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 Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]

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Sakura
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MessageSujet: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Dim 15 Juil - 4:10

La troupe Sang de Loup avait quitté le château du roi de cœur après que grand-mère ait donné la commande à l’une de ses clientes habitant près du château. La jeune femme avait rencontré un jeune homme du nom de Rédris Frédor, elle n’avait pas bien compris qui il était, son esprit tourné vers le roi qu’elle aurait aimé voir et de cette manière le savoir en sécurité mais cela n’avait pas été le cas.
Non, elle l’avait vu lui au contraire et bien qu’il était beau garçon, elle n’avait pas eu une seule pensée osée, elle avait peur qu’il soit arrivé quelque chose à son prince et je ne peux que vous avouer que ses prestations n’en furent que moins bien.

Ses partenaires lui en voulurent quelque peu car ils eurent moins d’argent mais ils étaient surtout inquiets de la voir comme cela, son chef décida alors un soir de se rendre à Paladius. C’était là qu’ils avaient rencontrés le jeune samouraï du nom de Kennosuké, ils avaient sympathisés et le jeune homme avait réussi à rejoindre un groupe de samouraïs grâce à eux.
Ils arrivèrent après trois jours de voyage, quand ils arrivèrent avec la musique de leur char à pleine puissance, une foule se forma devant le char mécanique où la troupe annonça que le lendemain il y aurait une représentation.

La journée était faite pour se reposer, ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient de leur temps libre. La demoiselle flânait dans les rues et croisa plusieurs personnes qu’elle connaissait, elle les salua et les aida et puis elle apprit que le groupe de samouraï allait peut-être être engagé par un homme important. La jeune femme se demanda si la personne en question était le roi de cœur, son prince, celui qui lui avait pris son cœur. Mais cela n’était peut-être qu’une simple coïncidence et puis comment saurait-il que ces personnes étaient encore ici dans cette ville.

Enfin bref, comme Sakura connaissait la ville par cœur, comme elle savait que toutes les ruelles se recroisaient entre elles mais si on ne connait pas cette cité, cela peut vite ressembler à un labyrinthe, elle savait où elle allait. Toutes les ruelles finissent par amener à une grande rue amenant elle-même à un parc gigantesque où sont regroupés un grand ensemble d’arbres, de bosquets, de bancs et de parterres de fleurs des plus diversifiées.
C’est d’ailleurs dans ce parc que c’est installé la troupe près de la fontaine où sont dessinés des anges regardant les jets d’eau produits par les tubes à l’intérieur de la fontaine.

Sakura ne voulait pas revenir à ce cadre enchanteur, elle préférait parcourir les ruelles et tomba sur une boutique qui venait d’ouvrir, une boutique de tissus. La demoiselle entra et regarda les étoffes, toutes très belles et très douce et puis elle fut attirée par l’une d’entre elle. C’était un grand tissus bleu avec des feuilles rouges orangées par-dessus, on aurait dit que les feuilles tombaient du ciel. La danseuse acheta le tissu, elle voyait déjà une robe magnifique pour la scène. Et puis elle commença à imaginer une chorégraphie, cela serait super mais… tous ses mouvements rapides qu’elle imaginait, elle ne pourrait pas les réaliser sans être pleinement à sa danse, cela n’en valait donc pas vraiment la peine.

La jeune femme avec son sac en main se colla à un mur d’une impasse et regarda le ciel, il était si grand, si vaste. Elle aimerait le visiter tout comme la terre, oui, ce vaste monde recelait encore bien des surprises mais elle aurait aimé les découvrir avec son amant. Où était-il d’ailleurs ? Que faisait-il ? Voilà les questions qui la tourmentaient, les questions qu’elle n’arrêtait pas de se poser, les questions auxquelles elle n’avait pas de réponse, les questions qu’elle se posait même sir scène et les questions qu’elle se posait à cet instant précis.


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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Mar 17 Juil - 23:44

Odette et Arthur n’en savait finalement pas tant que ça.

Nous étions partis le lendemain de ma journée tourmentée. J’avais dit à Théodore et aux pratiquants de la magie récemment sous mes ordres de partir avec la calèche, remplie de produits achetés dans la ville d’Uneni comme c’était sa fonction. Moi, j’étais parti avec Alaewin vers Guilio, pour questionner la famille. On avait acheté un cheval pour chacun de nous. C’était la première fois que je voyageais à cheval… et probablement la dernière.
Nous étions donc partis pour le territoire de Freliro. Je n’avais jamais visité cet endroit, au Sud d’Entuiro. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. En chemin, Alaewin m’expliqua que Freliro était une terre d’une fertilité légendaire. Les plantes qui y poussaient étaient majestueuses. De l’arbre millénaire jusqu’à la plante mangeuse d’homme, il y avait de tout! Je constatai, en arrivant, que l’homme n’avait pas exagéré. D’ailleurs, pour se rendre jusqu’à Guilio, nous avions dû passer par la route du prisonnier, un longue route, bordée d’un postes de gardes à chaque trois kilomètre, aménagée pour amener les prisonniers jusqu’à l’immense prison de Magnolia. C’était la seule route qui reliait les différentes cités de Freliro, dont Guilio.

Cela nous pris une journée pour atteindre Freliro et je dormis à une auberge située stratégiquement au départ de la route du prisonnier, Le pénitent. Ensuite, cela nous pris à peine deux heures pour se rendre jusqu’à Guilio.

Arrivé à la paisible cité, je pus interroger Odette et Arthur. Je n’appris pas grand chose. Par contre, le voyage n’avait pas été inutile car j’eu, malgré tout, une information qui allait me permettre de continuer. La dame m’appris qu’un ami très proche de Roger, Marcus Éliga, vivait à Paladius. Sur ces mots, j’étais parti vers cette nouvelle destination.

Cependant, Alaewin me conseilla d’acheter une tente et tout le reste de l’équipement pour le voyage, car, ce que je ne savais pas, c’était que Paladio était à quatre jours de voyage de Guilio...

J’arrivai au beau milieu de la nuit, complètement épuisé. Je louai une chambre avec deux lits séparés –je préférais garder Alaewin avec moi, car, après tout, je restai un roi qu’on menaçait de mort- dans une jolie auberge, La rose bleu où nous pûmes, de plus, y laisser nos chevaux. Dormir dans un vrai lit me paru une véritable bénédiction! Le lendemain, je demandais à l’aubergiste, un aimable quadragénaire, s’il savait où se trouvait le demeure de monsieur Éliga. Il m’indiqua le chemin et je parti vers la dites demeure. Cependant, je me perdis. Dans ce foutoir de rue, c’était très dur de s’y retrouver! Complètement désespéré, je m’accotai au mur le plus proche, regardant, sans vraiment y apporter attention, la boutique de tissu à laquelle il appartenait et dit :


« Mais comment a-t-on pu se perdre, tout les deux, dans un petit village comme celui-ci! »

« Bah, c’est la première fois que je viens et j’avoue que l’organisation des routes, ici, n’est pas ce qu’il y a de mieux. Voulez-vous que j’aye demander à des gens dans cette boutique? »

« Oui, je crois qu’on en est rendu là. »

Puis me voilà seul, devant cette boutique, essoufflé, attendant Alaewin.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Dim 22 Juil - 10:57

Sakura se trouvait collée au mur de l’impasse, le visage levé vers l’étendue bleue au dessus d’eux, une étendue suspendue dans le vide, une étendue dans laquelle elle aurait aimé être. Que ce que devait être beau de pouvoir voler, de pouvoir voir la ville depuis le ciel. Si seulement elle pouvait y parvenir… Mais quelque chose lui disait qu’un jour elle pourrait le faire.
Elle avait remarqué que de nombreuses personnes commençaient à penser à visiter le monde, quelque part se trouvaient peut-être des personnes qui avaient inventés un moyen de parcourir le ciel. Oui, un jour elle y arriverait.

C’est là qu’elle vit quelque chose pour le moins surprenant et qu’elle entendit quelque chose qui la fit revenir à la réalité. Mais prenons les choses dans l’ordre, elle venait d’apercevoir un territoire flottant presque au dessus de la ville, une grande terre avec des bâtiments à ce qui lui semblait. Elle n’avait jamais entendu parler de quelque chose comme ça. Il faudrait qu’elle se renseigne, cette ville devait bien savoir quelque chose à ce propos mais des propos lui arrivèrent aux oreilles et ses pensées revinrent sur terre.

Elle avait entendu une voix qui lui était familière mais elle ne voulait y croire. Sakura s’avança doucement de la fin de la ruelle, près du magasin de tissu et ouvrit de grands yeux. Il était là, son prince était à Paladius. Mais que faisait-il là ? La danseuse commença à avoir les larmes aux bords des yeux et vint mettre sa main devant sa bouche afin d’étouffer un cri de stupeur. Tout cela s’était passé en à peine quelques secondes. Son sac vint toucher le sol et la jeune femme retourna en courant dans la ruelle fermée.

Cela ne pouvait être qu’un rêve mais si cela n’était pas le cas, si cela était vrai. Et si son ravisseur de cœur était bien dans la cité ? Sakura s’était appuyée sur le mur pour reprendre son souffle et surtout son calme. Elle respira calmement et revint vers la boutique pour reprendre son sac de tissu. Un homme sortit de la boutique et alla vers le roi de cœur. Elle regarda ce dernier de manière tendre, adossée au mur à côté de la boutique, il semblait contrarié, elle ne savait pas pourquoi mais fut rapidement au courant.
Le vendeur sortit de sa boutique et s’approcha des deux hommes, tendant une épée.

-Vous l’aviez oublié. Je vous avais demandé de l’enlever en rentrant mais vous avez oublié de la reprendre. Je suis content que vous soyez encore devant la boutique, cela aurait été difficile de vous retrouver sinon, ne sachant pas où se trouve la demeure de ce monsieur Eliga.

Sakura qui avait entendu releva la tête. Ainsi il cherchait Marcus Eliga, il était donc à la recherche de son oncle. Cette pensée l’attrista quelque peu, il cherchait le loup qu’il aurait dû fuir mais se rappelant de ce qui s’était passé la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés, elle ne ferait aucun commentaire. D’un doux pas elle se rapprocha du groupe et ce fut le marchand qui en se tournant parla le premier.


-Oh mademoiselle, avez-vous oublié quelque chose ?

Sakura fit signe non de la tête et arrivée à la hauteur du prince, fit une révérence.

-Roi de cœur, roi de Carte, si c’est la demeure de Marcus Eliga que vous cherchez, je peux vous y conduire.

Elle se releva et attendit la réponse. Cela lui faisait peut-être un choc de la voir ici mais ce fut son compagnon qui prit la parole :

-Et vous êtes ?
-Sakura… Sakura Joyaux, danseuse faisant partie de la compagnie Sang de Loup, nièce de l’homme qui en veut au roi : Roger Fitsburg, homme qui a voulu ma mort, qui est allé en prison et qui a été relâché il y a peu. Marcus Eliga est un ami de mon oncle, je ne sais pas s’il vit toujours à Paladius mais c’est un homme fourbe, il a su tiré son épingle du jeu de Roger, en étant de son côté tout en étant de mon côté. Ne vous fiez jamais à ses paroles, ne croyez pas ce qu’il vous dira jusqu’à ce que vous puissiez avoir la certitude que ce qu’il dit est vrai.

Sakura regardait l’homme d’un pâle regard qui se voulait tout de même brûlant. Cette histoire la touchait, la touchait de près, de trop près peut-être même. En tout cas, elle ne se laisserait pas faire de cette manière, cela était certain.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Lun 23 Juil - 15:10

« Non, il ne le sait pas plus que nous… »

Le ton agressif, je répondis à Alaewin, victime d’un énervement dont il n’était pas le coupable :

« Mais voyons! Ce n’est pas Uneni! C’est une petite ville, ils devraient le savoir! »

Tâtant son fourreau, Alaewin répondit :

« En tout cas, on va savoir s’il est honnête. »

« Et comment cela? »

Il me regarda tout en se grattant la tête, légèrement mal à l’aise.

« J’ai oublié mon épée… »

Surpris par le manque de professionnalisme de ce soldat pourtant si réputé, je le regardai, les yeux grands ouverts, les bras figés dans leur position. Je ne pus cependant répliquer quoi que ce soit, car je fus interrompu par un homme qui sortait du magasin, une épée à la main. Probablement le vendeur.

« Vous l’aviez oublié. Je vous avais demandé de l’enlever en rentrant mais vous avez oublié de la reprendre. Je suis content que vous soyez encore devant la boutique, cela aurait été difficile de vous retrouver sinon, ne sachant pas où se trouve la demeure de ce monsieur Eliga. »

Je remerciai sincèrement le vendeur, lui fis par des politesses d’usage, tout en regardant du coin de l’œil Alaewin, d’un regard semi amusé, semi perplexe. Lui, il nous regardait avec son sourire nonchalant, parfaitement calme, en rajoutant un peu de parole aux politesses que j’offrais déjà à l’homme. Puis, je me retournai pour continuer mon chemin, près à parler de cet incident à mon as de carreau… mais j’en fus encore empêché.

