de même réussit à rendre le tout salubre et vivable. Il ne restait que quelques chambres et un étage sombre entre celui qui m’était destinés et le couloir. C’est à peu prêt à ce moment qu’on reçu la visite d’un curieux. En effet, ayant entendu parler de ces courageux hommes qui étaient partis découvrir ces terres obscures, un autre clochard téméraire vint vérifier si on avait réellement survécu. Ce qu’il y trouva lui plus tellement qu’il nous demanda de venir avec lui aller chercher d’autres gens et annoncer la bonne nouvelle. Notre arrivée seule créa une immense surprise au peuple d’Entuiro. Le fou et ses acolytes avaient donc survécu! De fils en anguille, la rumeur parcourra toute la ville. Durant le mois qui suivi, ce fut une bonne centaine de personnes qui nous suivait, principalement des artistes. Chaque fête, car nous fêtions toujours à chaque soir, ce qui est d’ailleurs resté jusqu’à aujourd’hui, devenait de plus en plus majestueuse. Les musiciens pouvaient enfin se lâcher et créer comme ils n’avaient jamais osé faire. Les cuistots pouvaient expérimenter et les stylistes trouvaient des acheteurs! Le château devint de plus en plus populaire et je dû donc lui donner un nom. Mon choix s’arrêta une idée impulsive,qui m’amusait, simplement. Je pensais à ses soirées à fêter, à s’amuser, à jouer.

Je le nommai le château de carte.

Ce nom n’avait aucune signification particulière, ne faisait allusion à aucun fait historique important. Je l’aimais, tout simplement. Je fus donc bien amusé lorsque, en lisant ce nom, un historien d'Uneni en déduisit que les fameuses terres noires n’étaient nul autre que le territoire de Carte…


Le pays avait donc un nom, le château se peuplait de plus en plus : notre renommé traversa tout Entuiro. En un an, notre nombre passa de cent à mille. Pour être franc, d’ailleurs, nous aurions été bien plus si, devant le succès de ma folle aventure, je n’avais incité des milliers personnes à sortir de l’ombre. Bien vite, les gens se mirent à s’intéresser au monde, à la culture, à la politique, à la science. De vieux groupes recommencèrent à bouger et à regagner en notoriété, de nouveau se formèrent. Des gens partirent même à l’aventure! J’avais gagné mon pari : j’avais, à moi seul, réveillé le monde.

C’est d’ailleurs peu de temps après avoir réalisé cela que je dis les fameux mots qui laissèrent une trace déterminante dans les livres d’histoire. Alors que je parlai des événements des dernières années avec le même historien qui avait donné son nom à Carte, je représentai la chose de cette façon :

« Ce monde n’est rien de moins qu’une toile blanche, sur laquelle les artistes qui y vivent commence enfin à rajouter leurs couleurs. »

Ces paroles se rependirent comme la peste et, bien vite, je fus à l’origine de deux termes. Grâce à moi, maintenant, on appelait ce monde « La toile blanche » et on nommait ceux qui y faisaient bouger les choses les « Artistes ».

« C’est mots sont tellement…poétiques… »

Le roi de cœur s’arrêta de parler, surpris par l’interruption qui cassait le long silence du valet. Celui-ci avait dit cela sans même se retourner, le regard même encore plus rêveur qu’il ne l’avait été durant le reste du récit. Cela laissa un doux sourire sur les lèvres du conteur.

« Oui… si le monde avait changé, il en était de même avec moi. Durant tout ce chamboulement, j’avais appris à maitriser quelque peu mieux la langue. Sans être un beau parleur, j’étais tout de même devenu capable de jouer avec les mots afin d’agrémenter mes phrases, de parler à l’aide du langage retenu des nobles. De plus, en le pratiquant comme loisir, j’avais appris à me battre à l’arme blanche. J’étais aussi entrainé qu’un soldat. Si mes coups étaient moins forts que les leur et que je ne pouvais en encaisser autant, j’avais tout même une plus grande habileté, une plus grande rapidité. Ainsi je frappais moins fort mais plus souvent, je touchais mieux ma cible.

J’avais donc acquis quelques talents et un peu de maturité. C’est d’ailleurs grâce à cette maturité que je me suis mis à mieux gérer mes hommes,
car c’est devant tout cet arrivage que je commençai à attribuer des postes stables.