Par… Sakura?

Mais… comment est-ce que… Sakura? Vraiment? Qu’est-ce qu’elle faisait là? Me suivait-elle? Était-ce juste, encore une fois, un hasard improbable qui nous réunissait? Je commençais sérieusement à croire qu’un sort quelconque unissait nos âmes…

Je la regardais donc, les yeux encore une fois grands ouverts, la bouche tout aussi ouverte, le corps figé en plein mouvement. J’étais incapable de dire le moindre mot et, par chance, le vendeur parla à ma place.


« Oh mademoiselle, avez-vous oublié quelque chose ? »

Alors qu’elle faisait une révérence, je revins lentement de ma surprise, comme un glaçon qui se dégèle. Je repris une position digne de mon rang, fermai ma bouche pour y substituer un doux sourire.

« Roi de cœur, roi de Carte, si c’est la demeure de Marcus Eliga que vous cherchez, je peux vous y conduire. »

Une envoyée du ciel, ni plus ni moins. Quel était le bonheur de la revoir… et quel était le bonheur d’apprendre que je pourrais allonger cette rencontre, malgré la pressante situation dans laquelle j’étais! Alors que je n’eu même pas le temps de penser à ce que j’allais lui répondre, Alaewin, excusant son précédent manque de professionnalisme, lui demanda poliment, mais fermement:

« Et vous êtes ? »

« Sakura… Sakura Joyaux, danseuse faisant partie de la compagnie Sang de Loup, nièce de l’homme qui en veut au roi : Roger Fitsburg, homme qui a voulu ma mort, qui est allé en prison et qui a été relâché il y a peu. Marcus Eliga est un ami de mon oncle, je ne sais pas s’il vit toujours à Paladius mais c’est un homme fourbe, il a su tiré son épingle du jeu de Roger, en étant de son côté tout en étant de mon côté. Ne vous fiez jamais à ses paroles, ne croyez pas ce qu’il vous dira jusqu’à ce que vous puissiez avoir la certitude que ce qu’il dit est vrai. »

Oui, vraiment, les bonnes nouvelles s’enchainaient. La vue de Sakura, sa volonté de nous aider, et maintenant, cette information sur Marcus. Ainsi, cet homme n’était pas un fidèle ami de Roger. C’était un profiteur. Parfait! Cela allait peut être m’aider à le faire parler un peu!

Tout en fixant cette apparition céleste, je dis à Alaewin :


« Il n’y a aucune problème. Cette femme est une amie. Et même bien plus… »

Je pris doucement la main de Sakura et la baisai, pour lui faire par de ma joie.

« Comme le destin est clément avec moi! Une fois encore, il croise nos chemins. Fais attention, bientôt je vais croire que tu me suis, jeune amie! »

Je laissai paraître dans mon sourire tout l’humour qui imprégnait ma dernière phrase. Puis, le sourire un peu teinté de honte, je continuai :

« Cela me comble de joie de savoir que tu puisse m’aider dans ma quête pour retrouver ton oncle. Encore plus que tu le veuille. Non seulement tu es d’une grande aide pour le roi de cœur, mais William se réjouit à l’Idée de passer cette belle journée avec toi! »

Je me reculais, puis tendis le bras, la main ouverte, comme lorsqu’on indique poliment à quelqu’un de passer :

« Allez, c’est toi qui mène le bal! Conduis-nous à la demeure de ce cher Marcus et sauve notre journée! En chemin, tu pourras me raconter ce qui t’amène en ce beau village! »

Dans mon champ de vison, juste à côté de Sakura, je vis Alaewin, un sourire moqueur aux lèvres. Apparemment, il avait entièrement compris le type de relation qui m’unissait à elle et cela semblait l’amuser beaucoup. Un garde normal se serrait bien garder de le laisser paraître, mais Alaewin était hors norme, ça, je l’avais compris…
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Sakura
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Mar 24 Juil - 16:51

Sakura avait fait la révérence et avait parlé de Marcus, les avertissant de quel genre d’homme il était. Peut-être avait-il déménagé ? Peut-être était-il mort ? Peut-être tué par un des hommes de main de Roger ? Qui sait… On pouvait s’attendre à tout avec cet homme, c’est ce qu’elle avait compris au fil des ans qui s’étaient écoulés. Le roi de cœur finit tout de même par prendre la parole en déclarant à son compagnon qu’il n’y avait rien à craindre qu’elle était une amie, même un peu plus.

La jeune femme ne savait pas trop comment réagir, toute cette histoire l’attristait profondément mais elle tenta de ne rien laisser paraitre. Marcus… comment pouvaient-ils savoir s’il n’irait pas voir Roger par la suite pour lui indiquer vers quel lieu le prince se rendrait ? De cette manière, son oncle pourrait monter un piège afin de tuer le roi. Rien qu’à cette pensée, son cœur se serrait et il lui fallut une grande force pour ne pas montrer qu’elle avait mal alors que son ravisseur était heureux. Cela se voyait qu’il était content de la revoir. Il faisait de l’humeur mais la jeune fille n’en voyait pas la trace.

Si seulement elle pouvait le suivre, elle serait certaine qu’il ne lui arrive rien, bien que lui semblait tout joyeux et que ses propos suivant auraient du la faire sourire, la jeune danseuse n’en était pas ravi. Elle pouvait l’aider mais ne voulait pas. Elle ne voulait pas l’y conduire, cela sentait le coup fourré à des kilomètres, elle avait toujours une bonne intuition pour ces choses-là.
Son prince était heureux en tant qu’homme et en tant que roi mais cette ballerine était heureuse de pouvoir l’aider en tant que sujet mais malheureuse en tant qu’amie. Si seulement, elle pouvait trouver le moyen de le dissuader de chercher son oncle, si seulement…

William l’invita du bras à lui montrer le chemin tout en déclarant qu’elle lui sauverait cette journée. La jeune fille tenait toujours son sac à deux mains et après avoir poussé un soupir, elle se mit en marche, le visage déconfit. Elle cherchait à comprendre pourquoi il tenait tant à se jeter dans la gueule de loup.
Elle les fit tourner dans plusieurs rues, passa sur une petite place vide de monde mais replie d’oiseaux. Et puis, elle finit par se stopper devant une importante demeure.

Sur le chemin, la jeune fille n’avait pas dit un seul mot, elle parlerait avec lui, plus tard. Elle prendrait le temps de discuter quand cette rencontre serait terminée. Son cœur se serra encore plus et Sakura porta une main à sa poitrine. Cette histoire ne lui disait rien qui vaille, non par peur mais elle ne le sentait pas. Et s’il venait à la rechercher pour atteindre le roi de cœur ? Elle ne s’en remettrait jamais.
Sakura regarda la demeure, l’herbe n’était pas haute, le portail pas rouillé ; Marcus Eliga vivait peut-être encore ici après tout.

La jeune fille sonna au portail et attendit qu’un employé arrive pour leur ouvrir. C’était un homme assez âgé, bas de taille mais qui semblait toujours bien portant, la jeune femme lui demanda si la demeure était toujours au nom d’Eliga, l’homme acquiesça et Sakura enchaina aussitôt, sans laisser le temps aux deux autres de pouvoir dire quoique ce soit.
Elle lui demanda s’ils pouvaient voir Marcus Eliga, et l’homme les fit s’introduire dans la demeure. Une fois à la porte d’entrée, Sakura se stoppa net.


-Je t’ai amené ici mais ne compte pas sur moi pour aller plus loin. Cette histoire ne me plait pas, je ne le sens pas… Je ne peux pas vous expliquer mais j’ai la mauvaise impression que c’est un coup fourré et que vous risquez d’être poursuivi ou attendu. Si vous décidez d’entrer dans cette demeure, je vous en supplie, faites attention à vous. Et pas seulement dedans mais aussi pour tout le voyage que vous ferez après avoir rencontré cet homme jusqu’au moment où vous arrêterez mon oncle.

Sakura était des plus sérieuses. Elle ne pouvait entrer, c’était plus fort qu’elle, le domestique les regarda et promis qu’il reviendrait voir la jeune femme pour passer le temps avec elle si les deux hommes décidaient d’entrer voir son employeur.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Sam 28 Juil - 20:37

Je m’étais trompé.

Oui, elle pouvait nous aider mais, non, elle ne le voulait pas. C’est ce que je fus bien forcé de constater, la voyant soupirante et silencieuse. Durant le trajet, d’ailleurs, l’ambiance était pesante, incroyablement lourde. Bien loin des retrouvailles que je m’étais attendu. Oui, c’était inévitable. Notre relation était ainsi. Peut être l’une des plus grandes passions de l’histoire de ce monde, mais qui cachait, en retour, des épines coriaces. C’était une drogue aux dangereux effets secondaires. Par amour, Sakura avait peur pour moi. Mais elle devait comprendre! C’était plus dangereux pour moi d’attendre passivement le pire que d’attaquer de front avant que cela n’arrive! Bien sûr, je le savais, aller chez ce cher Éliga était risqué. D’ailleurs, je m’étais attendu à ce qu’il soit encore très fidèle à Roger, ce qui aurait été incroyablement plus risqué…

Lorsqu’on fut arrivé devant l’imposante demeure, d’une taille rare dans cette ville, Sakura s’occupa elle-même de demander celui que je cherchais à la porte. Puis, alors qu’on en était rendu à entrer, elle s’arrêta et me dit :


«Je t’ai amené ici mais ne compte pas sur moi pour aller plus loin. Cette histoire ne me plait pas, je ne le sens pas… Je ne peux pas vous expliquer mais j’ai la mauvaise impression que c’est un coup fourré et que vous risquez d’être poursuivi ou attendu. Si vous décidez d’entrer dans cette demeure, je vous en supplie, faites attention à vous. Et pas seulement dedans mais aussi pour tout le voyage que vous ferez après avoir rencontré cet homme jusqu’au moment où vous arrêterez mon oncle. »

Le visage triste, je lui répondis :

« Oui, ne t’inquiète pas, je ferrais attention. Tu tiens probablement plus à ma vie que j’y tiens moi-même, mais je tiens encore plus à ne jamais te causer de peine. Pour seulement t’éviter le deuil de ma mort, je ferrais attention à ma personne comme j’aurais fait attention à toi. En retour, si jamais tu pense réellement que c’est un coup fourré, part. Éloigne-toi de cette maison et de tous les risques que tu crois qu’elle recèle. Je te donne rendez-vous à l’auberge de La rose bleu à la tombée de la nuit. »

Sur ce, je baisai une fois de plus sa main, lui fis un regard rassurant et entrai avec Alaewin.

Rendu à l’intérieur, dans le hall d’entré, le domestique, toujours aussi poli, nous conduisit au deuxième par l’escalier, qui était à notre droite, et nous dit d’attendre. Pendant qu’il s’avançait dans le corridor, je regardai deux hommes, qui semblaient être des samouraïs, qui passèrent par ce même corridor et se dirigèrent vers la sortie. Ensuite, l’homme cogna et, du portique, indiqua à quelqu’un qu’il avait des invités. La personne en question sembla lui répondre rapidement car le domestique nous fit signe d’avancer.

La pièce dans laquelle on entra était un bureau. Sur les deux murs de côté se tenaient de grandes bibliothèques, remplies de parchemins. Le mur du fond, quand à lui, était presque entièrement occupé par une immense fenêtre. Devant celle-ci, un homme était assit derrière un bureau et nous indiqua de prendre les deux chaises devant lui.
L’homme en question devait avoir dans la quarantaine. Il avait un regard sérieux, mais empli d’intelligence. Une fois qu’on fut assis, il nous dit :


« Que me vaut l’honneur de cette visite? »

Ce fut moi qui lui répondis :

« Nous sommes venu vous visiter dans votre magnifique demeure car nous avons besoin de votre aide. Nous avons appris que vous connaissiez bien monsieur Fitsburg. Nous en avons donc déduit que vous seriez où il se trouve en ce moment. Comme nous voulons le rencontrer, nous nous demandions si vous pouviez nous dire où il est, si cela n’est pas trop impoli. »

Deux hommes bien civilisés qui se parlent à l’aide de la langue des nobles. Rares étaient les fois que j’avais rencontré quelqu’un usant du même vocabulaire que moi. Ce fut intéressant… mais de courte durée.

Après un long silence, Marcus avança sa tête vers nous, le regard insistant, et dit simplement :


« Pourquoi? Pourquoi voudriez-vous le voir? »

La question était légitime. En fait, j’aurais dû mit attendre. Mais comment lui répondre?

Comme je le faisais toujours : honnêtement.


« Nous enquêtons sur un groupe de rebelle qui s’est formé au château de Carte. Nous avons des raisons de croire que ce monsieur Fistburg pourrait nous dévoiler des choses très importantes pour l’enquête. »

Le roi de cœur avait beau être connu, il n’avait, du temps où il a régné, sorti très peu de son château, pour ne pas dire pas du tout. Peu de personne ne l’avait réellement vu et peu de personne pouvait le reconnaître, outre ses propres sujets où les visiteurs du château. Pour cette raison, même si cet Eliga savait probablement, en considérant qu’il avait gardé bon contact avec Roger, ce qu’il ce passait au château, il ne m’avait probablement pas reconnu. Ainsi, rien ne m’obligeait de lui dire nous plus…

Cependant, malgré la réponse que je trouvai habile, je ne sus comment réagir à la sienne.


« Et qu’est-ce que cela a à faire avec Sakura? »

Cette fois, une lueur d’amusement passa dans son regard, mais il resta tout aussi calme. Il nous regardait alors qu’on était complètement perdu. Je ne comprenais pas ce qu’il venait de dire.

« Elle fait partie de l’enquête elle aussi? »

Toujours sans réponse de notre côté, il continua :

« J’ai des fenêtres pour voir, chers amis. Je vous ai vu avec elle. Si elle est venu jusqu’ici avec vous, c’est que l’histoire est un peu plus compliquée qu’une simple enquête sur les gardiens du rêve, je me trompes? »

L’homme venait de prouver, en les nommant ainsi, sa connaissance des rebelles du château de Carte. Cependant, en cet instant, je m’en foutais. Je ne savais quoi répondre à cet homme. Je m’essayai tout de même, toujours avec mon habituelle honnêteté :

« Je sais que c’est dur à croire mais nous nous sommes croisé par hasard. Elle a dit qu’elle vous connaissait et qu’elle pouvait nous conduire à vous. Comme il est dur de se retrouver dans cette ville, et bien… »

« Vraiment? »

L’homme me coupa, toujours avec sa lueur d’amusement et son visage impassible, confortablement installé dans son siège.

« J’aimerais entendre sa version, si vous le voulez bien. »

Alors qu’il jeta un regard derrière nous, je me retournai pour voir Sakura, saisie par les deux samouraïs que j’avais croisés. Une fois de plus, oui, une fois de plus, Sakura était en danger par ma faute...

Aussitôt que Sakura arriva, Alaewin voulu sortir son épée et se jeter sur les hommes. Malheureusement, à l’instant où il commença à se lever, un cliquetis métallique se fit entendre et il retomba sur sa tête. Je le regardai, incrédule, alors que, lui, il regardait ses bras. L’énervement se lisait facilement sur son visage. Pas la surprise, non, l’énervement. Lorsque Marcus, dont le calme jurait avec la situation, se remit à parler, je me retournai vers lui.


« Il est inutile de vous débattre. Ces sièges sont, ce qu’on pourrait appeler, des pièges magiques. À l’instant où vous vous êtes assis, des chaines invisibles en sont sorties et se sont attachées à vous. Vous ne les sentez pas, à moins que vous tentiez de les forcer. Mais cette tentative serrait vaine puisque, évidemment, ce ne sont pas des chaines normales, mais bien des chaînes magiques. Ce type d’artefact est plutôt connu, on l’appelle « le siège du damné ». »

Totalement pétrifié, les yeux exorbitant, je regardai une fois de plus Alaewin. C’était la première fois que je voyais de la magie à l’œuvre. La première fois de ma vie. Pour le constater par moi-même, je tentai de lever mon bras droit le plus haut que je pus. À partir d’une certaine hauteur, je sentais une force qui le ramenait au siège. Exactement comme Marcus l’avait expliqué. Je n’aimais pas ça. Cette magie, cet inconnu, me faisait bien peur. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne savais plus comment réagir. Jamais, jamais de ma vie, je n’avais été le témoin, encore moins la victime, de la magie.

Gardant toujours le même ton, Marcus détourna son attention vers Sakura :


« Alors, vielle amie, peux-tu me dire en quoi me vaut l’honneur de ta présence chez moi en compagnie de ces messieurs? »
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Dim 29 Juil - 8:27

Sakura venait de terminer sa phrase, non, elle n’entrerait pas, cela était certain mais elle ne voulait pas non plus le laisser seul dans cette demeure. Il lui promit de faire attention à lui, plus pour elle que pour lui puis lui fit un baise main et tout en faisant un sourire bien veillant, il rentra dans la demeure accompagné de son garde et du domestique.

Sur le chemin de retour, elle se demanda où était cette auberge dont lui parlait le roi de cœur, elle ne la connaissait pas, il faudrait qu’elle se renseigne sinon c’était la perte assurée et cela serait certainement problématique car le prince ne saurait pas la retrouver et si lui aussi se perdait. Non, il ne fallait pas penser à cela.

La jeune fille était presque au portail de la demeure quand en se retournant elle aperçut Marcus à l’une des fenêtres avec un sourire de diable. Elle le connaissait ce sourire, cela ne lui disait rien de bon, elle fit demi tour et courut dans la maison, arrivée en bas des escaliers, elle fut saisie par deux samouraïs qui la conduisirent jusqu’à une porte où se trouvaient William, son compagnon et Marcus qui la fixait droit dans les yeux.

Sakura regardait la scène incrédule, ils s’étaient fait avoir. Voilà pourquoi elle leur avait dit de ne pas y aller, elle leur avait dit de faire attention mais non, il n’en avait fait qu’à sa tête comme d’habitude, alors que Marcus Eliga leur expliquait sur quoi ils étaient assis, la jeune danseuse avait baissé la tête, elle était énervée par cette scène et bien que les samouraïs la tiennent au niveau de ses avant-bras, elle serrait les poings. Marcus vint devant elle et lui posa une question toujours avec un regard sadique envers elle.


- Ne vous rappelez-vous pas des bonnes manières ? Lorsqu’une dame entre chez vous, la moindre des choses est qu’elle soit libre de ses mouvements.

L’homme eut un petit rictus et fit signe aux gardes de se retirer, ils la lâchèrent et Sakura passa ses mains autour de ses poignets pour atténuer la douleur de leur poigne. Elle lui fit un sourire diabolique et alla directement à la fenêtre pour regarder dehors.

-J’ai rencontré ces deux hommes alors que je me promenais, en entendant leur conversation, je me suis permise de les escorter et comme au moment où j’allais partir je t’ai vu à la fenêtre, je me suis dit que partir sans te saluer n’était pas très poli mais tu n’avais pas à te donner la peine de faire venir, je connais cette maison comme ma poche et nombreux de tes pièges.
-Tu es toujours la même bien que tu sois devenue plus jolie et plus savoureuse maintenant…
-Arrête ton cirque Marcus, je sais très bien où tu veux en venir. Où est mon oncle ? J’ai besoin de lui parler, tu sais, j’ai changé depuis le temps et j’ai rencontré quelqu’un dont je veux moi aussi me débarrasser, tu vois de qui je parle.
- Alors comme ça, tu veux rejoindre les gardiens du rêve ?
-Quel beau nom pour les désigner…
-Sakura… Sakura… Sakura.
Il se mit à exploser de rire et vint attraper le menton de la belle, tout en la maintenant contre le carreau.

-Tu ne changeras jamais…
-Et toi non plus…

Elle fit une légère pression sur un morceau de verre et des chaines vinrent entraver Marcus au niveau des jambes et des pieds. La jeune fille avait un regard démonique.

-Tu devrais changer la position de tes pièges mon cher, cela serait moins dangereux pour toi à l’avenir.

Sakura l’avait piégé, elle courut derrière les chaises, si elle se rappelait bien, il y avait une incantation pour défaire le maléfice, il fallait bien évidemment faire un petit sacrifice mais au vu de la situation elle ne ferait pas la difficile. Elle sortit le ciseau qu’elle avait en poche et fit une légère entaille pour que quelques gouttes de sang puissent s’échapper et récita l’incantation commençant par la chaise du compagnon du roi de cœur.
Puis quand elle eut libéré le roi de cœur, elle plongea son regard dans le sien, il était dur et froid. Elle lui en voulait de s’être laissé berner par cet homme alors qu’elle l’avait mis en garde. Mais elle était tout de même rassurée de le savoir libre et surtout sain et sauf.

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Ven 17 Aoû - 22:09

La scène était irréelle. Alors que les deux hommes de la situation étaient totalement impuissants, Sakura, qui était pourtant dans le même pétrin, venait, en quelques mots et quelques pas, de prendre le contrôle. La jeune danseuse nomade venait de sauver les fesses d’un roi et de son garde du corps, lui-même soldat émérite.

Elle me regardait, froidement, me faisant clairement comprendre qu’elle avait eu raison, me rabaissant au niveau du pauvre prince imbécile et sans défense alors qu’elle était la princesse forte et sage qui venait me délivrer. Je dois avouer que… cette situation avait quelque chose d’excitant… J’avais déjà vu cette orpheline étonnante se battre à l’épée, mais une telle démonstration d’assurance et de contrôle de la situation était quelque chose à voir. Cette femme était à part des autres…

Je me levai, le regard et le sourire honteux, alors que, malgré sa réprimande, j’allai chercher ce pourquoi j’étais venu : des informations.

Puis, j’entendis un bruit. Lorsque je me retournai, je vis les deux samouraïs qui avaient apporté Sakura ici entrer dans la salle et se précipiter vers elle. Donc Marcus n’était pas aussi stupide qu’il le semblait. À moins que c’était ses gardes qui avaient crû bon ne pas se retirer trop loin. Mais tout ça n’avait aucune importance en ce moment. En fait toute ma tête était occupée par le spectacle de ses deux guerriers qui se jetaient sur la femme. Le reste de mon corps, lui, était occupée à être pétrifié par la peur, en attente de la suite. Puis, enfin, ce qui dû se passer depuis un bon moment se passa.

Alaewin avait prévu le coup. Adossé au mur, il fit un pas puis, en un geste du bras droite, transperça le premier avant qu’il ne put faire le moindre mouvement hostile lui-même. Ensuite, alors que le deuxième, courant toujours vers Sakura, s’étaient éloigné de la portée de son épée, l’As s’empara, d’un geste élégant, de son arbalète, lâcha son épée, pris un carreau, l’installa dans son arme, tira et toucha l’assaillant à la tête. Il eu le temps de faire tout ça avant que ce dernier ne franchisse les cinq mètres qui l’avaient séparé de Sakura.
Le cœur encore éprouvé par la scène, j’attendis qu’Alaewin se rapproche de mon amoureuse et me confirme que tout était en son contrôle d’un signe de tête, puis je me retournai vers ce satané Marcus avec un regard de feu.


« Alors, monsieur Eliga, que savez-vous d’actuel sur ce Roger? »

Mais ma question resta sans réponse. Devant moi se trouva une fenêtre brisée. Marcus s’était échappé. Puis, j’entendis des bruits de pas. Beaucoup de pas. Ce connard avait brisé le sort qui l’enfermait en brisant la fenêtre, puis était rentré pour alerter tous ses hommes. Alors que je venais de réaliser ce fait, je sentis la main d’Alaewin se poser sur mon épaule.

« C’est le temps de sauter, cher roi. »

Puisque je ne comprenais pas trop la situation, l’As, d’un geste calme, comme un père qui explique quelque chose à son enfant, me montra le touffu buisson qu’il y avait en dessous de la fenêtre. Mais cinq samouraïs attendaient devant. Malheureusement, Marcus avait aussi prévu le coup.

« Mais non, vous ne voyez pas… »

« Allez, faites moi confiance. »

L’As de carreau m’avait coupé doucement, tout en prenant son arbalète pour me faire comprendre la situation.

Bien que la politesse me disait de laisser Sakura y aller en premier, le bon sens me disait que le premier envoyé était celui le plus à risque, puisqu’Alaewin n’aurait peut être pas le temps de tous les tuer, alors, sans plus hésiter, je sautai.

Le choc fut moins rude que je mis était attendu. Je fus tout de même un peu sonné. Durant ce temps, j’entendis cinq sifflements passer au-dessus de ma tête à un rythme régulié. Lorsque je me levai, je vis cinq cadavres. Cinq tires, cinq cadavres. En effet, cet As méritait bien son titre. Malgré cela, ça avait été limite : le dernier cadavre se trouvait à un demi-mêtre de moi. Quelque seconde de plus de vie et il m’aurait achevé…

Je m’avançai rapidement pour laisser la place et regardai la fenêtre. Là je vis Alaewin qui indiquait calmement à ma douce Sakura de sauter. Puis je me retournai et vis que la sortie de cet enfer était libre. Pourvue qu’ils ne prennent pas trop de temps à se lancer!
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Sam 18 Aoû - 12:30

Sakura se tenait debout et fixait cet homme, elle l’aimait mais détestait le voir se mettre en danger et voilà qu’il ne l’écoutait pas. Elle lui avait dit de faire très attention mais il n’en avait fait qu’à sa tête. Et le voilà qui en se levant se dirigeait vers Marcus pour avoir des informations. Ce qu’il fallait à cet instant était de quitter cette demeure au plus vite. Elle savait que leur sécurité n’était pas sure.
Si elle avait été seule, encore. Mais il y avait William et puis son garde, ils devaient sortir au plus vite avant que la situation ne change et qu’elle soit à leur désavantage. Malheureusement, ce qui devait arriver, arriva. Les portes s’ouvrirent dans un fracas et les samouraïs arrivaient rapidement.