Des 1000 habitants, il y avait donc 403 constructeurs qui amélioraient encore les ruines mal réparées du château. C’est dans cette catégorie que ce plaçait d’ailleurs la majorité des premiers hommes qui étaient venus ici avec moi. Il avait aussi 389 chasseurs et cueilleurs, dont quelque des premiers habitants des ruines du château. Il y avait ensuite 78 musiciens, 42 cuisiniers, 45 personne en charge du ménage, 33 personnes qui s’occupaient d’habiller tous les autres et 10 en charge du commerce étranger.

Bien vite, après avoir attitré des tâches à tout un chacun, une idée me vint en tête. Une idée impulsive, mais si inspirante. Devant le nom du château, je décidai bien vite de nommer quatre subordonnés. Quatre hommes qui me serviraient de bras droit, les plus fidèles habitants du château. Je décidai, en ce jour, de nommer mes quatre valets.

Pour commencer, je nommai le valet de carreau. Pour ce poste je choisi Palcon, un homme respectable qui, dès l’instant où il avait mit les pieds dans le château, s’était attaqué à la lourde tâche d’agrémenter les vielles ruines et leur réparation de fortune. Devant son talent en architecture et sa détermination, je le mis à la tête de tous les hommes en charge de la reconstruction.

Le deuxième valet avait été tout aussi facile à choisir. Depuis notre retour triomphal à Entuiro, un des artistes qui nous avaient suivis s’était rapidement lié d’amitié avec moi. Aussitôt arrivé au château, il s’était attelé à la tâche d’écrire en mon nom la magnifique « Valse de William ». Une valse qui, bien rapidement, devint ma marque de commerce musicale. Je promu cet homme avec un immense talent pour la musique, qui devint bien connu de par le château, à la tête de tous les musiciens. Ainsi fut choisit le valet de cœur, mon préféré. »

William fit un magnifique sourire à Charles, qui lui rendit, tout heureux de cette déclaration. Si le roi de cœur lui avait déjà révélé sa préférence, cela faisait toujours bien plaisir au valet qu’il lui répète. Le roi disait cela en toute sincérité : après tout, il était évident que le valet de cœur soit le préféré du roi de cœur…

« Pour le troisième, je dû creuser un peu plus. Je le trouvai après un mois de recherche, alors que je visitai les cuisines. Sur les lieux, je vis bien vite qu’un homme semblait tout diriger. L’homme en question s’appelait Éric. S’il était quelque peu rude avec ses « subordonnés », on voyait bien qu’il savait ce qu’il faisait. En posant des questions aux autres cuistots ici et là, je su de leur bouche qu’il était le plus talentueux pour ce qui était de la cuisine. Il vouait à celle-ci une vraie passion et il était l’auteur des mets les plus savoureux servit au château de Carte. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Éric fut officiellement mit à la tête de tout les cuisiniers et fut sacré valet de trèfle.

Pour le moment, cependant, je ne trouvai pas mon valet de pique. Ne voulant nommer un autre homme pour le simple fait d’en nommer un, je me dis que, tant qu’aucun autre habitant du château ne me venait naturellement en tête, je ne me forcerai pas à en trouver un.

Ma décision de nommer ces trois valets porta rapidement ses fruits. La lourde tâche que j’avais sur les épaules devint alors plus supportable. J’avais ainsi trois « généraux », qui se répartissaient les tâches et m’en enlevaient un peu. Des 1000 hommes, 403 était sous les ordres de Palcon, 78 sous les ordres de Charles et 52, si on comptait aussi ceux en charge du commerce étranger qui s’occupait surtout de fournir une multitude d’aliment en provenance d’Entuiro, sous ceux d’Éric. Il ne me restait donc que 467 hommes dont je devais m’occuper directement. Chacun des trois valets me prouvèrent leur valeur et leurs compétences. J’avais une totale confiance en ces quatre et pouvait leur laisser s’occuper de leur propre fardeaux sans grand soucis.

Ce fut donc deux autres années d’extases et de plaisir.