Sakura était à la fois amusée car Marcus avait tout de même fait quelques améliorations dans sa demeure pour arrêter les intrus et ou étrangers mais en même temps elle était terrifiée car les hommes s’approchaient d’elle à une vitesse folle. Elle avait su jouer face à Marcus car elle le connaissait mais face à eux, elle se laissa tomber sur le sol à quatre pattes. Elle était fatiguée de toute cette histoire, elle vit alors deux hommes tomber sur le sol. Que s’était-il passé ? Alaewin vint s’agenouiller près d’elle. La demoiselle ne vit que ses jambes, elle était perdue dans ses pensées mais la voix de William la sortit de son état léthargique.

Il n’y eut aucune réponse, Sakura se releva et aperçut la fenêtre cassée, des bruits de pas se firent entendre. La jeune femme se mordit la lèvre et donna un coup de pied dans le bureau. Le garde déclara au roi qu’il était temps de sauter, Sakura se rappelait qu’il y avait un petit buisson juste en dessous, en regardant à la vitre, elle se rendit compte qu’il avait grandi comme elle. Son ami sauta le premier et son garde commença à tirer, cinq coup, cinq mort. Cela rassurait Sakura de savoir son amant auprès de cet homme mais elle était tout de même inquiète.

L’homme lui fit signe de sauter, la demoiselle monta sur le rebord de la fenêtre et alors qu’elle lançait un dernier regard à la pièce, elle aperçut quelque chose mais c’était trop tard, elle avait sauté. Elle s’était retournée pour tomber sur le dos et elle sentit le buisson la retenir. Elle se poussa et rejoignit le roi de cœur.
Quand son compagnon fut à leurs côtés, la demoiselle empoigna les deux hommes par leurs mains et se mit à courir vers la sortie. Personne ne s’interposa, la jeune fille ne les lâcha que lorsqu’ils furent dans le parc près de sa roulotte.

Elle était essoufflée mais surtout en colère et fatiguée de cette histoire avec Roger. Mais son esprit était ailleurs, elle s’était assise sur un banc et regardait ses jambes, elle repensait à ce bureau, aussi loin qu’elle s’en souvienne, il n’y avait jamais eu ce tableau. Que devait-elle faire ? Devait-elle en parler au roi ? Non ! Elle garda ce détail pour elle et joua la comédie auprès du roi.


-Serez-vous encore là demain ? J’aimerais vous revoir dans de meilleures conditions… Si cela est possible, revenez au parc vers huit du matin.

Elle avait une idée derrière la tête. Elle fit une révérence et montrant un visage réellement fatiguée, elle s’excusa auprès des deux hommes pour regagner sa roulotte où elle se coucha. La nuit passait et la jeune femme se réveilla sur les coups de minuit. Elle sortit de son lit et du char sans faire de bruit. Elle s’était habillée en combinaison de voleuse et avait attaché ses cheveux en un chignon. Elle courut jusqu’à la demeure de Marcus et regarda la fenêtre de l’étage.

Il ne l’avait même pas refermé avec du bois, la jeune femme envoya une corde vers cette fenêtre et monta contre le mur. Elle rentra sur la pointe des pieds dans le bureau et avec une toute petite lanterne, elle s’approcha du tableau. Elle posa la lanterne et enleva la peinture, il n’y avait rien sur le mur, la jeune fille posa le tableau et passa sa main sur toute la longueur, il y avait quelque chose, elle défit le papier marron et trouva une enveloppe.

Elle jeta rapidement un coup d’œil à l’intérieur, une lettre de son oncle. Elle ouvrit un tiroir et trouva une enveloppe vierge, elle la mit à place de l’autre et reposa le tableau à sa place puis ressortit de la maison et du domaine en boitant. La jeune femme s’était mal réceptionnée après son saut du premier étage et du coup, sa cheville lui faisait mal.
A huit heure moins dix, elle se trouvait assise sur un banc et attendait le roi patiemment, quand elle le vit arriver, elle se leva, grimaçant quelque peu à cause de sa douleur puis tendit la lettre à William.


-C’est une lettre adressée à Marcus, elle est écrite par mon oncle. Je ne sais pas ce qu’elle contient et ne veux pas le savoir. Je ne t’ai jamais donné cette lettre, il s’agit d’un informateur anonyme qui te la fait parvenir, on est d’accord ?

Elle ne voulait pas qu’on remonte à elle, Marcus se rendrait certainement vite compte que la lettre a été volée, elle savait qu’il était rusé et qu’il lui ferait les pires atrocités s’il lui mettait la main dessus, rien que d’y penser elle frissonnait.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Jeu 23 Aoû - 22:52

Comme il est bon de voir que, dans toute cette série de malchance, il arrive, quelque fois, que la chance décide de nous sourire… un peu.

L’évasion se déroula sans plus de problème Sakura sauta, suivi de Alaewin, et nous sortîmes rapidement du territoire de notre assaillant. Nous nous laissâmes conduire par Sakura jusqu’à son char. Elle nous guida alors qu’on courrait rapidement entre les ruelles irrégulières jusqu’à notre destination finale. Une fois arrivé, elle s’assit, et laissa un petit moment de silence s’installer. Je profitai de ce moment pour reprendre mon souffle, puis je voulu parler. Je voulu faire le point sur ce qu’on venait de vivre, dire le fond de mes pensées, de mon amour, de rassurer les troupes. C’était, après tout, mon rôle, la pluparts du temps. Mais, lorsque je voulu parler, j’eu la surprise d’être dévancé par Sakura.


« Serez-vous encore là demain ? J’aimerais vous revoir dans de meilleures conditions… Si cela est possible, revenez au parc vers huit du matin. »

Je répondis par un simple « Oui, je serais là », un peu sonné par le brusque enchainement des événements. Je voulu par la suite annuler ce rendez-vous, lui conseillez de partir le plus loin possible, le plus rapidement possible, afin d’éviter les représailles de ce foutu Marcus, mais, trop tard, Sakura s’était déjà excusée et retournait dans son chez-soi mobile. Je laissai tomber, trop confus. Puis, moi et mon garde, nous repartîmes vers notre auberge.

Le propriétaire, qui se nommait d’ailleurs Anarn Greg, nous salua poliment au passage. Il dû voir l’affolement et la fatigue dans mon visage éternellement transparent, car il semblait légèrement intrigué, mais, en bon hôte, il eu la politesse de ne pas s’introduire dans notre vie privé. Nous montâmes donc à la chambre sans être dérangés. Puis, un fois couché dans le lit, une idée me traversa l’esprit. Sans plus attendre, j’en fis par à Alaewin :


« Hum… mon cher… il est fâcheux que je n’ai pensé à cela qu’une fois arrivé, mais voudriez-vous aller garder un œil sur Sakura? Je ne voudrais pas qu’il y arrive du mal. »

L’As, nullement choquer de recevoir cet ordre de rebrousser chemin, se retourna et, sur son ton dénué du moindre stress de la vie, répondit :

« Je crois avoir un bon visuel de leur roulotte du toit de l’auberge. Comme ça je pourrais garder un œil sur vous deux. »

J’acquiesçai de la tête et l’As sorti par la fenêtre . Il « escalada » ensuite l’auberge. Il semblait plutôt habile. C’était probablement parce qu’atteindre facilement un haut point d’observation faisait partie du travail d’un bon manieur d’arbalète.

Grâce à cela, je pus m’endormis sans inquiétude.

Le lendemain matin, Alaewin me fit un rapport de sa nuit. Il m’expliqua que Sakura était sortie pour aller dans la demeure de Marcus. Il tenta de me rassurer en me disant qu’il l’avait suivi et qu’elle n’avait rien, mais cela ne fut pas suffisant. À quoi avait-elle pensé?

Je ne trainai donc pas dans ma toilette et mon petit-déjeuner pour me rendre rapidement au point de rendez-vous. Je fus rassurer de la voir en plein en santé de mes propres yeux.
Ou, plutôt, presque en bonne santé. Lorsqu’elle se leva, je pus voir la douleur que lui provoquait ce mouvement. J’en eu un pincement de cœur, mais je ne dis cependant pas un mot, attendant qu’elle parle d’elle-même. Malgré tout, l’inquiétude était clairement visible dans mon visage.


« C’est une lettre adressée à Marcus, elle est écrite par mon oncle. Je ne sais pas ce qu’elle contient et ne veux pas le savoir. Je ne t’ai jamais donné cette lettre, il s’agit d’un informateur anonyme qui te la fait parvenir, on est d’accord ? »

Je pris la lettre en question, la mit dans ma poche, et tenta de sourire pour la remercier. Mais ce sourire sonnait faux.

« Merci beaucoup. Grâce à toi, tout ce périple ne sera pas inutile et je t’en remercie grandement. Cependant, tu as pris un grand risque en allant la chercher. »

Je regardai sa jambe tout en secouant lentement la tête. Le visage empli de regret, je plongeai une fois de plus mon regard dans le sien, et ajoutai :
« Allez, je t’emmène voir le meilleur spécialiste du coin, qu’il maitrise la magie de soin ou la médecine, peu importe, et ensuite nous devons partir avant que Marcus ne nous recherche activement. Sais-tu où on pourrait trouver ce spécialiste?»

Je m’approchai d’elle afin de passer mon bras en-dessous des siens pour la soutenir tout en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Ven 24 Aoû - 11:51

Sakura avait passé une partie de la nuit en vadrouille, elle était allée chez Marcus, surprise qu’il n’ait pas installé de piège au vu de ce qui s’était passé. Elle s’était faufilée comme une petite souris et avait fini par trouver ce qui l’avait embêtée un peu plus tôt dans la journée. Elle était ressortit de la demeure en se foulant la cheville, cela n’était rien tant qu’elle ne l’utilisait pas trop. Elle était au rendez-vous le lendemain et avait tendu la lettre, les yeux baissés et tournés vers le char.

Sa cheville ne s’était pas remise tout à fait mais la douleur était supportable, elle en avait vu d’autres des foulures et des entorses. Celle-ci faisait un peu mal mais elle ne pouvait pas se permettre comme le souhaitait William qu’elle aille voir un spécialiste, elle n’avait pas le temps. Après la représentation s’il le désirait mais avant c’était beaucoup trop juste.

Quand il eut fini de parler et qu’il avait posé son bras sous les siens pour l’aider à marcher, la demoiselle le repoussa doucement et ferma les yeux avant de parler.


-Je n’ai pas pris autant de risque que tu sembles le penser. S’il y avait eu le moindre risque je ne serais jamais rentrée, je serais revenue au char et aurait attendue ce matin pour entrer dans la maison. Pour ce qui est de ma cheville, ne t’en fais pas, ce n’est rien et puis j’en ai vu des pires.

A peine avait-elle fini de parler que Sylvie l’appelait, lui disant que grand-mère voulait qu’elle vienne retoucher sa robe. Ensuite, elle devait répéter une dernière fois avant le spectacle.

-Si tu tiens tant que ça à m’emmener voir un spécialiste, attends la fin du spectacle… s’il te plait.

Ces derniers mots, elle les avait rajoutés car le prince allait parler et elle ne voulait pas l’entendre dire que ce n’était pas raisonnable. C’était la manière dont elle gérait les choses, il n’avait pas besoin de s’en mêler, cela ne le concernait pas après tout. La jeune femme l’embrassa sur la joue et courut au char, de là elle lui déclara de venir les voir. Il pouvait bien venir les saluer vu qu’il n’était pas loin et pas trop pressé.

Sakura rentra et avec l’aide de grand-mère, elle rajusta sa nouvelle robe, celle qu’elle avait fait avec le tissu qu’elle avait acheté la veille. De l’extérieur on entendait Rita dire que la jeune femme était splendide comme dans chacune de ses créations. Sakura se banda la cheville avec du tissu imbibé de produit relaxant pour les muscles et elle ressortit du char. Sa robe était un long morceau de tissu orange avec une fente sur le côté droit qui remontait jusqu’au milieu de la cuisse laissant voir une jambe dénudée. Au niveau de ses hanches se trouvait un long ruban qui resserrait sa taille et dont les bouts allaient presque au sol. C’était quelque chose de simple mais qui compliquait les mouvements, la jeune fille se tenu au char et commença ses étirements afin que grand-mère vérifie que tout allait bien.

Quelques minutes plus tard, tout le monde se préparait, la musique du char annonçait le début du spectacle et une foule arriva devant, la scène déployé George annonça les numéros, les uns à la suite des autres. Quand ce fut le tour de Sakura, la jeune fille tapa son pied gauche sur le sol, la cheville tiendrait bon. La damoiselle monta sur scène et la musique commença, ses mouvements fluides et gracieux ne laissaient pas place à la pensée qu’elle s’était fait mal peu avant. Il était vrai que la douleur devenait pesante au fil de la danse mais elle n’en laissait rien voir, elle avait vite appris qu’on ne devait pas montrer ses vrais sentiments et que même si on souffrait le martyr il fallait faire comme si tout allait bien. Bien évidemment, dés que la musique s’acheva et que les applaudissements se firent entendre, elle ne s’attarda pas sur scène et fila en coulisse pour plonger sa jambe dans une bassine d’eau glacée remplie de glaçon afin de faire dégonfler sa cheville.

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Jeu 30 Aoû - 21:30

« Je n’ai pas pris autant de risque que tu sembles le penser. S’il y avait eu le moindre risque je ne serais jamais rentrée, je serais revenue au char et aurait attendue ce matin pour entrer dans la maison. Pour ce qui est de ma cheville, ne t’en fais pas, ce n’est rien et puis j’en ai vu des pires. Si tu tiens tant que ça à m’emmener voir un spécialiste, attends la fin du spectacle… s’il te plait. »

Comment pouvait-elle dire ça? Elle n’avait pas pris tant de risque? Après s’être évadé d’un agresseur, elle était revenue, seul, de plein gré, au beau milieu de la nuit, à l’intérieur même de sa demeure. Cela tenait de la folie! Bien sûr qu’elle avait pris tant de risques!

Mais, avant que je ne puisse dire le moindre mot, elle parti pour se préparer. Non seulement ne voulait-elle pas aller voir un spécialiste, mais en plus elle restait dans la ville et allait s’y présenter en spectacle. Quoi de mieux pour attirer l’attention!

Mort d’inquiétude, je fis signe à Alaewin de garder un œil sur l’assistance. Je la vis danser, sur ses deux pieds, sans montrer le moindre signe de douleur. Or, si le seul fait de se lever d’un banc lui avait provoqué une grimace de souffrance, j’imaginais la torture que représentait cette danse.

Durant la représentation, je sentis qu’Alaewin commençait à devenir plus séreux. Puis, je les vis moi aussi. Des samouraïs, partout, qui s’étaient faufilé dans la foule ou qui l’entourait. Nous étions encerclés…

Discrètement, nous tentâmes, Alaewin et moi, de se rendre jusqu’au char pour prévenir Sakura et sa bande, mais nous fûmes interceptés par deux des mercenaires de Marcus. Un peu affolé, j’observai, avec mon As, les alentours, afin de se préparer à un éventuel affrontement. Heureusement, à ce moment, le spectacle venait de se terminé. On entendait les applaudissements. Je vis Alaewin profiter de cette diversion pour armer son arbalète. Il se préparait, son arme à distance dans la main gauche et son épée dans la main droite. Puis, lentement, les gens partirent, après avoir donnés leurs pièces à la troupe. C’est à cet instant que mon garde du corps fit face à ses maintenant quatre assaillants. Le reste encerclait toute la foule… ou se rapprochait du char et de la troupe…

Je dédaignais mon épée et me concentrai sur l’un des hommes. Puis j’entendis le signal de départ. Alaewin venait de tuer l’un des hommes avec son carreau.

Heureusement que je n’étais pas un de ses rois de confort qui n’ont aucun talent pour la guerre. Je pus faire face à mon assaillant comme j’avais fait face à Lucas. Même que, cette fois, si mon adversaire avait une même habileté à manier le kanata que Lucas l’avait eu à manier son épée courte, il n’avait pas la force du gardien du rêve. Nous étions donc à compétences égales. Pendant ce temps, j’entendais les cris des victimes de l’As de carreau et les cris de paniques de la foule surprise par un tel combat. Puis, s’incrustant dans mon combat, il fit une paresseuse tentative d’attaque envers mon assaillant. Mais j’avais vite compris quel en était le réel but : Alaewin avait bien trop de compétence au combat pour attaquer de cette façon, il n’avait voulu qu’attirer l’attention de l’homme. Sa quête d’honneur allait donc jusqu’au champ de bataille : il n’avait pas voulu attaquer lâchement son adversaire dans le dos et s’était assuré de le combattre directement. Ainsi, même si on était deux contre un, le samouraï perdit de façon noble.

Je me retournai donc vers mon talentueux As, pour le voir quelque peu essoufflé, mais sans une seule blessure sur lui. Apparemment, il fallait plus que trois adversaires pour toucher Alaewin Lirodar durant un combat à l’arme blanche.

Le combat terminé, nous pûmes réaliser dans quel pétrin on était. Tous les villageois s’étaient sauvés et maintenant une vingtaine de samouraïs nous encerclaient. Lorsque je jetai un coup d’œil au char, je vis que les huit samouraïs qui l’avaient encerclé y avaient déjà pénétré.

Dans quoi avais-je encore lancé cette pauvre Sakura?

Mon attention fut ensuite sollicitée par des bruits de pas, bien mis en évidence par ce silence de mort. Je me retournai vers la provenance, pour voir une brèche dans le mur de samouraïs qui nous encerclait. De cette brèche, Marcus se rapprocha lentement de nous, le visage sérieux, bien qu’on puisse y lire son amusement par un discret sourire.


« Il y a une chose que je déteste. C’est qu’on ne me prenne pas au sérieux. »

Il jeta un bref regard vers le char et, satisfait, il enchaîna :

« Vous m’avez humilié dans ma propre demeure avec mes propres pièges. Mais là, c’est avec mes nouveaux mercenaires que je riposte. Cela fait peu de temps qu’ils sont sous mes ordres. Il me coûte une vrai petite fortune, savez-vous pourquoi? »

Répondu par notre absence de réponse, il dit :

« Ce n’est pas parce qu’ils sont plus doués au katana qu’un mercenaire normal l’est à l’épée. Non, leur valeur est toute autre. Les samouraïs sont des hommes de toutes origines, qui viennent ici, à Paladius, pour demander la tutelle d’un mentor, un vieux samouraï expérimenté, en quelque sorte. Le mentor leur apprend deux choses essentielles. Premièrement, il leur apprend l’art du combat, précisément au katana. Puis il leur apprend le sens de l’honneur. Ce n’est qu’une fois les deux apprentissages réussis qu’ils gagnent le titre de samouraï. Ce sont ces deux apprentissages qui unissent tous ces hommes. Or, peu importe l’employeur, une fois que les samouraïs ont accepté un contrat, jamais ils ne trahiront leurs nouvelles responsabilités. Jamais, donc, ils ne me trahiront. Si je n’ai pas réussis à « engagé » les huit anciens, j’ai tout de même convaincu tous les autres samouraïs qui résidaient encore à Paladius. Cela me fait une bonne petite armé. »

Le silence commençait à être pesant. Je regardais Alaewin à côté de moi. Il faisait fièrement face à Marcus, sans la moindre trace de peur. En même temps, je pus voir que, s’il avait toujours son épée en main, son arbalète n’était pas armée et avait été raccrochée à son dos… il n’était pas en position de combattre toute cette armée.

« Si je vous dis ça, c’est pour bien vous faire comprendre votre situation. Vous avez, ou plutôt ELLE a réussi à retourner mes pièges contre moi, mais cela ne sera pas possible avec les samouraïs. Ils me seront fidèles à jamais. »

Détournant le regard, il continua :

« C’est dommage, vraiment! Lorsqu’on s’est vu pour la première fois, je vous aurais peut être aidé, on serait peut être arrivé à forger une entente. Mais là, avec ce que vous avez fait… »

Il me fit une fois de plus face, souriant.

« J’ai déjà entendu dire que le roi du château de Carte avait un cœur d’or et adorait ses sujets. Peut être que si je vous garde en otage je pourrais en tirer quelque chose d’intéressant…. Ou encore, je pourrais vous torturer et vous soutirer des informations que je pourrais vendre à grand pris à mon vieil ami Roger… pour ce qui est de Sakura… Roger se fou d’elle maintenant. Elle ne m’est d’aucune utilité. Je ne ferais que lui apprendre à bien se tenir et à me respecter. Tout simplement. Après elle pourra partir… si elle survit…»

« Non! Ne faites rien à Sakura! Je vous en prie! Elle n’a rien à avoir là-dedans! »

« Mais elle a tout à avoir là-dedans, au contraire! C’est elle, et seulement elle, qui m’a humilié il y a peu! »

« Je… hum… »

Je ne savais plus quoi dire. Le roi de cœur était sans mot. Le silence repris douloureusement sa place. Puis, il fut chassé par un bruit soudain. C’était le carreau de Alaewin, qui, en tentant d’atteindre Marcus, avait explosé à trente centimètre de sa tête.

Lui-même surpris par le bruit, il se retourna vers mon As. Puis, il reprit son contrôle. Apparemment très amusé, il montra son index droit, sur lequel se tenait une bague ornée d’une petite pierre bleu.


« Ma demeure n’est pas le seul endroit où je garde des objets magiques. Cette bague dresse un mur de force à tout projectile qui s’approche à moins de trente centimètres de ma personne avec une trop grande vitesse. Ainsi, les flèches et les carreaux ne peuvent me toucher. Désolé, cher ami. Est-ce que c’est la première fois que tu vois de la magie? »

« Non, pas vraiment. »

Après cette courte réponse, Alaewin se précipita sur moi. Il m’entoura, puis j’entendis un son lourd et vide. Puis, lorsqu’il me lâcha, je vis les vingt samouraïs autour de nous et Marcus épris d’un grand étourdissement. Sans attendre une seconde, l’As me tira par le bras et s’enfuit entre les mercenaires qui reprenaient lentement possession de leurs moyens. Je voulu courir vers le char, mais Alaewin, qui tenait toujours mon bras, me força à le suivre. Il se précipitait clairement vers l’auberge. Derrière nous, les samouraïs nous poursuivaient. Durant notre course, impuissant, je criais :

« Non! On doit aider Sakura! »

« Je suis désolé, mais, à la base, je vous sers de garde du corps. Votre protection passe avant celle de la femme que vous aimez. »

« Mais… je vous l’ordonne! »

« Rendu à l’auberge, montez sur votre cheval et fuyez le village le plus loin que vous pourrez. Si vous le faites, moi, de mon côté, j’irais chercher cette Sakura et je m’enfuirai avec elle sur le cheval. Comme ça elle sera en sécurité avec moi. Ça vous va?»

« … »

Je restai ainsi silencieux pendant un court instant. Puis, alors que l’essoufflement de la course commençait à me prendre, une question qui avait été mise de côté pour Sakura, surgit à mon esprit :

« Et c’était quoi ça? »

« Ça? »

« Tous les gardes, soudainement étourdis »

« Les soldats d’élites doivent tous maitriser au moins un pouvoir magique, vous vous souvenez? Et bien ça c’est le mien : « décharge spirituelle ». C’est une décharge de magie qui s’attaque directement à l’âme des gens dans un rayon de quinze mètres. Ça les étourdis tous sans exception durant quelques minutes. C’est court, mais ça peut sauvez la vie lorsque bien utilisé, comme vous l’avez vu. »

« Wow! Cela doit-être un sort bien avancé! »

« Premièrement, ce n’est pas de la sorcellerie, mais bien de la magie brute. Deuxièmement, non, c’est un pouvoir de base, bien que tous les pouvoirs magiques soient des
accomplissements en soi. Ça fait parti des pouvoirs communs que la plupart des adeptes apprennent en premier. Il ne demande pas un grand contrôle ni une grande puissance, c’est juste une courte explosion de magie. Je vous l’ai dit : je n’ai jamais été particulièrement doué pour la magie. »


Arrivé à l’auberge, nous dûmes arrêter de parler. Alaewin lança quelques pièces à l’aubergiste et nous nous précipitâmes vers les chevaux. Comme prévu, je m’enfuyais vers la sorti de Paladius, alors que l’As retourna au char. Une fois installé sur notre animal, nous dûmes passer juste à côté de Marcus et de ses hommes. Je fus blessé au bras gauche par l’un d’eux, mais je réussis à passer. Nous avions réussit à nous enfuir! Et Alaewin avait respecté sa promesse et se dirigeait vers le char. Tient bon Sakura, Alaewin vient te sauver!
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Ven 31 Aoû - 13:03

Rita accompagnée de ses deux lions parcourut les spectateurs pour ramasser l’argent qu’on voulait bien donner. Le reste de la troupe était revenu dans le char où ils trouvèrent Sakura la cheville entourée de glace. Abel vint toucher la cheville et déclara qu’elle était vraiment enflée, que la demoiselle ne pourrait pas re-danser avant un petit moment. La jeune femme assura pourtant qu’elle pourrait faire un autre spectacle mais l’homme refusa, Sakura supplia du regard le chef de la troupe mais celui-ci refusa aussitôt. Ils ne savaient pas comment elle s’était blessée mais si elle ne voulait pas le leur dire, ils ne poseraient pas de question, tant qu’elle guérissait c’était bon.
Quand Rita revint, l’ambiance fut pesante car derrière elle se trouvaient huit samouraïs, ils s’étaient déjà posés des questions quand ils avaient entendus des cris en dehors du char mais n’y avaient pas vraiment portés attention.