Mais, tout ne pouvait être aussi simple… »

Le roi s‘arrêtait, songeur, les yeux quelque peu teintés de mépris. Le valet, tout surpris par cette fin inattendu, qui n’avait jamais fait parti de l‘histoire jusqu’ici, s’était retourné, le front creusé par l’inquiétude.

« Un nouvel événement dans le récit dont je ne suis pas au courant? »

Le roi soupira, son mépris se changeant bien vite en désolation alors qu’il regardait Charles de face.

« Il n’y a rien de nouveau dans cet événement. Il est présent depuis à peu près un an. Comme une ignoble maladie, il était cependant imperceptible au début, puis à lentement gagné en importance. »

« Si vous le saviez, pourquoi ne pas m’en avoir parlé? »

« Je le niai, Charles! Je le niai… »

La tristesse du roi semblait prendre de plus en plus d’ampleur alors qu’il parlait. Si le valet avait de la difficulté à l’interpréter, elle semblait être un mélange de honte, de désespoir et de lassitude.

« Mais… maintenant… c’est impossible. Tu sais, cela fut très difficile de sortir tous ces hommes du moule dans lequel ils étaient prisonniers. Avec toute ma persévérance, je réussis cependant à leur offrir le cadeau de l’impulsivité… »

Le roi pris une pause, s’accouda sur la balustrade et plongea son regard au loin comme l’avait fait le valet, avant de continuer.

« Tu sais comme moi que le système du château voue une confiance sans borne à ses membres. Ici, l’argent est inutile. Toute personne a le droit de s’amuser comme elle veut, de manger comme elle veut, de fumer comme elle veut. Une chose est demandée, une seule chose, qui n’a pas pour but de seulement me satisfaire, moi, le roi, mais de permettre à ce beau rêve de continuer. Cette chose est, bien évidemment, que chaque personne s’occupe de la tâche dont il est assigné. As-tu des problèmes avec certains sujets, Charles? »

Le valet, qui commençait à comprendre, répondit au roi dans un souffle.

« Oui…mais je croyais que c’était un cas isolé, que ce n’était que chez les musiciens… »

« Et bien non. Durant la dernière année, les habitants commence à devenir de plus en plus paresseux. Si avant ils se tenaient dans une vie stricte, sans dépassement, leur relâchement n’a maintenant plus de limite. Tu sais, si, moi, j’ai toujours été impulsif depuis ma révolte, j’avais, même à cet âge, compris tout de même quelque chose. S’il est bon de faire ce que l’on veut vraiment, il est aussi important de se responsabiliser et de faire ce qu’il faut faire pour continuer à vivre la vie que l’on veut. J’ai toujours été impulsif, tout en agissant pour le bien de mes hommes et de mon château. Je fête à chaque soir, mais le jour, je travail sérieusement et assidument. Surtout depuis ma fulgurante monté en maturité! »

Le roi s’arrêtai, comme s’il avait finit, laissant à son interlocuteur le temps de digérer ses paroles.

« Tu sais quel âge j’ai, Charles? »

« Et bien… voyons…vous dites souvent que votre fuites s’est faites à l’âge de 16 ans. Donc, si on fait le calcul… 21 ans? »

« Exactement. J’ai à ma charge tout un château, mille hommes, et je n’ai que 21 ans. Sais-tu seulement quel âge ont les pires fainéants du château? Trente, quarante et même cinquante ans! Ce sont des adultes, Charles, ils n’ont aucune excuse! Pourtant, ils ne s’occupent même pas de leur simple tâche pour me montrer ne serais-ce qu’un peu de respect. C’est pour ça que j’ai pris cette décision. »

Le silence tomba un moment. Pendant ce temps, le valet tentait de comprendre le sens de la dernière phrase. Cherchant dans les dernières paroles du roi, il se rendit cependant compte que celui-ci n’en avait pas encore fait mention. Il demanda donc, peu certain de vouloir savoir la réponse :

« De qu’elle décision parlez-vous? »

« J’ai nommé le quatrième valet. »

Sursautant de surprise, le valet de cœur fut cependant soulagé de la nouvelle, qu’il voyait comme joyeuse.