Les hommes étaient entrés et les tenaient piégés à l’intérieur, des deux côtés se trouvaient des hommes. Tout le monde s’assit et on pouvait entendre des voix venant de dehors, des voix ? Plutôt une seule : celle de Marcus. Il en voulait à Sakura cela elle le savait très bien, sans parler qu’aller chez lui, seule, en pleine nuit, pour voler une lettre n’était pas très bon pour elle. Et Marcus le lui confirmait indirectement en parlant avec le roi de cœur et son garde du corps.
Sakura s’était résignée à regarder les samouraïs et voilà que quelque chose la surprit, parmi eux, elle reconnut un homme. C’était quelqu’un qu’ils avaient aidé : le garçon qu’ils avaient connus et qui voulait devenir samouraï. La jeune femme se leva et planta son regard dans celui du garçon qui était à présent un jeune homme

Ce dernier acquiesça en voyant ce regard, il leur devait une faveur, il le savait parfaitement mais cela l’embêtait de trahir la promesse qu’il avait fait à son employeur. Mais si la troupe ne l’avait pas aidé, il n’en serrait probablement pas là où il en était maintenant. Il passa derrière ses compagnons et fit le tour du char pour se retrouver à la porte de devant menant aux commandes, il sortit son katana et transperça les quatre samouraïs qui se tenaient sur le pas de la porte.
Tout cela se passait alors qu’elle entendait William dire qu’il ne fallait pas lui faire de mal car elle n’avait rien avoir là-dedans. Mais elle se trouva en accord avec Marcus, elle avait tout à y voir au contraire.
C’était de sa faute encore une fois si la troupe était en danger, c’était parce qu’elle agissait à l’instinct et seulement à l’instinct, elle le savait pertinemment mais ne pouvait pas sortir du char pour le dire au prince et à Marcus, se mettre debout lui avait déjà plus que mal, elle était coincée à rester allongée sur son lit.

Pendant ce temps, leur ami se battait contre les quatre autres samouraïs, ils les trahissaient sans vraiment les trahir car il agissait à l’honneur. Et l’honneur lui disait de sauver cette troupe qui l’avait aidé étant enfant en le recueillant parmi eux pendant quelques jours. Ils avaient acceptés de le laisser faire un numéro avec un sabre et malgré son jeune âge, le mentor qui l’avait vu avait finalement accepté de le prendre comme disciple.
Sakura se trouvait allongée et souffrait. George aurait voulu quitter cette ville mais Sylvie lui fit remarquer que s’ils partaient, les hommes qui se trouvaient près d’eux viendraient et ils risquaient de mettre en péril la vie de leur compagnon. En effet, celui-ci combattait derrière le char, personne ne pouvait donc le voir et c’était tant mieux pour lui dirons-nous.

Sakura avait l’esprit tourné vers William, elle ne l’entendait plus dehors mais entendait Marcus grommeler un tas d’insulte à son sujet. Il devait s’être enfui, voilà qui était une bonne nouvelle, elle savait qu’accompagner de son garde du corps, l’homme de son cœur ne risquait rien. Tout le monde était sorti et s’occupait des samouraïs qui étaient avec Marcus peu avant, ce dernier entra sans difficulté dans le char et trouva la jeune femme allongée.
L’homme n’en avait rien à faire d’elle mais la voir comme ça, lui faisait plaisir. Il monta sur le lit et se posa juste au dessus d’elle, tenant ses deux bras d’une main et sa jambe valide par sa propre jambe. Son autre main il la passa sur son visage et vint déposer un baiser dans son cou.


-Tu n’aurais pas dut te mêler de ce qui ne te concernais pas. déclara-t-il avec un sourire sadique[color=darkred]. Je vais te faire regretter l’humiliation qui tu m’a fais subir.
-Je me mêle de ce qui me regarde justement. Fais ce que tu veux de moi mais laisse William en paix. rajouta-t-elle très bas.
-Vous tenez tant que cela l’un à l’autre, comme c’est mignon. Je vais vous faire souffrir tous les deux en commençant par ceci…

Il se servit de la main libre qu’il avait pour la poser sur l’autre jambe de la demoiselle et la remonter sous sa robe jusqu’à toucher sa taille. Il la dégoutait et ce regard qu’il avait, ce regard de pervers, de sadique, elle le connaissait, il le lui avait déjà fait. Sakura le fixait d’un regard de dégoût puis tourna son regard vers le mur avant de fermer les yeux.
L’homme semblait savourer cet instant, il en profitait pour embrasser le corps de la jeune femme sur ses vêtements et puis se releva et s’assit à califourchon sur la damoiselle afin de remonter la robe jusqu’à la tête. Ça y est, Sakura n’était plus qu’en sous vêtement, cela l’amusait plus que en lui plaisait. Il n’avait pas envie plus que cela de coucher avec elle puisqu’il la considérait comme une trainée mais il allait lui faire du mal à elle et par le biais de l’attouchement qu’il allait faire, il ferait souffrir le roi car ce ne serait pas le premier homme à la toucher, Marcus pourrait se vanter d’avoir enlevé sa virginité à cette fille comme à beaucoup d’autres.

Une fois cela fait, il baissa son propre pantalon et sous vêtements et voulut faire faire à Sakura une masturbation mais il en fut quelque peu interrompu par le garde du corps du roi de cœur. La jeune femme était de nouveau libre de ses mains, Marcus se tenait toujours à califourchon sur elle, cela allait être risqué mais elle devait tenter quelque chose. Elle avait repéré la bague qu’il portait et doucement, elle leva ses mains vers le torse de Marcus et le regardant lui demanda pourquoi il ne finissait pas ce qu’il avait commencé, elle avait aperçu l’homme et lui fit un clin d’œil. Elle passa ses mains sur les bras de l’homme pour arriver à ses mains.
Marcus fut assez surpris par cette réaction mais était assez content de finir devant témoins, de cette manière on pourrait appuyer ses dires même dans le camp du roi. Sakura réussi à passer une main dans celle où se trouvait la bague et la retira brutalement, elle vit une flèche atterrir dans le corps de Marcus qui lui tomba du coup dessus.

Le garde releva Marcus et tendit une robe à la jeune femme pour qu’elle se rhabille, elle avait eu de la chance, beaucoup de chance pour le coup. Alaewin lui expliqua qu’elle devait le suivre, William l’attendait. Sakura acquiesça de la tête et se dépêcha de passer sa robe pour sortir du char à la manière d’une éclopée. Dehors il ne restait que quelques samouraïs qui étaient encore debout, al pluparts s’étaient embrochés entre eux et certains semblaient évanouis.
Le groupe la laissa partir, ils avaient vus cet homme leur prêter main forte avant d’arriver à la porte du char, ils pouvaient lui faire confiance, la jeune femme ne risquait rien en sa compagnie. Il monta sur un cheval et l’aida à monter pour s’asseoir derrière lui.
Quelques temps plus tard, ils retrouvèrent le roi de cœur. Sakura se jeta dans ses bras en pleurs, elle avait eu peur même si elle n’en avait rien montré. Le protecteur du roi lui expliqua alors tout ce qu’il avait vu.

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Jeu 27 Déc - 21:39

J’étais entrain de me sauver, comme prévue. Déjà, j’étais à une bonne distance du village, le cheval toujours à la course. Puis, un carreau frôla ma tête de quelques centimètres. Rapidement, je me retournai, affolé, afin de voir qui était mon poursuivant. C’était Alaewin. Il était avec Sakura.

Aussi vite que mes talents d’équitations –très faible- me le permettaient, je me retournai et me dirigea vers eu.

Rendu à destination, nous sautèrent tous de notre cheval. Je regardai Sakura avec un regard tendre et un cœur soulagé. Elle me sauta dans les bras. Alaewin lui expliqua tout. Une fois fait, il se retourna vers moi, et dit:


« Marcus est mort »

Abasourdi par cette nouvelle subite, je ne su trop quoi répondre. Il en profita pour ajouter :

« Cependant je ne saurais si nous devrions retourner au village. Jusqu’où la loyauté des samouraïs peut aller, je n’en ai absolument aucune idée. »

« Jusqu’à la mort de leur maitre. »

À cette réponse, je fus pris de stupeur, ne m’attendant pas à entendre cette troisième voix. Alaewin semblait surpris aussi, mais comme à son habitude, il n’en montra que peu de signe et se retourna calmement vers où cette dernière provenait, l’épée dédaigné.

C’était un vieil homme, la barbe blanche jusqu'à torse, attachée à son extrémité. Il se tenait sur une des branches d’un arbre tout prêt de nous. Il était peu probable qu’il soit un vieil homme ordinaire, puisque l’As n’avait pas remarqué sa présence. Comme ce dernier avait un certain talent à sentir l’ennemi, comme bien d’autre soldat d’élite, la prouesse de l’homme démontrait l’ampleur de la discrétion dont il pouvait faire preuve
.

« Vous pouvez y retourner, ils ont assurément tous réalisés la mort de Marcus. Alors si vous voulez protéger votre ami, vous devriez y aller. »

« Notre ami? »

Je n’avais aucune idée de qui il pouvait parler. À ma connaissance, toutes les personnes que je connaissais étaient sorties du village. À moins qu’il parle de la troupe… »
Le vieil homme tourna la tête vers Sakura et répondit :


« Kennosuké »

À ce mot, j’entendis Alaewin murmurer à mon intention :

« Probablement le samouraï que j’ai vu se battre contre ses frères d’arme afin de protéger la troupe. »

« Il à trahit son maître afin de rester loyal à ceux qui lui avaient autrefois sauvé la vie. Personnellement j’aurais été clément envers lui, mais ce n’est pas moi son mentor. Raat, lui, je le sais, ne pardonne pas aussi facilement. »

Ne comprenant rien, je demandai, sur un ton poli, mais méfiant :

« Avant de continuer, pourriez-vous nous dire qui vous êtes et qui est ce Raat? »
« Je me nomme Kusho. Je suis l’un des huit anciens. De même pour Raat. C’est d’ailleurs le mentor de Kennosuké, et c’est à lui que revient la responsabilité de punir celui qui a été son apprenti. Pour Raat, une faute comme celle que vient de commettre Kennosuké le rend impur à rester samouraï… ou même en vie tout court.»

Lentement, je réalisai ce que l’homme tenta de nous dire, puis, je murmurai :

« L’homme qui a sauvé Sakura est en danger de mort!»

Je regardai, implorant, Alaewin. Lui, hésitant, regarda Kusho, comme pour s’assurer qu’il disait la vérité, que la ville était maintenant vraiment sans danger. Ça ne prit que quelque secondes, puis il se décida. Il me fit un signe de tête et, rapidement, on retourna à l’endroit que l’on avait tenté de fuir il y a peu.

Rendu là où avait joué la troupe, nous pouvions voir un nouveau spectacle. Une cinquantaine de samouraïs étaient en rond, avec, au centre, deux des leurs. L’un deux étaient plutôt jeune alors que, pour l’autre, on pouvait voir quelque poil gris dans ses courts cheveux noir. Il regardait le jeune, silencieux. L’ambiance était pesante.


« Tu as trahi ton maître et sali notre nom. »

« Mais j’ai voulu payer ma dette à la compagnie Sang de Loup! »

« Ta responsabilité était de ne tenir que des engagements que tu pouvais respecter. C’était à toi de ne pas entrer sous les ordres de cette crapule! Maintenant, par ta faute, l’honneur de tout les samuraïs est entaché. Pour cela, la mort est une bien faible punition! »

Près du char, je pus voir quelques samouraïs empêcher la troupe de s’approcher de Kennosuké. Décidé, je m’avançai vers les samouraïs près de nous et cria fort pour que tout le monde puisse m’entendre :

« Je suis le roi de cœur et je vous demande de me laisser passer. »

Les samouraïs ne bougèrent pas d’un poil. Cependant, comme prévu, on pu entendre Raat, de l’autre côté, leur ordonner de s’écarter. Ainsi, moi, Alaewin et Sakura pu entrer dans le cercle.

« Que voulez-vous? Vous n’avez rien à avoir dans cette histoire. »

« J’ai une proposition pour vous. »

« Une proposition? »

« Oui. Au lieu de tuer ce traitre, je vous propose de le bannir du village. De plus, il deviendra l’esclave de ceux qu’il a voulu sauver. »

L’ancien, surpris de ma proposition, plissa les yeux. Cela pris un moment, puis il eu comme une illumination. Les yeux maintenant grands ouverts, un sourire narquois naquit sur son visage. Il me répondit :

« Votre punition est ignoble pour un samouraï. Être bannit de cette caste, et pire même, du village, c’est déjà atroce. Mais être réduit à un simple esclave, il n’y a pas pire humiliation. Ce qui me tracasse, par contre, c’est que je n’ai aucune assurance que cette troupe le traite en esclave, mais j’ai une idée. »

La tête légèrement penché, je fronçai les sourcils. Je n’eu aucun mot à dire, et le samouraï compris que j’attendais une réponse claire.

« J’accepte. »

Tout souriant, je me retournai vers Sakura. Avec cette idée, je faisais une pierre d’un coup. D’un côté, je protégeais celui qui avait sauvé la vie de ma belle et, de l’autre, je m’assurai qu’un garde du corps pourrait protéger la troupe dans le futur. Mais il manquait un élément important : l’avis de Sakura!

« Alors ma chère, qu’est-ce que tu en pense? »

J’attendais la réponse, le visage radieux. Ce que je ne savais pas, par contre, c’était qu’alors que je faisais face à Sakura, Raat, dans mon dos, attachait un collier de chaine au cou du jeune Kennosuké. À cet instant, tous les vêtements de Kennosuké disparurent, et tout son corps devint sale. C’était l’un des objets magiques de Marcus. Cet objet, bien connu, était souvent utilisé pour les prisonniers. Il ne pouvait être enlevé que par celui qu’il l’avait attaché, c’est à dire, ici, Raat. Ce dernier obligeait son porteur à ne porter que des lambeaux de sous-vêtements en toile. De plus, peu importe le temps qu’on passait à se laver, de la crasse apparaissait partout sur le corps de la victime. C’était le comble de l’humiliation. Comme je ne connaissais que très peu la magie, je ne savais pas tout cela. Cependant, Sakura, elle, le savait probablement. C’était maintenant à elle de décider le sort de Kennosuké. Allait-il mourir ou devenir son esclave et être ainsi combler de honte?

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Ven 28 Déc - 9:52

Sakura venait de le retrouver, William était en vie et en pleine santé, la damoiselle était heureuse de le revoir mais elle devait admettre que sa cheville lui faisait mal. Et puis la voix d’un homme se fit entendre, elle comprit tout de suite ce qu’il voulait dire mais attendit que les hommes à ses côtés comprennent. Elle ne pouvait retourner seule au village, elle n’avait aucune compétence en ce qui concernait l’équitation. Et finalement ils acceptèrent, une fois arrivée, Sakura se retrouva éloignée du groupe jusqu’à ce que le mentor les laisse passer.

Elle avait aperçu la troupe sur le côté qui tentait vainement de passer, les samouraïs les bloquant. Quand ils arrivèrent au centre, elle fit un triste sourire à son ami, il était par sa faute dans une mauvaise posture et puis William prit la parole et fit une proposition qu’elle allait accepter jusqu’à ce qu’elle voit ce qui se passait.
William s’était retourné et la regardait fier de lui, Sakura d’un coup perdit son sourire et devint pâle.


-Qu’est-ce… Qu’est ce que…. Qu’est-ce que vous faite ? finit-elle par dire la voix haletante.
-Je m’assure qu’il sera traité en tant qu’esclave…
-Je le sais très bien ça ! Vous croyez que je ne connais pas ce collier ? Mais savez-vous à qui vous avez à faire Raat ?

Sakura était hors d’elle, ses poings étaient tellement serrés que ses cartilages ressortaient nettement en blanc sur sa peau. Son regard était en feu et bien qu’elle avait mal à cause de sa cheville, elle s’avança et se plaça entre Raat et Kennosuké. Le jeune homme posa une main sur son épaule et la demoiselle se retourna, les larmes au bord des yeux.
Kennosuké la regardait calmement et lui fit signe négativement de la tête. Derrière la troupe était stupéfaite, elle ne savait pas quoi faire. Le jeune homme prit la main de Sakura et y déposa un baiser.

Sakura se sentait réellement mal, elle savait ce que cela signifiait et les paroles que lui déclara son ami l’enfoncèrent dans sa conviction, il voulait la mort.


-Sakura, j’ai été heureux de te rencontrer, tu resteras à jamais ma sœur de cœur. Alors fais ce que tu as à faire…

Et puis il la lâcha, Sakura ferma les yeux et serra les dents avant de les rouvrir pour lui sourire en acceptant ce qu’il lui demanda. La demoiselle se recula vers William tout en restant devant lui avant de lui adresser ses mots :

-Quoiqu’il arrive n’intervient pas s’il te plait William, va-t-en, d’accord ?

-Raat, enlevez-lui ce collier !

-Si je fais cela, c’est à la mort que vous le condamné !
-Enlever ce collier… ne me faites pas répéter une troisième fois ce choix.

Elle voulait pleurer mais se retenait, non, il ne fallait pas. Elle avait encore une dernière carte à jouer, non, elle ne le laisserait pas mourir ainsi, il en était hors de question mais l’humiliation n’était pas une solution. Elle l’avait protégé étant enfant, elle allait de nouveau le protéger étant adulte.

Elle remonta ses cheveux en un chignon qu’elle fit tenir par une tiges qui se trouvait dans sa robe. Sakura prit une inspiration et passa sa main sur son cou, un symbole apparu alors, elle ne s’en était servi qu’une seule fois dans son enfance et ne savait pas contrôler ce pouvoir mais elle espérait y arriver.
Raat venait d’enlever le collier et tirait son katana pour frapper le samouraï. Sakura quant à elle ferma les yeux et se concentra, une lumière émana d’elle et des fils aussi coupant que des rasoirs apparurent tout autour d’eux mais utiliser la magie fatiguait beaucoup Sakura.

La demoiselle fixa Raat et se concentra pour que le fil se rapproche de sa gorge.

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Sam 29 Déc - 14:24

Je pensais que c'était une bonne idée. Dans ma tête, je venais de nous sauver de la catastrophe. Cependant, clairement, je me trompai, et je le su par une image terrible, que j'avais eu trop souvent à voir: une Sakura tourmentée, souffrante, déchirée...

Quoi encore?!

La colère commençait à monter en moi, mais par contre Sakura, non, contre le destin qui nous pourrissait la vie sans relâche!


«Qu’est-ce… Qu’est ce que…. Qu’est-ce que vous faite ?»

«Je m’assure qu’il sera traité en tant qu’esclave…»

«Je le sais très bien ça ! Vous croyez que je ne connais pas ce collier ? Mais savez-vous à qui vous avez à faire Raat ?»

Je ne l'avais jamais vu comme ça. Sakura était hors d'elle. Le yeux grand ouvert de stupéfaction, je laissai tomber ma propre colère pour prendre la place du simple spectateur. Ainsi je la vu s'approcher de Kennosuké. Un peu jaloux, je l'avoue, je les vis se comprendre sans se parler. Puis, me traduisant un peu leur langage commun, j'entendis le samouraï déclarer:

«Sakura, j’ai été heureux de te rencontrer, tu resteras à jamais ma sœur de cœur. Alors fais ce que tu as à faire…»

Ces mots semblèrent donner une nouvelle dimension à la douleur de Sakura. En plein combat intérieur, elle semblait résignée. Elle s'approcha de moi et dit:

«Quoiqu’il arrive n’intervient pas s’il te plait William, va-t-en, d’accord ?»

Moi, m'en aller, mais pourquoi? Jamais je ne la laisserai seule entourée de ces mercenaires! D'un autre côté, ce ton décidé, ce regard... je me sentais mal de tenir tête à cette Sakura déterminée. Cela semblait être si important pour elle... Un peu confus, je n'eu heureusement pas le temps de prendre une décision, car elle s'approcha de l'ancien et se mis à l'affronter:

«Raat, enlevez-lui ce collier ! »

«Si je fais cela, c’est à la mort que vous le condamné !»

«Enlever ce collier… ne me faites pas répéter une troisième fois ce choix.»

Je comprenais ce choix. Quelque fois, la mort peut être préférable à la vie. Dans mon cas, si on m'aurait enlever tout plaisir, je n'hésiterais pas une seconde à me suicider. Dans le cas du samouraï, c'était l'honneur qui le tenait en vie. Je savais cela, mais je m'en foutais éperdument! Ce que je voulais, c'était de ne pas voir Sakura détruite par la mort de son ami. C'était d'avoir un gardien qui la suivrait jour et nuit et qui me permettrait de dormir l'esprit tranquille...

Mais si elle ne pourrait supporter de voir son protégé réduit à un simple esclave, était-ce vraiment mieux?

Pendant que j'étais perdu dans mes pensées, je ne remarquai même pas ce que la danseuse faisait. Tôt ou tard, par contre, je dû le voir: de la magie!


Des fils enchantés, tout autour du groupe, et une Sakura lumineuse. La magicienne -ou la sorcière, ou peut importe- s'attaquait en revanche à un ennemi beaucoup trop puissant. À l'instant où il les remarqua, Raat ferma les yeux et se concentra. Un aura jaunâtre émana alors de lui et les fils commencèrent à perdre forme, comme un reflet dans une flaque d'eau perturbé par un choc. Ensuite, avec une vitesse qui dépassait tout ce que j'avais vu, il se retrouva derrière Sakura, le katana près à frapper. Sur le bord de vomir, je fus immensément reconnaissant de voir Alaewin arrêter de justesse le coup. Le samouraï, sans perdre une fraction de seconde, s'adapta rapidement à son nouvel adversaire et se mis à engagé un duel de maître. Je n'en croyais pas mes yeux. L'ancien dépassait le soldat d'élite! Non seulement il avait le même talent avec son arme qu'Alaewin, mais sa vitesse n'avait rien de comparable avec ce dernier! Voyant qu'il ne faisait pas le poids, mon garde du corps baisa sa garde -ce qui lui valu un coup au flanc- pour se précipiter sur moi et Sakura et Kenossuké et utiliser le même pouvoir qu'il avait utilisé sur Marcus. L'onde de choc toucha tous les samouraïs. Rapidement, le soldat nous tirèrent par la main et nous amena vers le char. Il regarda la seule membre de la troupe encore en pleine possession de ses moyens, et dit:

«Je m'occupe de ta troupe, toi, part cet appareil.»

Il sorti, puis, hésitant, rentra et ajouta au jeune mercenaire:

«Et toi, viens m'aider dehors.»

Ils ressortirent et, un à un, ils rentrèrent les membres de la compagnie Sans de Loup encore sonnés par l'onde magique. De l'extérieur, je voyais que certains samouraïs reprenaient lentement le contrôle. Affolé, je me retournai vers celle que j'aimais, et dit:

«Aller! Dit moi ce qu'il faut que je fasse pour t'aider! Il faut faire fonctionner ce tas de ferraille, et maintenant!»

Désolé Sakura, c'était arrivé trop vite, je n'avais pu l'empêcher : J'étais intervenu, finalement.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Sam 29 Déc - 15:53

Ce qu’elle avait prévu avait totalement raté et puis, elle puis elle se sentait fatiguée, cela n’avait jamais été une bonne idée d’utiliser ce pouvoir mais elle avait senti qu’elle devait l’utiliser. Cela avait fonctionné quelque part puisque le mentor avait changé de cible. Il s’en prenait à elle maintenant, elle n’était pas assez rapide mais elle l’avait pris en compte ce qu’elle n’avait pas prévu c’était l’intervention de William et de son garde. Ne lui avait-elle pas dit de partir si les choses tournaient mal ? Pourquoi était-il toujours là ? C’était son combat à elle pas le sien à lui.

Sakura s’était retournée et regardait la scène qui se jouait devant elle, le regard dévasté de tristesse. Si le garde du corps ou bien William recevait le moindre coup, elle s’en voudrait longtemps et voilà ce qui arriva. Alaewin se prit un coup au bassin avant d’utiliser des pouvoirs magiques qui assommèrent tous les samouraïs mais aussi les membres de la troupe.

Le garde les tira par le bras et les amena au char, il lui déclara de s’occuper de le mettre en route, Kennosuké et lui allait rentrer les autres à l’intérieur. Sakura était en état de choc, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il lui disait mais suivi d’instinct William vers le devant du char. Ce furent les paroles de cet homme qui la sortirent de sa torpeur.


-Ce que tu dois faire ? Rien, assis-toi sur le siège et dis moi quand tout le monde sera rentré.

Sakura tira sur une corde puis commença à mettre le contact, et attendit que William lui donne le départ. En quelques secondes, le char démarrait et fonçait à toute vitesse sur la route. Les dérapages furent nombreux, Sakura roulait très vite et ne voulait pas ralentir. Elle se sentait fautive mais ne pouvait laisser sa place jusqu’à ce qu’ils soient hors de Paladius et à l’abri.

La jeune femme fonçait toujours sur la route bien qu’ils soient sorti de la ville sans trop de soucis et lorsque la route fut à un embranchement, elle stoppa net le char et se leva. Tout en passant à côté de William, elle ne lui dit que ces mots sans le regarder :


-Pourquoi ? ça n’avait rien à voir avec toi.

Et puis elle sortit de la cabine et rentra dans le char, le chef se leva aussitôt et alla prendre le relai. Cela se voyait qu’elle n’allait pas bien. Elle s’excusa auprès des passagers d’avoir roulé aussi vite et surtout auprès du garde pour beaucoup de choses : il s’était pris un coup par sa faute et on n’avait pas put le soigner jusqu’à cet instant à cause de la vitesse.
Elle prit des compresses et du tissu pour soigner sa blessure et lui faire un bandage. Une fois terminé, elle s’assit sur un lit avec Rita. La petite était apeurée, Sakura passa doucement sa main dans les cheveux de l’enfant pour la réconforter et commença à fredonner une berceuse qu’elle avait apprise étant enfant.

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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Mer 2 Jan - 15:04

Le voyage fut plutôt turbulent. Cependant, je m'en foutais, pourvu qu'on sorte de cet enfer. Vraiment, l'As de carreau avait été incroyable cette fois-ci. S'il n'avait été là, cela aurait assurément finis en catastrophe. J'avais une chance incroyable de l'avoir sous mes ordres directs. Il était peut être celui qui allait régler tous ces embrouilles, qui sait. En plus, onze autres nouveaux hommes, prêt à défendre le château, m'attendais dans celui-ci. J'avais bien hâte de voir ce qu'ils avaient dans le ventre. La journée passée au festival des victorieux avait probablement été dans les plus bénéfique de mon règne.

Cependant, si un espoir semblait apparaitre à l'horizon, il n'en était pas moins que les problèmes étaient toujours là. Tellement là qu'ils allaient s'attaquer à ceux qui m'entouraient. En regardant les compagnons de Sakura, qui avaient repris leurs esprits quelques secondes après que l'As les eux entrés, je soupirai. Encore un autre de mes problèmes qui avait débordé sur la troupe! Avec un certain sentiment de culpabilité, j'allai vers chaque membre et m'assurai que tout allait bien, puisque je ne pouvais pas faire grand chose d'autre. Bien entendu, ils semblaient tous sous le choc. Surtout la petite. Par contre, ils ne semblaient pas blessés, ce qui était le plus important. Je voulus tout de même faire quelque chose pour rassurer Rita, mais, alors que je m'apprêtai à le faire, je sentis le char ralentir. Rapidement, je changeai mes priorités. Avant que Sakura n'arrive, j'amenai Kennosuké à l'écart pour lui dire, sur un ton des plus sérieux:


«Je sais que tu dois être dévasté. Tu es officiellement un renégat et ne pourra plus jamais être considéré comme un samouraï. Cependant, tu es sorti la tête haute. Tu as fais cette faute d'honneur afin de payer une dette d'honneur. Il te reste donc encore ta dignité. Maintenant, cependant, tu dois encore ta vie à cette troupe... et à moi et mon garde. Tout ce que tu as à faire en retour, c'est de servir de garde pour cette compagnie. Donne ta vie à cette dernière et tu garderas encore un certain honneur. Je te comptes sur toi.»

Par chance, j'eu le temps de m'éloigner de lui avant qu'elle sorte de la cabine. Je ne voulais pas qu'elle m'entende donner de tels ordres à celui qu'elle avait voulu protégé. Déjà qu'elle m'en voulait, il ne fallait tout de même pas ajouter de l'huile sur le feu...

Elle rentra donc, s'excusa à tout le monde, et alla s'occuper d'Alaewin. Alors que Sakura le soignait, le garde me regardait, et haussait les épaules, comme pour dire «ce n'est pas de ma faute». Il pensait que de voir Sakura s'occuper de lui comme ça me rendait jaloux. Bien évidemment, je n'aimais pas ça, mais j'étais assez lucide pour réaliser qu'il y avait rien de mal à ce geste! De toute façon j'avais assez confiance en la loyauté d'Alaewin...

Bien entendu, malgré tout, j'avais une certain malaise de voir l'attention qu'elle lui portait alors, qu'à moi, elle n'avait fait que me dire «Pourquoi ? ça n’avait rien à voir avec toi.» C'était le contraste qui me choquait. C'était de voir que ça allait encore bien avec Alaewin alors que, pour nous, la relation venait de prendre un terrible coup.

Mais bon, ça, c'était de ma faute.

Une fois quelle eu fini, elle alla avec la petite pour la réconforter.

J'attendis un moment pour laisser Sakura seule avec la petite, puis j'allai la voir. Je m'assis à côté d'elle -elle se retrouvait donc entre moi et Rita-, levai la main pour la passer dans ses cheveux, puis je m'arrêtai. Il être peut être encore tôt pour faire un tel geste. Il faudrait peut être attendre que sa colère descende.

Je restai ainsi silencieux un moment, puis commençai à parler d'une voix douce, en me disant que la suite déboulerait d'elle-même:


«Tu t'es fais du soucis pour tout le monde mais, toi, est-ce que ça va? Tu semblais fatigué après avoir utilisé ton sort. D'ailleurs, de où tiens-tu ça?»
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Jeu 3 Jan - 12:06

La chansonnette de Sakura avait calmée Rita et l’avait fait s’endormir. La petite avait son visage sur l’un des genoux de la jeune femme et dormait paisiblement. Celle-ci passait sa main dans les cheveux de l’enfant pour qu’elle sente sa présence et puis William vint s’asseoir près d’elle.
Après un bon moment de silence, il lui posa une question. Machinalement, elle posa une main sur son cou avant de la reposer sur son genou libre.


- Je vais bien, je vais même très bien.

Bien sur, elle mentait, rien n’allait… sa cheville la lançait, elle ne pourrait plus danser pendant un moment, elle était épuisée, et elle avait peur. Depuis peu, il semble n’était que tout tournait autour d’elle, qu’elle n’amenait que du malheur aux gens qu’elle rencontrait et à ceux qu’elle connaissait. Elle avait l’impression d’être dans un cauchemar sans fin mais tout cela, elle le garda pour elle. Ce n’était pas la peine d’inquiéter cet homme alors qu’il avait déjà pas mal à faire.
Et puis elle se souvint de l’autre partie de la question
.

-Ce pouvoir me vient de ma grand-mère. Elle était magicienne et se servait de ses pouvoirs pour aider les gens. Du moins, c’est ce que l’on m’a dit quand j’ai fait des recherches. Mes parents, eux, n’en avaient pas. Je pense qu’ils ont donc sauté une génération. Quand à moi, je ne l’utilise que très rarement car cela me demande beaucoup d’énergie et de concentration et puis je n’arrive pas forcément à le maitriser.


Sakura fuyait le regard du roi de cœur, elle avait peur de sa réaction. Elle avait peur qu’il l’abandonne sachant cela. Pour éviter de le regarder, elle pencha son visage vers Rita et entreprit de la réveiller doucement pour aller l’allonger dans son lit. La fillette se leva à moitié endormie et monta l’échelle pour arriver au lit supérieur, Sakura la couvrit et revint s’asseoir sur le lit qu’occupait William. Elle alla se caler contre le mur et ferma les yeux.
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Mar 8 Jan - 16:39

J’étais heureux de voir son ouverture. Je m’étais attendu au pire. Je m’étais attendu à ce qu’elle me boude, qu’elle fasse comme si elle ne m’avait jamais connu. Cependant, elle avait bien voulu me répondre, ce qui était déjà très bien.

« Je vais bien, je vais même très bien. »

Bien entendu. Elle était forte. Ça, je l’avais remarqué bien assez vite. Une force de caractère assez surprenante même. Le genre de femme qui peut marquer l’histoire. Elle était extraordinaire et me le confirma avec ces mots :

« Ce pouvoir me vient de ma grand-mère. Elle était magicienne et se servait de ses pouvoirs pour aider les gens. Du moins, c’est ce que l’on m’a dit quand j’ai fait des recherches. Mes parents, eux, n’en avaient pas. Je pense qu’ils ont donc sauté une génération. Quand à moi, je ne l’utilise que très rarement car cela me demande beaucoup d’énergie et de concentration et puis je n’arrive pas forcément à le maitriser. »

Elle savait se battre. Pouvait se changer en voleuse au moment opportun. Bien entendu, elle dansait comme nulle autre. Elle savait toucher le cœur des hommes, je l’avais que trop bien remarqué.

Puis, maintenant, je venais d’apprendre qu’elle maniait la magie. Elle maniait la force étrange et dévastatrice que je n’avais moi-même connu que très récemment. J’avais beau être le roi qui avait marqué l’histoire, je commençais vraiment à me demander si ce n’était pas moi qui devais être impressionné d’être en présence de cette personne incroyable qu’était Sakura.

Avec ma surprise, un certain intérêt, une certaine curiosité, suivit. La magie m’avait toujours intéressé. Alors qu’elle couchait Rita, je dis juste assez fort pour qu’elle l’entende
:

« Les pouvoir magiques peuvent être héréditaires? Je ne le savais même pas… »

Je me mis à rire doucement de ma propre personne, avant d’ajouter, lorsque Sakura fut redescendu:

« Au fond, ce n’est pas surprenant, je ne sais tellement rien de cette magie… »

En dérivant sur cette pensée, mes sourcils se froncèrent et mon inquiétude monta. Je me retournai vers Sakura, mais, alors que j’avais la bouche prête à parler, je m’arrêtai dans mon envolé.

Elle avait les yeux fermés, dans une position qui n’invitait pas vraiment à la discussion. Durant un instant, je me demandai si elle ne voulait pas me dire par cela qu’elle voulait être laissée seule. Cependant, ma question était trop importante et mon inquiétude trop envahissante. Il fallait que je pose la question et c’est ce que je fis :


« Tu disais que tu ne maitrise pas ce pouvoir… mais, au moins, le comprends-tu? Connais-tu ses limites, ses effets secondaires? Cela peut être extrêmement dangereux! »
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MessageSujet: Re: Que la vie est bien faite [ Le roi de Coeur]   Ven 18 Jan - 16:44

Sakura venait de coucher Rita doucement, la journée avait été éprouvante pour la fillette et puis Sakura était en colère, très en colère, elle en voulait à son prince, il était resté alors qu’elle lui avait demandé de partir vite si les choses se compliquaient. Elle l’avait de nouveau mis en danger et en plus, son garde du corps avait été blessé par sa faute à elle.
La demoiselle s’était rassise, elle avait entendu tout ce qu’avait dit William à propos des pouvoirs magiques. Oui, les pouvoirs pouvaient être héréditaires, si un parent proche en possède, il est fort possible que nous en possédions nous aussi mais alors qu’elle allait lui répondre cela une fois assise au fond du lit, il lui parla de son pouvoir.

Sans arriver à se contrôler, son visage pris une couleur pâle et ses traits se tirèrent. Sa tête lui tournait mais elle ne pouvait se lever, tout en respirant avec difficulté, elle appela un de ses compagnons: Abel. L’homme lâcha le livre qu’il lisait et arriva aussitôt, dès qu’il vit son visage, il demanda à Sylvie d’aller dire au chef de se stopper. Sakura devait sortir prendre l’air et cela le plus tôt possible.

La jeune femme essaya de répondre à William en attendant de pouvoir sortir:

-Ce que j’en sais… c’est que… je peux créer… à partir de mon énergie vitale… des fils… aussi tranchant… que des rasoirs…
-Sakura, ne parle pas! la coupa Abel, toujours près d’elle.

Le char se stoppa et Abel soutenant la jeune femme la fit descendre et l’allongea sur l’herbe avant de la faire se calmer. Sa respiration reprit un cour normal, son cœur s’était calmé, elle allait mieux mais elle devait se reposer. Abel en la relevant lui murmura qu’elle n’aurait jamais du utiliser son pouvoir. Cela la mettait toujours dans cet état et en prenant de l’âge c’était de pire en pire, elle finirait par y laisser sa vie si cela continuait.
Abel l’aida à remonter dans le char et lui ordonna le repos, elle devait dormir. Cet ordre valait pour elle mais aussi pour le garde du corps du roi de Cœur et cela voulait clairement dire que William devait la laisser tranquille un moment.

Sakura se coucha et s’endormit rapidement, pendant ce temps, l’ancien médecin qu’était Abel prit le roi de Cœur à part et lui expliqua la raison du mal-être de Sakura, il lui expliqua que cela s’était déjà produit une fois quand elle était enfant et qu’elle avait utilisé ce pouvoir. Elle avait dû garder le lit pendant deux jours entiers à se reposer et elle avait eu des nausées.
Le char s’était remis en route tout doucement, se dirigeant vers le prochain village où la troupe devait jouer.

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