« Qui est-ce? »

[u] « Un certain Alohi, qui se spécialiste dans la scène et le théâtre. Il s'occupait jusqu'ici de la construction. »


« Et qu’elle sera sa fonction? »

Le roi se rembruni. À ce moment, le valet perdit toute la joie qu’il venait d’acquérir. La bonne nouvelle en cachait une mauvaise…

« Il s’occupera des exécutions. »

Le valet se mit à bégayé, espérant avoir mal entendu.

« Que…que voulez-vous dire par… exé….exécution? »

« Tuer des hommes Charles, je veux bel et bien dire tuer des hommes… J’ai déjà tout planifié avec Alohi. Dans trois jours, un premier homme sera exécuté devant toute la cour, pour montrer l’exemple. Ce n’est pas tout. »



« Quoi… d’autre…? »


« Je me suis rendu à l’évidence ces derniers jours. Le monde bouge, Charles, et il bouge bien vite. J’ai malheureusement perdu ma confiance naïve en l’homme. Si on ne fait rien pour l’empêcher, le château de Carte se fera bien vite envahir par un homme trop ambitieux. Pire, peut être que ce seront ses habitants même qui se mutinerons en masse. »

C’était comme un cauchemar. De tout le temps que Charles avait passé aux cotés du roi, s’était la première fois qu’il l’entendait parler d’un tel sujet. C’était aussi la première fois qu’il l’entendait parler avec un tel sérieux. Le rêve qu’avait été le château de Carte touchait-il à sa fin?

« J’ai décidé de m’entourer de quatre serviteurs. Quatre hommes de mains qui occuperont un poste bien différent des quatre valets. Je suis faible, Charles, incroyablement démuni devant la puissance que certains accumulent présentement dans ce monde. Il me faut une garde personnelle. On a trop fêté, cher valet, et on n’a pas pensé aux dangers qui se bâtissaient autour de nous. Le jeu est commencé. Beaucoup de chose sont sur la table. Il me faut une meilleure main.


Et quatre as ne seront pas de refus. »

[300 - 1 (musique environnante (description)) -4 (Charles (personnage non joueur))
-2(père (semi-figurant)) -2(mère(semi-figurante)) – 3(échiquier en diamant(objet mineur))
-2(marchand(semi-figurant) - 30(Carte(territoire)
- 40 (château de Carte(bâtiment majeur m’appartenant) –4(quartier marchand(section)
-1(foule(description)) -2(visiteur(semi-figurant)) -2(rumeur du retour(rumeur))
-20(fête à chaque soir(nouvelle)) -20(le monde bouge(nouvelle))
-2(historien(semi figurant)- 20(La toile blanche(nouvelle)) -10(bien parler(capacité))
-20(combattre(capacité) -10(prendre décision(capacité))
– 4(Palio(personnage non joueur))- 20(architecture(talent)) -20(musique(talent))
-2(Valse de William(information mineure)) -4(Éric(personnage non joueur))
-20(talent cuisine(talent)) -20(habitant paresseux(nouvelle))
– 4(Alohi (personnage non joueur)= 11 points

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://latoileblanche.forumperso.com
Le roi de coeur
Admin
avatar

Messages : 169
Date d'inscription : 27/06/2011

MessageSujet: Re: Le premier Artiste   Jeu 10 Mai - 15:05

Archive du roi de coeur

Nom : Helt

Prénom :William

Surnom/grade : Le roi de cœur

Sexe : homme

Âge : 21 ans

Race : Humain

Groupe : Résident du château de Carte

Possession connue : Le château de Carte, le groupe représenté par les résidents du château.

Connaissance/capacité :
Capacité à bien parler
Capacité à prendre des décisions, à diriger.
Capacité pour la danse.
Talent /pouvoir : Talent au combat(basé plus sur l’agilité et la vitesse plus que sur la force et l’endurance)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://latoileblanche.forumperso.com
 
Le premier Artiste
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Récit du premier voyage de Sa Majesté en Araucanie
» Haiti-Premier ministre :Il s'appelle Ericq Pierre !
» Jeune artiste kidnappé , blessé par balle et laissé pour mort à Cité Soleil
» Le premier ministre Michèle Pierre-Louis au mini-sommet économique de Punta Cana
» Le discours du premier ministre J E Alexis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le matériel de voyage de l'Artiste confirmé :: Les Artistes confirmées-
Sauter vers: